L'hémaophilie en brefL’hémophilie
est une maladie génétique du sang, due à la diminution ou à l’absence
d’un facteur de coagulation. Elle est caractérisée par des hémorragies
répétées et touche environ 5 000 français.
La maladie est-elle grave ?
Cela dépend du taux de facteur de coagulation qui manque.
En
général, les hémorragies externes sont assez rares et peuvent être
maîtrisées par compression locale. En revanche, les hémorragies
internes (dans les articulations ou les muscles) sont plus fréquentes :
elles peuvent être causées par des traumatismes ou apparaître de façon
spontanée, sans raison apparente. La répétition d’hémorragies mal
soignées peut provoquer des séquelles invalidantes, en particulier au
niveau des articulations (genoux, chevilles, coudes). L’implantation de
prothèses s’avère alors nécessaire.
Combien de français sont atteints d'hémophilie ?
5
000, la moitié souffrant de la forme la plus sévère. Mais en prenant en
compte les cas les plus graves de la maladie de Willebrand, très proche
de l'hémophilie, ce sont 15 000 personnes qui sont affectées par une
coagulation défaillante.
Comment la maladie se transmet-elle ?
L'hémophilie
est une maladie qui se transmet héréditairement par les gènes et qui
est liée au sexe. En effet, les gènes des facteurs de coagulation sont
situés sur l'un des chromosomes qui détermine le sexe, le chromosome X.
Ce sont donc les hommes -qui n'ont qu'un chromosome X- qui sont les
plus concernés. Car chez la femme -qui a deux chromosomes X-, le
chromosome sain vient compenser les effets du chromosome où se trouve
le gène déficient. La femme porte donc le gène de la maladie sans être
malade : elle est " conductrice " de la maladie. Il y a quand même des
cas -extrêmement rares- de femmes hémophiles, le gène de l'hémophilie
pouvant être présent sur les deux chromosomes X.
L’hémophilie
peut également résulter d’une mutation génétique (pratiquement 1 cas
sur 3). Ainsi, même s’il n’y a pas d’antécédents connus dans la
famille, la maladie peut être transmise aux générations futures.
Peut-on guérir de l'hémophilie ?
Les
traitements actuels permettent d'obtenir une activité coagulante
suffisante pour arrêter, voire prévenir les hémorragies mais pas encore
de guérir de la maladie. Quelle que soit sa sévérité, celle-ci reste
donc identique tout au long de la vie des malades.
Cependant,
dans les pays développés où les patients sont correctement soignés, la
plupart des adultes hémophiles ont une vie active et les enfants qui en
sont atteints mènent une vie pratiquement identique à celle de leurs
camarades, le sport leur étant –sous certaines conditions- conseillé.
Il peut, en effet, être un moyen de prévention des traumatismes et des
hémorragies articulaires, les muscles et la souplesse se renforçant
avec la pratique d’une activité physique.
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