La Belle Bouse : « c’est remettre du vert en ville »

Par Mathieu

Se lancer dans la bouse, il fallait y croire ! Et pourtant Sophie ANAF l’a fait. Elle a même réussi à en faire un business. Architecte paysagiste de profession, elle a rejoint Le 25, l’incubateur Alptis – Université Jean Moulin. Avec sa start-up La Belle Bouse, elle propose un fertilisant naturel à base de bouse de vache pour de belles plantes.

Une Belle Bouse urbaine

L’idée de La Belle Bouse est venue assez simplement. J’habite dans le centre-ville de Lyon. Je jardine chez moi et j’ai commencé à voir fleurir des produits de jardinage dans le cœur des villes. Je me suis dit qu’il y avait une demande. J’ai regardé de plus près ces produits, beaucoup contiennent des composants chimiques. Je me suis dit qu’on pouvait utiliser autre chose pour fertiliser ses sols.

La bouse comme évidence

La bouse de vache est déjà utilisée dans le domaine viticole, alors je me suis dit : pourquoi ne pas la proposer aux particulier ? C’est un fertilisant naturel qui booste les plantes. Mon produit est en soi très simple. L’innovation réside dans le packaging et le public auquel on s’adresse, plus citadin. Quelque part, avec La Belle Bouse, on remet du vert en ville.

La Belle Bouse 1er premier prix du Jury et Prix Coup de Cœur des internautes

De la bouse pour changer le monde

Avec l’aide de mon transformateur basé dans le nord de l’Isère, je sélectionne la matière première exclusivement dans de petites fermes bio en Auvergne-Rhône-Alpes. Je sais d’où la matière première provient. Tout est ensuite transformé puis mis en sachet à Lyon dans nos locaux. Nous allons bientôt sous-traiter le conditionnement à des ESAT [Établissements et services d’aide par le travail]. Les produits La Belle Bouse sont aujourd’hui distribués chez des fleuristes et des enseignes bio à Lyon, Paris, Bordeaux, Lille et au Mans. Même si la belle bouse est juste un produit, mon envie réelle c’est de changer notre façon de consommer, de créer un cercle vertueux en réutilisant ce qu’on a en trop.

La Belle Bouse s’arrête demain, tu fais quoi ?

Même si aujourd’hui tous les signaux sont au vert, c’est une chose à laquelle je pense. J’ai toujours été à mon compte. Je ne sais pas ce que c’est que le salariat, alors dans ma tête je me dis qu’il faut que ça marche. L’entrepreneuriat, c’est une passion, un style de vie. Je travaille pour moi, pour la réussite de La Belle Bouse !

Si tu avais mené un autre projet que la Belle Bouse dans toutes les start-ups de l’incubateur Le 25 ?

Priism & Nuits Noires et son concept de concerts dans le noir. J’adore ça ! Et je me rends compte qu’on a beaucoup d’amis en commun avec Elodie PARMENTIER, sa fondatrice. Le monde est petit, Lyon est un village.


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