Les méthodes de contraception féminine et les remboursements possibles
Les femmes disposent de différents moyens de contraception. Au-delà du choix de la meilleure solution selon le profil de chacun, la prise en charge par la Sécurité sociale et la mutuelle santé peut avoir un impact sur la décision finale. Alptis fait un point avec vous sur les moyens de contraception pour les femmes puis leur remboursement.
Modifié le 26 août 2025
Sommaire de l'article :
- La contraception féminine en chiffres
- Les différents moyens de contraception féminine
- Les moyens de contraception féminine remboursés par la Sécurité sociale
- Quel remboursement de la contraception féminine par la mutuelle santé ?
- Questions fréquentes sur les dispositifs de contraception féminines et leur prise en charge
La contraception féminine en chiffres
Commençons par quelques chiffres de l’Inserm sur la contraception féminine :
- 92 % des femmes de 15 à 49 ans ne désirant pas de grossesse utilisent un moyen de contraception.
- La pilule est le moyen de contraception le plus utilisé par les femmes françaises.
- Le contraceptif le plus efficace est l’implant sous-cutané (à 99,95 %).
Les différents moyens de contraception féminine
Il existe deux types de moyens de contraception pour les femmes :
- Les méthodes hormonales.
- Les méthodes mécaniques.
La méthode hormonale
Elle repose sur l’utilisation de contraceptifs administrant des hormones pour :
- Bloquer l’ovulation.
- Densifier la glaire cervicale empêchant ainsi le passage des spermatozoïdes.
- Amincir l’endomètre pour empêcher l’implantation de l’ovule fécondé.
Certains moyens de contraception se basent sur un progestatif, d’autres sur un œstrogène.
Les différentes méthodes de contraception féminine hormonale sont les suivantes :
- L’implant, un bâtonnet en plastique inséré sous la peau dans le bras. Son avantage ? Il dure 3 ans avant d’être changé.
- Le dispositif intra-utérin hormonal plus connu sous le nom de stérilet. Il est cette fois renouvelé tous les 5 ans.
- Le contraceptif oral ou pilule contraceptive. Cette pilule bloque l’ovulation, mais elle est plus contraignante, car elle doit être prise par période de 21 jours. C’est une méthode plus risquée en cas d’oubli.
- Le patch collé sur la peau. Il délivre un progestatif et un œstrogène. Ce dernier doit être renouvelé toutes les semaines.
- L’anneau vaginal. Cet anneau en plastique s’insère au fond du vagin, il est efficace durant 3 semaines.
- Le contraceptif injectable. Très rarement utilisé en France, il consiste à injecter par voie intramusculaire un progestatif.
Les contraceptifs mécaniques
D’autres types de contraceptifs sont utilisés avec toutefois une efficacité moindre toujours selon l’Inserm :
- Le dispositif intra-utérin au cuivre. Ce stérilet est cette fois constitué de cuivre, un matériau toxique pour les spermatozoïdes. Il peut rester en place durant 5 ans.
- Le préservatif féminin. Il s’agit d’une gaine en nitrile, en polyuréthane ou en latex munie d’un anneau souple. Il se place dans le vagin. Son efficacité est toutefois remise en question, elle est de 95 % selon l’Inserm.
- Le diaphragme et la cape cervicale. Ces moyens de contraception couvrent le col de l’utérus pour empêcher le passage des spermatozoïdes. Leur efficacité est bien inférieure aux autres méthodes.
Les moyens de contraception féminine remboursés par la Sécurité sociale
L’Assurance Maladie ne rembourse pas tous les moyens de contraception pour les femmes. La Haute Autorité de Santé (HAS) a rédigé un document de synthèse pour définir les méthodes prises en charge par l’Assurance Maladie.
Les contraceptifs pris en charge sont les suivants :
- Certaines pilules contraceptives, les implants, les stérilets, les diaphragmes, mais aussi progestatifs injectables. Ils sont délivrés en pharmacie sur prescription médicale. Les femmes de 26 ans sont intégralement prises en charge sans avance de frais. Pour les femmes de plus de 26 ans, la Sécurité sociale rembourse 65 % du tarif de convention.
- La contraception d’urgence hormonale est délivrée gratuitement en pharmacie sans prescription médicale.
- Les préservatifs féminins de la marque Ormelle sont remboursés à 100 % depuis le 9 janvier 2024. Cela concerne les paquets de 5 et 10 préservatifs (chez les hommes elle rembourse les marques Eden, Sortez couverts !, Be Loved et Terpan).
La Sécurité sociale ne rembourse jamais les contraceptifs suivants :
- Certaines pilules, les patchs, les anneaux vaginaux, les capes cervicales.
