Médecines douces : être autonome et responsable

Les médecines douces, comme l’ostéopathie, l’homéopathie, l’acupuncture, ou l’aromathérapie correspondent souvent au besoin de prendre en main sa propre santé. Encouragés à s’observer et à pratiquer une forme d’automédication, les pratiquants acquièrent souvent une autonomie favorable à une santé durable. À condition de ne prendre aucun risque !

Médecines douces : de quoi parle-t-on ?

Les médecines douces ont un intérêt reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’elle appelle médecines alternatives et complémentaires (MAC). Elle distingue quatre grandes catégories de pratiques :

  • les thérapies biologiques qui utilisent des produits naturels issus de plantes, de minéraux ou d’animaux, comme la phytothérapie ou l’aromathérapie ;
  • les thérapies manuelles, comme l’ostéopathie ou la chiropraxie ;
  • les approches corps-esprit, comme la méditation, l’hypnose ou la sophrologie ;
  • les systèmes complets qui reposent sur des fondements théoriques et pratiques propres, comme l’acupuncture ou l’homéopathie.

L’OMS préconise de multiplier les évaluations, pour juger l’utilité des différentes approches, et d’associer les médecines douces pour offrir à la population une « médecine intégrative » qui associe toutes les pratiques utiles et efficaces.

En France, le Conseil national de l’ordre des médecins ne reconnaît, à ce jour, que l’acupuncture, l’homéopathie, l’ostéopathie et la mésothérapie.

Médecines douces : toujours comparer le bénéfice et les risques

Les médecines douces, comme toute pratique médicale (soin, traitement, examen) peuvent avoir des inconvénients ou des effets secondaires plus ou moins importants. Dans le cadre des médecines alternatives et complémentaires, ce risque est limité mais jamais nul. C’est pourquoi, avant toute démarche, il faut se demander « est-ce que j’en ai besoin ? », « est-ce que je suis prêt à supporter tel désagrément pour le bénéfice que j’attends ? ». Si la réponse est négative, il vaut toujours mieux s’abstenir !

Comme le fait un médecin, avant d’agir, il faut observer la balance bénéfice/risques. Un traitement efficace contre l’ostéoporose mais toxique pour les reins sera proposé (en connaissance de cause et avec une surveillance appropriée) à une personne qui a subi plusieurs fractures. En revanche, il sera déconseillé chez un patient qui a une ostéoporose peu avancée et pour qui le risque serait excessif par rapport au bénéfice.

Médecines douces : bien connaitre les produits qu’on emploie

Les médecines douces parient sur l’autonomie d’un patient qui se soigne de façon raisonnée, mais, pour être à la hauteur de cette responsabilité, il faut :

  • lire attentivement les notices d’utilisation, qui mentionnent les effets secondaires potentiels ;
  • respecter les dosages, les âges d’utilisation et les contre-indications ;
  • conserver les produits correctement (souvent à l’abri de la lumière et de la chaleur, en respectant la date de péremption) ;
  • connaître ses pathologies (allergies, antécédents…) ;
  • demander conseil à un pharmacien en cas de doute ;
  • se limiter à des traitements simples, ne jamais les associer sans avis compétent.

Médecines douces : des bénéfices plus larges

Les médecines douces induisent des comportements durables, indépendamment de leur efficacité, et permettent de :

  • mieux se connaître, écouter les réactions de son corps, et n’agir que si nécessaire ;
  • ne plus être assisté ou infantilisé, mais prendre conscience de son traitement, des effets qu’il a sur l’organisme, et choisir en connaissance de cause ;
  • consommer moins de médicaments quand cela est possible, par exemple en modifiant son hygiène de vie pour faire baisser une hypertension ou un diabète de type 2 ;
  • courir moins de risques pour sa santé en évitant les effets secondaires ;
  • consommer moins de soins, en réduisant les déchets et l’impact des soins de santé sur l’environnement.

Interview de Françoise Couic-Marinier sur le bon recours aux médecines douces

Françoise Couic-Marinier est pharmacienne, spécialiste en aromathérapie et phytothérapie. Elle est l’auteur de l’ouvrage Huiles essentielles : le Guide complet pour toute la famille, Solar Editions, 2019.

Médecines douces : comment faire confiance à un professionnel ?

« Je recommande aux patients de redoubler de méfiance. Contrairement aux praticiens suisses, les professionnels français ne sont pas encadrés par l’État, et certains se reconvertissent dans un but purement lucratif. On repère le charlatan à ses tarifs exagérés et au nombre élevé de séances qu’il impose. Il faut fuir celui qui croit tout connaître et pouvoir tout guérir. Et, par sécurité, préférez une personne formée dans un domaine médical ou paramédical (médecin, infirmier, kiné…). Et si possible, choisissez un spécialiste encore « dans le coup » et qui se forme régulièrement, car les nouvelles pratiques évoluent vite ! »

En savoir plus sur les médecines douces

  • Label HON (Healthy On Net) :L’organisation non gouvernementale HON (Healthy on Net) vérifie et certifie les sites web de santé et médicaux par rapport à la qualité et à la transparence de leurs informations de santé en ligne.
  • Vous êtes enceinte ? La grossesse est une contre-indication dans les notices de bon nombre de médicaments et même de certaines huiles essentielles. Pour protéger l’enfant à naître et le bébé allaité, on peut se tourner vers des méthodes non médicamenteuses comme l’ostéopathie contre la migraine… En cas de doute sur ce que vous pouvez ingérer, une référence : Médicaments, grossesse et lactation, 4e édition, collectif, Édition Médecine et hygiène, 2015.

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