Sansnom… mais pas sans audace !

Par Mathieu

Marque de sportswear française, hébergée au 25, l’incubateur Alptis Jean Moulin, sansnom est une jeune start-up qui allie mode et sport. Sansnom, c’est aussi une histoire d’amitié entre Yohann Wenger et Romain Sabatier, qui s’exporte aujourd’hui jusqu’au Japon. Avec nous, ils retracent leur parcours à quelques jours du lancement de leur nouvelle marque « gone ».

sansnom, une histoire d’ado ?

Si on veut… nous avons en effet créé nos premiers tee-shirts imprimés à 18 ans, alors que nous étions encore au lycée. Et nous avons gagné la confiance d’une boutique lyonnaise qui nous a donné notre chance en distribuant nos produits. C’est comme ça que nous avons vendu nos premières pièces ; ça nous a galvanisés et du coup, nous avons eu envie de continuer l’aventure.

sansnom, le nom de votre marque est plutôt … étonnant ?

Quand nous avons démarré, nous n’avions pas de concept, aucune ambition entrepreneuriale, et comme rien ne nous venait à l’esprit, nous l’avons appelé… sansnom. Nous l’avons conservé tel quel, c’est notre ADN, comme un témoin de la naïveté de notre projet à l’époque.

sans nom Romain Sabatier et Yohann Wenger

Se lancer dans les métiers du textile et de la mode, le tout sans formation, quelle audace !

Nous avons appris le métier au fil des collections et sur le terrain, en passant de nombreuses heures dans les ateliers de Roanne (42), avec lesquels nous travaillons encore aujourd’hui. Ils se sont prêtés au jeu, nous ont donné des contacts d’autres fournisseurs, nous ont aidé à apprendre notre métier.

Aujourd’hui, vous semblez avoir atteint un rythme de croisière…

Après notre première collection en 2013, nous avons pris la décision de cadrer un peu tout ça en nous calant sur le calendrier des collections de mode. Nous avons passé le cap en créant notre société en 2014 sous la forme d’une SARL. Aujourd’hui, nous nous occupons de tout le développement, du design et de la conception. Nous sous-traitons par contre toute la partie technique et fabrication.

De Lyon à Tokyo, le Made In France « sansnom » s’exporte-t-il bien aujourd’hui ?

Tous les basiques (comme les teeshirts par exemple) sont fait en Europe. Les produits plus élaborés (veste gore tex, pull en maille…)  sont tous conçus et fabriqués en France dans des ateliers spécialisés à Roanne (42) et à St Malo (35). Aujourd’hui sansnom est distribué dans six points de vente en France, un en Italie, un à Hong Kong et neuf au Japon. Nous traitons en direct avec l’Europe et Hong Kong. Pour le Japon, c’est un distributeur local qui nous avait repérés dans des webzines lors du lancement de notre première collection. Il a joué un rôle déterminant.

sans nom collection mode

Et la gestion dans tout ça ?

Jusqu’à la fin de l’année 2015, nous nous sommes concentrés sur la partie produit et distribution, en négligeant un peu la partie gestion finances. Depuis, notre priorité est donc de consolider la base financière de l’entreprise. Nous sommes dans une phase de levée de fonds auprès des investisseurs. Même si on a des clients, des distributeurs, ils ne nous soutiennent pas si nous n’avons pas d’apports. Du coup, nous menons une campagne de love money pour réunir la somme de l’investissement que nous cherchons aujourd’hui pour créer un effet de levier auprès des banques. Au 25 , on est entourés et accompagnés dans toutes ces démarches, c’est une aide vraiment essentielle.

Vous lancez une deuxième marque « Gone », pourquoi ?

Le nom était tout trouvé, nous sommes tous les deux lyonnais (rires). Gone va être sur un positionnement plus basique que sansnom. Le marque Gone est centrée sur une génération, une ville (Lyon) … Cet ancrage géographique, l’identité singulière fonctionnent très bien à l’international. sansnom continuera d’exister sur le haut de gamme avec des produits plus techniques, avec un vrai intérêt créatif. Le maillage de ces deux marques nous permettra d’être plus viable.

Vous avez aujourd’hui tous les deux 23 ans. Que diriez-vous à d’autres jeunes de votre âge pour les inciter à se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Nous avons nos bureaux à nous, nous arrivons le matin et nous faisons ce que nous voulons. On vit pour ça, tout repose sur nos épaules… et ça nous apporte tellement de choses ! Des ateliers à Roanne, en passant par nos voyages au Japon, ou la visite de distributeurs en Italie… Nous n’avons jamais autant voyagé, rencontré des gens, et surtout autant fait ce qui nous plaisait. Tout peut s’arrêter demain, mais ça nous aura au moins amené là. C’est à vivre !


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