Votre protection, et si vous y pensiez ?

Par Mathieu

Les conseils de Fabrice Poncet co-fondateur et dirigeant non salarié de La Fabrique à Francheville. Créée en 2008, cette entreprise spécialisée dans la fabrication d’objets et de mobilier est reconnue pour son engagement social auprès de ses salariés.

En termes de protection, quels conseils donneriez-vous à un jeune travailleur indépendant ?

Quand on se lance, on se préoccupe généralement peu de sa protection si ce n’est pour la complémentaire santé. On est tellement obnubilé par l’activité, les clients, les locaux que le reste est laissé de côté. Pourtant c’est important. Il faut se rapprocher d’interlocuteurs compétents qui savent aiguiller vers les types de contrat dont vous avez véritablement besoin ou qui pourraient vous intéresser. Cela ne veut pas dire que du jour au lendemain il faut souscrire la totalité des contrats, mais il est possible de construire cela de manière pertinente et sur la durée. De se créer au fil du temps une protection sur-mesure.

Quelle a été votre expérience personnelle ?

Le premier élément sur lequel mon associé et moi-même nous sommes penchés a été la complémentaire santé. Puis nous avons été sensibilisés à la prévoyance décès. Comme avant j’étais salarié, ce n’est pas une chose à laquelle j’avais spontanément pensé. Ce qui est ambivalent avec ce type de produit c’est qu’on est content d’offrir de bonnes garanties aux gens qu’on aime au cas où il nous arrive quelque chose, tout en espérant fort que cela ne se produise jamais. C’est étrange de payer pour ce que l’on ne souhaite pas voir arriver, mais il est essentiel de pouvoir compter sur des garanties en cas de problème.

Quels autres types de contrat avez-vous souscris ?

Un contrat d’assurance pour l’invalidité temporaire qui permet de bénéficier d’un complément de revenu. Cela correspond à notre besoin, mais pour un arrêt assez long. La courte durée sur un mois par exemple n’est pas très intéressante pour nous, contrairement à d’autres activités. Ne pas pouvoir exercer pendant 30 jours est trop pénalisant par rapport à la perte de revenu, même avec le complément. Nous commençons aussi doucement à nous occuper d’une retraite complémentaire. Un chef d’entreprise compte plutôt sur la vente de son entreprise pour se faire une retraite, même si un revenu complémentaire est intéressant. Il faut aussi considérer que cette vente n’est pas possible pour tout le monde. Je pense notamment à la personne qui a un cabinet de conseil où elle travaille seule. Chacun doit être vigilant à la spécificité de ses besoins.