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EPILEPSIE : HALTE AUX IDÉES RECUES !

L'épilepsie est la maladie neurologique la plus fréquente.
Elle implique l’ensemble du cerveau.

Les manifestations sont diverses et variées :
elles dépendent de la localisation et de la fonction des cellules cérébrales touchées ainsi que de l’âge et des facteurs génétiques propres au malade. Et elles peuvent entraîner des états aussi bien bénins que très graves. C’est pourquoi la Fondation Française pour la Recherche sur l’Epilepsie (FFRE) parle "des épilepsies" plutôt que de "l’épilepsie".

On peut cependant distinguer un point commun à ces épilepsies : la survenue inopinée de crises qui peuvent être

- généralisées : perte de conscience, mouvements convulsifs, morsure de la langue…

- partielles : mouvements involontaires, absences, troubles du langage, confusion…

Le handicap généré ne se limite pas à ces seules crises, la maladie pouvant également entraver le fonctionnement de l’ensemble du cerveau. Parmi les 450 000 personnes souffrant d’épilepsie, on estime que 150 000 d’entre elles présentent des déficits ou troubles associés (moteurs, sensoriels, cognitifs, psycho-affectifs, relationnels…) Ce qui laisse préjuger des difficultés pour les malades à s’insérer dans la société : à l’école, au travail…




Qui est affecté ?

L’épilepsie affecte l’enfant, dans plus de la moitié des cas, mais toutes les tranches d’âge sont touchées.

40% des jeunes guérissent spontanément au début de l’adolescence, les autres subissent la maladie dans la durée, avec des évolutions plus ou moins sévères.




Peut-on prévenir les épilepsies ?

On ne peut parler de prévention à proprement parler car les causes de la maladie sont très floues. On sait que 40% des épilepsies sont associées à une lésion cérébrale : malformation congénitale, traumatisme crânien, tumeur… Et que 5 à 10% sont d’origine génétique. Les causes des 50% de cas restants n’étant pas encore identifiées même si les scientifiques avancent l’hypothèse d’un dysfonctionnement au niveau des neurotransmetteurs.

Il s’agit en fait de diagnostiquer la maladie. C’est le patient ou son entourage qui, par la description précise de la crise, permettra au neurologue d’apprécier, dans un premier temps, l’existence de signes évocateurs. Dans un second temps, l’électroencéphalogramme confirmera le diagnostic. L’électroencéphalogramme est un examen qui enregistre l’activité électrique du cerveau et qui doit être répété pour pouvoir suivre l’évolution de la maladie.

Diagnostiquer pour pouvoir traiter l’épilepsie de façon adaptée. Les crises peuvent être maîtrisées dans 60 à 70% des cas grâce à des médicaments anti-épileptiques. Ce qui veut donc dire que chez 30% des patients, l’épilepsie est dite "pharmaco-résistante". D’autres solutions sont alors à envisager telles que l’intervention neurochirurgicale si la lésion est bien repérée.



Pourquoi la personne épileptique est-elle souvent mal perçue ?

Elle fait peur car les crises assorties de convulsions peuvent arriver n’importe quand et n’importe où.

On croit volontiers la personne atteinte, dangereuse. D’autre part, le mot même d’"épilepsie" effraie : il classe les malades dans une catégorie à part alors, qu’objectivement, la maladie correspond à un dysfonctionnement neurologique. A titre d’exemple, aux Etats-Unis, l’accès des épileptiques aux restaurants, théâtres et autres lieux publics leur a été interdit jusqu’en 1970.

C’est pourquoi le regard porté sur ces personnes les empêche bien souvent de s’insérer dans la vie alors que, si elles suivent strictement leur traitement, elles sont en mesure d’assumer une scolarité ou un travail comme tout autre malade atteint d’une maladie chronique (cancer, asthme, diabète…) 



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BFE : Bureau Français de l’Epilepsie
133, rue Falguière, Bat. D
75015 PARIS
site : www.bfe.asso.fr

Doté de plusieurs antennes régionales, le BFE organise des journées de rencontres annuelles et publie une large série de brochures d’information sur les différents aspects de l’épilepsie.




FFRE : Fondation Française pour la Recherche sur l’Epilepsie
9, avenue Percier
75008 PARIS
site : www.fondation-epilepsie.fr

Reconnue d’utilité publique en 1991, les trois objectifs de la Fondation sont de :

- dynamiser la recherche
- informer avec rigueur sur la maladie
- améliorer l’intégration sociale