PER gestion libre : exemple d’un profil d’investisseur dynamique
La gestion libre d’un PER attire de plus en plus d’épargnants qui souhaitent garder la main sur leur épargne retraite. Contrairement à la gestion pilotée, ce mode de gestion permet de choisir soi-même ses supports d’investissement, ses arbitrages et la répartition de son capital.
Néanmoins, il n’est pas évident de savoir si un PER gestion libre est réellement adapté à sa situation. Niveau de connaissances, horizon de placement, tolérance au risque, temps disponible… plusieurs critères doivent être pris en compte avant d’opter pour ce type de gestion.
À travers l’exemple de Julien, consultant freelance de 38 ans, découvrez dans quels cas la gestion libre peut être pertinente, comment construire une stratégie cohérente et quels réflexes adopter pour gérer son plan d’épargne retraite dans de bonnes conditions.
Posté le 22 juin 2026
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PER gestion libre : l’exemple de Julien, consultant freelance de 38 ans
La gestion libre d’un PER permet à l’épargnant de choisir lui-même les supports sur lesquels il souhaite investir son épargne retraite. Contrairement à la gestion pilotée, c’est lui qui décide comment répartir son argent entre différents placements : fonds en euros, unités de compte, ETF, SCPI…
Prenons l’exemple de Julien.
Il a 38 ans. Il est consultant IT freelance, avec le statut de travailleur non salarié. Ses revenus annuels sont d’environ 60 000 €.
Depuis plusieurs années, il investit déjà à titre personnel en bourse et connaît les bases des marchés financiers (actions, ETF, diversification, allocation d’actifs, volatilité, …).
Il ne s’agit pas d’un expert en gestion de portefeuille, mais il est suffisamment à l’aise pour gérer ses investissements avec une certaine autonomie.
Ce qu’il attend de son épargne retraite
Avec son PER individuel, Julien poursuit plusieurs objectifs.
- Il souhaite faire fructifier son capital sur le long terme. Son horizon de retraite est d’environ 25 ans, ce qui lui permet d’accepter davantage de volatilité dans une perspective de rendement plus élevée.
- Il veut garder le contrôle total sur ses placements en réalisant lui-même ses arbitrages et en adaptant sa stratégie selon l’évolution des marchés.
- Il souhaite optimiser sa fiscalité grâce aux versements déductibles du plan d’épargne retraite.
Bon à savoir : le PER permet aux indépendants d’optimiser leur fiscalité grâce aux versements déductibles. Pour en savoir plus, consultez notre article « Indépendants, libéraux, freelances : les clés pour construire sa retraite autrement ».
Pourquoi la gestion libre peut correspondre à ce profil d’investisseur ?
Le PER gestion libre est adapté à Julien pour plusieurs raisons.
- Il possède une première expérience des marchés financiers. Il comprend les notions essentielles liées au risque, à la diversification et au fonctionnement des supports.
- Son horizon de placement est long. Avec environ 25 années avant son départ à la retraite, il peut absorber plus facilement les phases de baisse des marchés et laisser le temps à ses investissements de se développer.
- Il souhaite construire une stratégie personnalisée selon ses besoins, et avoir une liberté totale sur les supports d’investissement, la répartition et les arbitrages choisis.
La gestion libre lui permet donc de :
- choisir les actifs dans lesquels investir ;
- adapter librement sa répartition ;
- arbitrer entre différents supports ;
- construire un portefeuille cohérent avec son profil dynamique.
Attention toutefois : la gestion libre n’est pas adaptée à tous les profils. Elle suppose un minimum de connaissances financières et une capacité à prendre des décisions seul. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Quelle stratégie d’investissement pour ce type de profil ?
Avec un horizon long terme et une tolérance au risque assumée, Julien peut envisager une stratégie d’investissement appelée « dynamique ».
Son portefeuille pourrait par exemple être réparti entre :
- 70 à 80 % sur des supports actions (via des ETF diversifiés en Europe, aux États-Unis ou dans les marchés émergents) ;
- 10 à 15 % sur des supports immobiliers comme des SCPI ou SCI ;
- environ 10 % sur des supports sécurisés comme les fonds euros ou les supports obligataires afin de conserver une marge de sécurité.
Cette répartition reste donnée à titre d’exemple. Chaque épargnant doit adapter son allocation à sa situation, son horizon de placement et sa tolérance au risque.
Bon à savoir : ce profil correspond au profil dynamique présenté dans notre guide des 3 profils d’investissement PER.
Comment gérer son PER dans le temps en gestion libre ?
Gérer un PER en gestion libre ne signifie pas forcément suivre les marchés tous les jours. Pour un profil comme celui de Julien, un point trimestriel ou semestriel peut suffire afin de vérifier que l’allocation reste cohérente avec ses objectifs et d’ajuster si nécessaire.
Néanmoins, à mesure que la retraite approche, il peut devenir pertinent de sécuriser progressivement une partie du capital. Par exemple, à partir de 50-55 ans, Julien pourrait réduire son exposition aux actifs les plus volatils pour augmenter progressivement la part investie sur les fonds euros ; les supports obligataires ; et les placements moins risqués.
Pour rappel, en gestion libre, cette sécurisation est réalisée par l’épargnant lui-même. En gestion pilotée, elle peut être automatique grâce à la gestion à horizon.
