Fundy à l’assaut du crowdfunding

Par Mathieu

Fundy, c’est l’histoire de la première boutique en ligne française commercialisant des produits dont la création a été financée par le crowdfunding ou financement participatif. Mais Fundy, c’est aussi l’histoire de l’énergique Mathilde Yagoubi,  une jeune entrepreneuse hébergée au « 25 », l’incubateur Alptis Université Jean Moulin. Avec nous, elle revient sur l’épopée Fundy.

Avec Fundy, le crowdfunding devient accessible même aux non-initiés ?

Sur Fundy, nous nous adressons à tout le monde. Nous proposons un large éventail de produits issus des plateformes de crowdfunding : du design en passant par la mode, la beauté et le bien-être… Fundy, ce n’est pas uniquement du high tech ou des objets connectés pour les geeks (rires).

J’imagine que vous sélectionnez vos produits avant de les mettre à disposition sur Fundy. Comment procédez-vous ?

Des milliers de produits sortent chaque année des plateformes de crowdfunding. Nous, nous privilégions la qualité à la quantité. Chez Fundy, aucun produit n’est mis en ligne sans que nous le contrôlions et que nous le testions. C’est aussi comme ça que nous gagnons la confiance des acheteurs. Chaque produit doit répondre à certains critères qualité : le fait qu’il soit fabriqué en France par exemple ou que ce ne soit pas un prototype, et surtout son caractère innovant !

« Gagner la confiance des acheteurs ». Vous venez de vous lancer : pensez-vous que cela soit suffisant ?

Pour faciliter l’acte d’achat, les gens ont aussi besoin de voir et de tester les produits, pour ça il faut mettre les produits sur le terrain. Nous allons donc ouvrir notre première boutique éphémère à Lyon, en octobre 2016. Notre objectif est d’aller au contact du public avec nos start-up partenaires dans le cadre de ce que nous avons appelé le Fundy Tour. Ainsi, nous allons décliner ce concept de boutiques éphémères dans le reste de la France et en Europe. Une grande enseigne nationale nous donne un vrai coup de main en mettant à disposition un corner dédié à Fundy dans un de ses magasins lyonnais. Si le public est au rendez-vous, le projet pourra être décliné au niveau national sur l’ensemble des enseignes de la marque.

Se lancer dans le crowdfunding, d’où vous est venue l’idée ?

J’ai découvert le crowdfunding quand je faisais du conseil en levée de fonds dans un cabinet d’avocats. J’ai étudié les plateformes françaises et étrangères et je me suis vite intéressée à ce secteur. Je me disais que quelque chose était en train de se passer, et que, comme tout marché en pleine croissance, il y avait sûrement des outils à créer. Il fallait se lancer, c’était l’intuition que j’avais.
Et puis l’idée m’est venue en août dernier. J’avais repéré un produit sur une plateforme de crowdfunding. J’ai voulu l’acheter quelques mois après mais là, impossible de le retrouver et encore moins, de me souvenir du nom du produit ou de la start-up. Je me suis dit que c’était incroyable. Les start-up donnent tout pour faire des campagnes de crowdfunding, pour lever des fonds et, une fois l’opération réalisée, on ne peut pas retrouver ou acheter leur produit. C’est là que tu te dis que tu tiens une vraie bonne idée !

D’août 2015 à aujourd’hui, tout s’est enchaîné très vite ?

La concurrence est telle dans ce domaine qu’il fallait aller très vite. J’ai bouclé mon étude de marché en août dernier, je me suis associé à Philippe Birken, que je connaissais avant, qui a cru en mon projet et que je qualifierai d’investisseur mentor. Il a apporté du crédit à ma démarche auprès des banques et des investisseurs. Puis j’ai quitté mon travail mi-novembre 2015. Nous avons créé Fundy en avril 2016, lancé le site en juillet dernier et nos premières boutiques éphémères vont ouvrir à la rentrée. Nous tenons un rythme assez soutenu, le projet est devenu très concret… Même moi, j’ai encore parfois de la peine à y croire !


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Image CAPTCHA
Rafraîchir l'image

*