- Les spermicides et préservatifs féminins (hormis la marque Ormelle).
Bon à savoir : La contraception des moins de 26 ans
Les jeunes femmes de moins de 26 ans peuvent bénéficier d’un parcours sans avance de frais. Cela s’applique pour les consultations, les actes et les contraceptifs sous réserve de respecter les conditions définies par l’Assurance Maladie.
Quel remboursement de la contraception féminine par la mutuelle santé ?
Les complémentaires santé remboursent dans un premier temps le ticket modérateur pour les contraceptifs pris en charge à 65 % par la Sécurité sociale.
Ensuite, selon le contrat souscrit, votre mutuelle santé peut vous proposer une prise en charge des contraceptifs non remboursés par le régime obligatoire. Lorsque le contrat de complémentaire santé le prévoit, ce remboursement est possible si les contraceptifs sont prescrits par un médecin traitant, une sage-femme ou un gynécologue.
Comparez bien les formules de mutuelle santé pour souscrire une offre incluant un forfait « prévention santé ». Vous découvrirez le montant annuel pris en charge pour les contraceptifs non remboursés par l’Assurance Maladie.
Faites une demande de devis en ligne pour votre mutuelle santé avec Alptis, c’est gratuit, mais aussi sans engagement. Découvrez la prise en charge possible pour les contraceptifs féminins, tout comme pour les consultations chez le gynécologue, la sage-femme ou votre médecin traitant selon le secteur de convention.
Source de l’article : Prévoyance et santé collective : votre acte fondateur est-il conforme ?
Questions fréquentes sur les dispositifs de contraception féminines et leur prise en charge
La contraception féminine regroupe l’ensemble des moyens de contraception utilisés pour éviter une grossesse après un rapport sexuel non protégé. Elle peut être :
- Hormonale : pilule, patch contraceptif, implant, anneau vaginal ou injections ;
- Non hormonale : dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre, préservatif masculin ou féminin.
Chaque méthode contraceptive a ses particularités : efficacité, durée d’action, confort, tolérance… Le choix dépend du mode de vie, de l’état de santé et du projet de maternité. Un accompagnement gynécologique est vivement conseillé pour choisir la méthode la plus adaptée.
On distingue plusieurs grandes familles de modes de contraception :
- Méthodes hormonales : agissent sur l’ovulation (pilule, patch, implant, anneau, injections).
- Méthodes barrières : préservatif masculin ou féminin, diaphragme.
- Dispositifs intra-utérins (DIU) : hormonal ou au cuivre (sans hormones).
- Méthodes naturelles : observation du cycle, symptothermie.
- Contraception d’urgence : pilule du lendemain ou DIU au cuivre (jusqu’à 5 jours après le rapport).
Chaque option présente un taux d’efficacité variable. Certaines demandent plus de rigueur ou un suivi médical renforcé.
Pas systématiquement. Bien que largement utilisée, la contraception hormonale n’est pas indiquée pour toutes les utilisatrices. Elle est généralement contre-indiquée :
- aux femmes de plus de 35 ans fumeuses ;
- en cas d’antécédents de phlébite, d’AVC ou d’hypertension artérielle ;
- en cas de migraines avec aura ou de pathologie cardiovasculaire.
Un bilan médical est essentiel avant toute prescription. Il existe toujours des alternatives sans hormones pour celles qui le souhaitent ou qui y sont contraintes.
Il existe plusieurs façons d’obtenir une prescription de contraception :
- Médecin généraliste ou gynécologue, en cabinet ou en téléconsultation ;
- Sage-femme, habilitée à prescrire la majorité des contraceptifs ;
- Pharmaciens : depuis 2023, ils peuvent initier une contraception pour les femmes majeures de moins de 30 ans ou renouveler un traitement existant sous certaines conditions.
Les mineures peuvent y accéder gratuitement et anonymement via les centres de planification et d’éducation familiale. Certaines pilules sont aussi disponibles sans ordonnance, selon les situations d’urgence.
Les méthodes de contraception sans hormones séduisent de plus en plus de femmes à la recherche d’une contraception efficace mais naturelle. Parmi elles :
- Le DIU au cuivre, actif jusqu’à 10 ans ;
- Les préservatifs, qui protègent aussi contre les IST ;
- Le diaphragme ou la cape cervicale, à utiliser avec un spermicide ;
- Les moyens de contraception naturels : observation du cycle, température, glaire cervicale…
Moins invasives, elles nécessitent cependant rigueur et régularité pour rester fiables. Certaines affichent une efficacité moindre, mais peuvent convenir à certaines utilisatrices selon leur profil.