Les freins possibles et comment les anticiper
La peur de faire les mauvais choix seul
Contrairement à la gestion pilotée, il n’existe pas de filet de sécurité automatique en gestion libre. Certains épargnants peuvent être tentés de sur-réagir lors des périodes de baisse des marchés ou, à l’inverse, de concentrer trop fortement leur portefeuille sur une seule thématique.
Pour limiter ce risque, il est important de :
- définir une stratégie claire dès le départ ;
- fixer une allocation cible ;
- éviter les décisions impulsives ;
- garder une logique long terme.
Le manque de temps pour suivre ses placements
Un travailleur indépendant dispose souvent de peu de temps pour gérer ses placements.
Cependant, un PER gestion libre ne nécessite pas forcément un suivi quotidien. Dans de nombreux cas, un point semestriel suffit pour vérifier que la stratégie reste cohérente avec sa situation et l’évolution des marchés.
De plus, certains supports comme les ETF indiciels (fonds coté en Bourse qui cherche à reproduire la performance d’un indice comme le CAC 40) permettent de simplifier la gestion du portefeuille. Cela permet ainsi d’investir dans un panier d’actifs déjà diversifié.
La tentation d’attendre le bon moment pour investir
Beaucoup d’épargnants repoussent leur premier versement en attendant « le bon moment ».
En réalité, lorsqu’il s’agit d’épargne retraite, le plus important est souvent de commencer tôt.
Les versements programmés (mensuels ou trimestriels) permettent de lisser le risque d’entrée en investissant régulièrement, quelle que soit la conjoncture. Cette approche réduit l’exposition à un mauvais timing et construit l’épargne dans la durée.
Nos conseils pour bien démarrer en gestion libre
Avant d’investir en gestion libre, il est essentiel de définir une stratégie claire.
Voici quelques bonnes pratiques à garder en tête :
- Définir sa stratégie avant d’investir. Ne pas se lancer sans plan. Avant le premier versement, il est essentiel de poser son allocation cible en fonction de son profil, de son horizon et de sa tolérance au risque.
- Diversifier ses supports d’investissement. Ne pas concentrer son épargne sur un seul type d’actif reste la règle de base. Actions, ETF, SCPI, fonds euros : varier les supports permet de répartir le risque et de bénéficier de différentes sources de rendement.
- Prévoir une sécurisation progressive. Il est souvent conseillé d’intégrer dès le départ une logique de bascule vers des supports plus sécurisés à partir de 50-55 ans.
- Mixer gestion libre et gestion pilotée. Il est possible de répartir son épargne sur plusieurs modes de gestion au sein d’un même PER. Une partie en gestion libre pour garder le contrôle, une autre en gestion pilotée pour sécuriser une base : c’est ce qu’on appelle la gestion multi-poche.
- Se faire accompagner, même en gestion libre. Être autonome ne veut pas dire être seul. Se rapprocher d’un conseiller pour valider sa stratégie initiale permet d’éviter les erreurs de départ et de s’assurer que l’allocation choisie est cohérente avec sa situation.
- Rester discipliné. Éviter les décisions impulsives en période de volatilité, c’est se donner les meilleures chances de tirer parti du potentiel de rendement sur le long terme.
Bon à savoir : pour comprendre les différents profils d’investissement PER, consultez notre article dédié.
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Questions fréquentes sur la gestion libre
La gestion libre permet à l’épargnant de choisir lui-même les supports sur lesquels son épargne est investie (fonds euros, actions, ETF, SCPI, obligations, unités de compte, …).
Contrairement à la gestion pilotée, il n’y a pas d’allocation automatique ni de sécurisation progressive intégrée.
Ce mode de gestion s’adresse principalement aux épargnants qui souhaitent garder le contrôle sur leurs placements.
Non, le niveau de risque ne dépend pas du mode de gestion mais des supports choisis.
En gestion pilotée, l’allocation est ajustée automatiquement selon le profil et l’horizon de retraite par des conseillers experts.
En gestion libre, c’est l’épargnant qui pilote ses arbitrages.
Oui. Certains contrats permettent de répartir son épargne entre les deux modes de gestion. Il s’agit de la gestion multi-poche.
Par exemple :
- une partie en gestion pilotée pour sécuriser une base ;
- une partie en gestion libre pour viser davantage de performance.
Cette approche permet de diversifier sa stratégie tout en limitant le risque.
Il n’est pas nécessaire d’être gestionnaire de portefeuille, mais il faut être à l’aise avec certaines notions de base comme l’allocation d’actifs, la diversification, la volatilité et l’horizon de placement.
Un épargnant ayant déjà investi en Bourse peut généralement gérer son PER en gestion libre plus facilement.
En cas de doute, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un conseiller pour définir votre stratégie.
Un point trimestriel ou semestriel est souvent suffisant.
Les moments clés pour réévaluer sa stratégie sont : un changement de situation personnelle ; une forte variation des marchés ; l’approche de la retraite.
Oui. Selon le contrat choisi, il est possible de changer de mode de gestion à tout moment via un arbitrage automatique. Par exemple, un épargnant peut passer progressivement d’une gestion libre dynamique à une gestion pilotée plus sécurisée à mesure que la retraite approche. Vous pouvez alors choisir de transférer la totalité de votre épargne ou seulement une partie.
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