Re.Source : Objectif « seconde vie » pour les matériaux de construction

Par Mathieu

Architecte de formation, Célia AUZOU a rejoint Le 25, l’incubateur Alptis – Université Jean Moulin avec une idée simple : rendre la construction accessible à tous, tout en luttant contre le gaspillage de matériaux. Avec sa start-up Re.Source, deuxième prix des Trophées Alptis, elle répertorie des matériaux de construction professionnels issus de surplus, d’erreurs de commande ou de production, avec des défauts mineurs ou issus de déconstruction et voués à être jetés. Re.Source les met en vente à prix cassés sur sa plateforme, à destination des particuliers et des professionnels du bâtiment.

De l’architecture au réemploi

Ces deux domaines ne sont pas si éloignés que ça. L’architecture me plaît toujours autant, mais d’une manière générale, au sein des différentes structures pour lesquelles j’ai travaillé ces dernières années, je ne retrouvais pas les valeurs que je défends depuis toujours. Chez moi, je fais très attention au tri et au recyclage. Or, dans ce milieu professionnel, il y a un véritable laisser-aller. J’ai ainsi vu beaucoup de matériaux neufs partir directement à la benne ! Il faut savoir qu’en France, plus de 40 % des déchets sont issus du secteur du BTP, soit plus de 350 millions de tonnes par an.

Le réemploi grandeur nature

Avant de me lancer dans Re.Source, j’ai expérimenté le concept en construisant une maison entière avec des matériaux de réemploi. Rapidement, je me suis rendu compte des économies énormes que j’avais réalisées. Ainsi, simplement pour des fenêtres, en réemploi, j’ai fait baisser la facture de 8000 à 2000€ ! Au regard de ce constat, j’ai décidé de tout quitter et de me lancer.

re.source

Re.Source, une démarche éco-responsable

Fenêtres, portes-fenêtres, portes d’entrées, peinture, parquet, portail de garage… La plateforme Re.Source donne une deuxième vie à ces matériaux pour les travaux de construction, d’extension ou de rénovation. Mes fournisseurs sont principalement dans le Rhône, comme ma clientèle. Même si je m’assure moi-même de la qualité des produits chez mes fournisseurs, il y a tout un travail à développer auprès des clients. Ils doivent avoir confiance en Re.Source pour faire le choix du bon matériau.

Entreprendre pour apprendre et transmettre

Entreprendre, c’est protéiforme, tu touches à tout, tu apprends tellement… Tu dois acquérir des compétences en marketing, juridique ou en techniques de vente… Entreprendre, de mon point de vue, n’a du sens qui si on y met aussi de l’éthique, ainsi qu’un engagement sociétal.

Si tu avais mené un autre projet que Re.Source dans toutes les start-ups de l’incubateur Le 25 ?

Sacrée bonne question ! Je pense que ce serait La Belle Bouse. Je trouve cette idée de valoriser un fertilisant naturel pour les plantes à base de bouse de vache, à la fois tellement simple et efficace. C’est une autre façon de faire du réemploi… Mais c’est peut-être aussi par solidarité, parce que Sophie ANAF (NDLR : la fondatrice de La Belle Bouse) et moi, nous sommes toutes deux architectes de formation. 


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