Alptis et les Journées Parlementaires

Par Mathieu

Assurance maladie, quels financements pour la sécurité sociale ?

Mercredi 6 octobre 2010, à la Maison des Polytechniciens du 7ème arrondissement à Paris, l’avenir du système de santé à la française faisait débat.

C’est sous l’impulsion de Simone Veil que la prise de conscience a eu lieu : comment faire perdurer la prise en charge de l’état dans un secteur aussi dépensier que la santé ? Si la France reste l’un des pays où le reste à charge pour l’assuré est le plus faible (9,4%), et si, selon Dominique Polton, Directrice de la stratégie, des études et des statistiques de la CNAMTS, la maîtrise des dépenses est effective, la maîtrise du gaspillage reste à organiser selon Jean-Paul Babey, Directeur général d’Alptis Assurances.

De nombreux progrès pour la maîtrise des coûts de la santé ont été réalisés : dans les hôpitaux, où le recours à l’hospitalisation ambulatoire est de plus en plus choisie par exemple ; dans la prescription, par les pharmaciens et les médecins, de médicaments génériques ; dans le comportement des acteurs de la santé (professionnels, assurés sociaux) ; par la mise en place de parcours de soin ; par une véritable mouvement favorisant la prévention…

La complexité de notre système de santé rend peu lisible les remboursements de la sécurité sociale, et par là même, engendre une incompréhension de la part des bénéficiaires. Combien cela nous coûterait-il de soigner notre cancer ? 20 000 € la première année, 10 000 € les années suivantes…Et une maladie cardio-vasculaire ? 8 à 9 000 € / an. Ces maladies sont totalement prises en charge par la sécurité sociale, dans le cas contraire, une grande majorité de français ne pourrait se soigner !

Certes, la part de prise en charge des remboursements de la sécurité sociale a baissé de 1,4%. Mais dans le même temps, la dépense de santé a cru de 4 % par an ! Pour y faire face, environ 13 % des remboursements ont été transférés aux complémentaires de santé ! Mais ces mutuelles, comme toutes les assurances, ne pourront ni sauver la sécurité sociale, ni faire perdurer un système de soins pour tous selon Claude Le Pen, professeur de sciences économiques à l’université de Paris-Dauphine. Car même avec une complémentaire santé, 65 % des assurés renoncent aux soins bucco-dentaire, 25 % aux lunettes, 16 % aux soins de spécialité.

Dans ce contexte, force est de constater que la mutualisation, postulat de base des complémentaires santé, est plus que jamais indispensable selon Jean-Paul Babey d’Alptis assurances. Or, la complémentaire santé est le seul coût visible pour l’assuré. Il faut donc mettre en exergue le coût réel et global de la santé auprès des bénéficiaires, il faut donner des repères simples et accessibles. C’est ce que propose Alptis avec l’application iPhone cmasanté, grâce à laquelle l’assuré peut, en temps réel, connaître la prise en charge de la sécurité sociale, le remboursement de sa complémentaire santé et enfin, ce qui lui reste à charge. Transparence, maturité et prévention, les 3 mots clés pour un avenir solidaire du système de santé à la française.