Diabète : le fléau du XXIème siècle350 millions de
personnes dans le monde seront diabétiques d’ici 2025. En France, elles sont
déjà 3 millions. Une épidémie que la recherche médicale tente d'enrayer. Qu’est-ce que le diabète ? Déjà
décrit par les médecins sous l’Antiquité, le diabète se caractérise par un
excès de glucose dans le sang. Une anomalie due à une insuffisance ou à une
mauvaise utilisation de l’insuline qui peut résulter de facteurs génétiques et
environnementaux agissant de concert. C’est une maladie chronique grave qui, sans
traitement approprié, peut être à l'origine de maladies cardiaques, de la
cécité, de l'impuissance, voire d'amputations. Dans le diabète de type 1 ou
insulinodépendant, les patients produisent très peu ou pas du tout d’insuline
et doivent s’en injecter tous les jours pour survivre. Dans le diabète de type 2, l’insuline n’est pas utilisée efficacement. Et il arrive alors que la seule modification du style de vie suffise pour la prise en charge de la maladie. Mais il faut souvent adjoindre une médication par voie orale, et parfois faire appel à l’insuline. Ce diabète est également appelé non insulinodépendant ou diabète de la maturité. Mais aujourd’hui, il atteint aussi la population infantile.
Une
maladie silencieuse et invisible Discret, le diabète est une maladie qui peut
longtemps passer inaperçue. Cinq ou dix ans peuvent s’écouler entre son
apparition et son diagnostic, qui peut être fait à l’occasion d’une
complication. Selon les spécialistes, entre 300 000 et 800 000
personnes en France souffriraient ainsi de diabète sans le savoir.
Les
sujets dits à risque Dans plus de la moitié des cas, on remarque une
sensibilité génétique -un père ou une mère diabétique multiplierait le risque
de maladie par deux-, une sédentarité, une hypertension et un stress. Des experts américains de l’American Diabetes Association recommandent ainsi un dépistage
chez les individus de plus de 45 ans et plus tôt chez des
patients : - obèses - de parent diabétique de
premier degré - membres d’une ethnie à
risque - ayant donné naissance à un
bébé de plus - hypertendus - avec un taux de cholestérol
de plus - présentant une intolérance
au glucose
Comment
prévenir la maladie ? En un
siècle, nos styles de vie ont radicalement changé. L’industrialisation s’est
accompagnée de son lot de stress, de fast-food et de sédentarité. Autant de
facteurs de risque dans le développement du diabète de type 2 et de complications
des diabètes de type I et II. Le dépistage peut se faire grâce à une simple prise
de sang ou une petite piqûre au bout du doigt (glycémie capillaire). Une glycémie
supérieure à 1,26 g/l, mesurée à deux reprises, est synonyme de diabète.
Quelques signes peuvent alerter le médecin : fatigue constante, bouche
sèche, infections récidivantes et durables, soif et envie d’uriner importantes… Une bonne hygiène de vie
permet de prévenir les complications du diabète, voire d’enrayer l'apparition
du diabète de type 2 à un stade ultérieur : - des repas équilibrés
pris à heures régulières pauvres - une activité physique
régulière - des moments de détente Quelles voies pour la recherche ? Les
chercheurs travaillent aujourd’hui à améliorer le quotidien des malades en
trouvant de nouvelles formes
d’administration que la seringue (pompes à insuline, seringues sans douleur, pilules,
insuline à inhaler…) ou en aidant à un contrôle plus aisé de la glycémie. Ils
émettent aussi des hypothèses sur les effets positifs des tranquillisants. Mais ce sont surtout la greffe
de pancréas artificiel, la génétique et le clonage thérapeutique qui risquent
de révolutionner demain la prise en charge du diabète. |
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