cFactuel, la start-up lyonnaise qui décrypte l'actu

Par Mathieu

Lancé fin novembre 2015, cFactuel est un média gratuit qui décrypte une actualité par jour avec comme leitmotiv «  Ne suivez plus l’actualité, comprenez-là ! ». Entre différenciation, crise des médias et entrepreneuriat, rencontre avec Benjamin Poirier, l’un de ses créateurs lyonnais incubé au « 25 », l’incubateur Alptis Jean Moulin.

cFactuel, un média gratuit de plus dans le paysage éditorial. Qu’est-ce qui vous distingue des autres titres ?

cFactuel en chiffres

9000 téléchargements, 10000 lecteurs mensuels uniques.

Le principe de cFactuel, c’est de décrypter une actualité et une seule par jour. S’il était résumé en une phrase, notre credo serait de donner aux lecteurs les moyens de comprendre ce qui se passe, plutôt que de savoir ce qui se passe. Non pas avec des articles, mais avec un style synthétique et pédagogique et des formats  qui nous sont propres, à savoir infographies, vidéos et quiz.

Nous avons une approche factuelle et la plus honnête possible de l’actualité, sans prise de position. Pour nous, c’est aux lecteurs de se faire leur propre avis, c’est ce qui nous distingue.

Et puis à l’inverse de nombreux autres médias, cFactuel a d’abord été pensé pour un usage mobile, avec un format de lecture adapté, ainsi qu’une application très simple.

Pourquoi lancer sa start-up dans un secteur en crise ?

Avant l’aventure de cFactuel, nous avons tous travaillé en entreprise, moi et mes deux associés, pendant 6 ans. Même si nous étions tous les trois heureux dans nos jobs, l’envie de nous lancer a pris le pas. Assez vite, nous nous sommes aperçus que l’utilité sociale de ce que nous allions faire nous tenait vraiment à cœur, à travers en particulier une envie commune : permettre aux gens de mieux comprendre l’actualité. C’est comme ça qu’est née l’idée de cFactuel. Nous avions envie d’être fiers de ce que nous faisions et de ce pour quoi nous le faisions.

Quand nous nous sommes lancés dans les médias, la priorité n’était pas pour faire de l’argent, mais cela reste l’objectif ! Par rapport à la crise actuelle que connaît ce secteur, de nombreux exemples de réussite sont de nouveaux médias, qui ont une approche plus start-up et qui se construisent avec leurs lecteurs. Notre but, c’est donc de nous servir de ce modèle et d’utiliser cette force pour atteindre notre objectif. Il n’y a pas de raison que les médias ne puissent pas intégrer des modes de fonctionnement caractérisant les entreprises qui marchent aujourd’hui.

Le mot « réseau » fait écho chez tous les incubés du 25. C’est aussi vrai pour vous ?

Le réseau est essentiel en effet, mais pas que… L’accompagnement à la gestion d’entreprise et le partage de compétences, ce qu’on pourrait qualifier d’échanges de bons procédés, tout ça compte aussi beaucoup. Nous tous, les incubés, nous rencontrons des problèmes différents. Celui qui a fait une erreur peut donc mettre en garde les autres, ça nous apporte beaucoup et ça nous fait aussi gagner beaucoup de temps.

L’incubateur a cette vocation d’être rassurant, de mettre en commun des expériences, de développer de l’intelligence collective, et c’est une vraie différence avec l’entrepreneur qui choisit de se lancer tout seul.

cFactuel incubateur le 25 Une partie de l’équipe cFactuel de g. à d. Boris Chabilan, Benjamin Poirier et Maxime Juramy.

Un dernier mot pour quelqu’un qui voudrait se lancer ?

Soutenez cFactuel !

Participez jusqu’au 8 juillet 2016 à leur opération de crowdfunding sur KissKissBankBank

A tous ceux qui souhaiteraient se lancer tout seul, je dirais que c’est périlleux ! Prendre seul de mauvaises décisions, c’est beaucoup plus courant qu’à trois comme nous. Ensuite, il faut se faire aider.

Au départ, mes deux associés et moi, nous n’avions pas perçu tous les à-côtés à maitriser, nous avons passé un temps fou, et parfois même gaspillé de l’argent, par manque d’expérience. Nous avons trop voulu faire par nous-même sur des sujets qui ne sont pas nos enjeux principaux. C’est pour cette raison que nous avons cherché une structure pour nous accompagner.

Enfin, pour entreprendre, il faut y croire et y aller à fond. Analyser et prendre en compte au maximum les retours liés à son projet, être capable d’entendre et de comprendre certains signaux ou messages venant de son environnement, et surtout rencontrer les bonnes personnes. C’est sans doute le plus important : en rencontrant des gens, on a créé les conditions pour avoir de la chance, mettre en pratique les bonnes idées, rencontrer des partenaires et des investisseurs…

Bref, lancez-vous, faites-vous accompagner et allez à la rencontre des autres !

 

 


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