Cultures Chefs, la plateforme qui donne du sens à nos assiettes

Par Mathieu

Cultures Chefs, c’est d’abord l’histoire de deux passionnés, hébergés au « 25 », l’incubateur Alptis Université Jean Moulin : Baudouin Niogret et Olivier Michel. Tous deux ingénieurs en agriculture de formation, devenus entrepreneurs, le tandem a cofondé en janvier 2016 Cultures Chefs, la première plateforme de mise en relation entre producteurs locaux et restaurateurs.

Cultures Chefs, une plateforme qui relie producteurs locaux, restaurateurs et consommateurs.

« Cultures Chefs facilite la mise en relation entre producteurs locaux et restaurateurs, c’est une sorte de marché en ligne. Ce que nous offrons aux restaurateurs avec lesquels nous travaillons, c’est la possibilité d’acheter en direct des produits locaux auprès de nos producteurs partenaires et, du coup, d’en faire profiter leurs clients. Aujourd’hui, nous sommes présents à Lyon, avec 130 restaurants engagés. Nous allons poursuivre prochainement notre développement sur Valence et Saint-Etienne.  »

Avec vous, les produits ont une histoire : c’est votre recette ?

« Grâce à notre plateforme, le producteur livre directement ses produits au restaurateur qui est son client. Du coup, il y a une rencontre, un véritable échange et cette dimension humaine est essentielle. Nous, nous sommes simplement un tiers de confiance qui favorise cette relation, au service du consommateur. L’esprit de Cultures Chefs, c’est aussi de faire connaître les producteurs auprès des consommateurs. »

Qu’est ce qui fait qu’on se lance dans cette dynamique entrepreneuriale ?

« Nous sommes tous les deux profondément portés par le sens donné à notre travail. Nous savons que demain sera différent et ce n’est qu’en tentant des choses que nous pourrons trouver des solutions. Le plus dur, c’est le moment où on décide d’y aller. Mais il faut relativiser, car en France, nous avons la chance d’avoir un vrai « parachute » social, ça minimise le risque. Après, c’est l’inspiration, les rencontres, les parcours de vie qui font le reste. »

De la jeune pousse au 25

Olivier Michel

Ingénieur en agriculture de formation, Olivier passe 9 ans dans le management, l’innovation, « l’intrapreneuriat » dans la grande distribution. Il s’associe à Baudouin et cofonde Cultures Chefs en 2015.

« L’incubateur créé par Alptis et l’Université Lyon 3, le 25, s’inscrit dans une démarche globale qui nous correspond, avec une approche expérimentale et collaborative. Pour ce qui nous concerne, nous observons ce qui répond aux attentes de nos clients, nous recueillons aussi leurs avis pour adapter notre offre en permanence. Au sein du 25, le collaboratif est un véritable état d’esprit, l’ambiance est à la fois appliquée et bienveillante. Chacun met beaucoup d’énergie dans sa boîte. Toutes les start-up sont embarquées dans la même aventure, c’est un lieu génial pour la créativité, il y a beaucoup d’interactions avec les autres entrepreneurs, mais aussi avec les salariés d’ Alptis. Ainsi, en juin, il y a eu la Fête des Voisins – NDLR : un pique-nique partagé entre collaborateurs et incubés –. En octobre, on participera sous les couleurs d’ Alptis à Run In Lyon… »

Cultures Chefs oscille entre technologie et gastronomie, vous n’avez pas choisi Lyon par hasard ?

Baudouin Niogret

Lui aussi ingénieur en agriculture, Baudoin parcours le monde (Ile de la Réunion, Québec) et s’inspire de ces expériences, avant de revenir en France et de cofonder Cultures Chefs.

« Lyon est en effet un territoire idéal pour tester notre modèle. D’abord parce que c’est une ville qui dispose d’un important écosystème entrepreneurial, constitué d’incubateurs, de startups, de financeurs, et ça aide à se lancer dans l’aventure. Et puis Lyon est LA capitale de la gastronomie. Une ville avec une grande diversité de produits locaux qu’on peut trouver à moins d’une demi-heure du centre-ville. C’est aussi une ville avec beaucoup de restaurateurs, et notamment une nouvelle génération de chefs sensibles à notre démarche. Une Food Tech, en écho à la French Tech lyonnaise, vient aussi de voir le jour. Elle réunit, dans un écosystème encore un peu plus réduit, les acteurs concernés de Lyon, pour travailler sur de nouveaux produits, de nouvelles manières de consommer. Nous serons heureux d’y prendre pleinement part. »


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