Quelles sont les maladies reconnues par la MDPH ?

Plus de 13 % des personnes âgées de plus de 15 ans déclarent au moins une limitation sévère de leurs capacités physiques, sensorielles ou cognitives. Les conditions médicales générant un handicap sont d’une grande diversité. Quelles sont les pathologies officiellement reconnues par votre MDPH ? L’essentiel à retenir.

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Modifié le 27 octobre 2025

Quelles sont les maladies reconnues par la MDPH

Quel est le rôle de la MDPH ?

Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) jouent un rôle central dans leur accompagnement au quotidien. Instituées par la loi du 11 février 2005, ces structures constituent un point d’accès essentiel pour l’obtention de tous types de droits, mais aussi de prestations.

Au cœur de chaque MDPH se trouve la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Cette instance décisionnelle se réunit régulièrement en séance plénière. Elle est chargée :

  • D’examiner les demandes des personnes handicapées et de leur famille.
  • D’arbitrer sur l’attribution de différentes aides et prestations.
  • De proposer des orientations médico-sociales, scolaires ou professionnelles.

La CDAPH doit notamment se prononcer sur l’attribution :

  • De l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et de ses compléments.
  • De l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) et de son complément.
  • D’une carte mobilité inclusion (CMI).

Quelle est la liste des maladies invalidantes reconnues par la MDPH ?

Les MDPH peuvent reconnaître la situation de handicap sur la base d’un large éventail de pathologies et conditions, de nature physique ou mentale.

Une liste a été établie en 2019 pour guider le travail de l’ensemble des maisons départementales. Elle n’est toutefois pas exhaustive. Chaque commission reste libre de prendre en compte l’état de santé global de la personne pour reconnaître son handicap, indépendamment de sa maladie.

Voici certaines des pathologies officiellement reconnues par la MDPH :

  • La coxarthrose ou arthrose des doigts rassemble diverses affections rhumatismales pouvant entraîner des difficultés de mobilité, des douleurs articulaires.
  • Les troubles de déficit de l’attention (TDA) sont des pathologies neuro-développementales caractérisées par des difficultés de concentration, d’attention ou d’impulsivité.
  • La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune affectant le système nerveux central, et entraînant de nombreux symptômes neurologiques.
  • La dyslexie, la dysphasie et la dyspraxie constituent des troubles spécifiques des apprentissages liés à la lecture, au langage oral et à la coordination motrice.
  • Le diabète se caractérise par un taux excessif de glucose dans le sang. Il nécessite un suivi médical régulier.
  • La polyarthrite rhumatoïde et la spondylarthrite ankylosante sont des maladies inflammatoires chroniques. Particulièrement douloureuses, elles affectent les articulations en les raidissant.
  • Les troubles de l’audition sont des altérations de la capacité auditive pouvant aller de simples difficultés de perception à une surdité profonde.
  • L’agoraphobie ou la dépression sont des troubles psychologiques pouvant entraîner des difficultés d’adaptation, mais aussi d’interaction sociale.
  • L’autisme se manifeste par des difficultés de communication, des comportements répétitifs, une altération des compétences sociales.
  • La maladie de Crohn est une pathologie inflammatoire chronique de l’intestin. Elle peut entraîner des douleurs abdominales, des diarrhées et d’autres symptômes.
  • La trisomie 21 est une anomalie chromosomique entraînant des difficultés cognitives pour les personnes concernées.
  • Tous les cancers, enfin, sont reconnaissables comme un handicap.

Bon à savoir : Les cas de reconnaissance automatique du handicap

Il n’est parfois pas nécessaire de solliciter une reconnaissance de votre handicap. Vous êtes, en effet, automatiquement reconnu si vous êtes déjà bénéficiaire :

  • De l’allocation aux adultes handicapés (AAH).
  • D’une rente pour accident du travail.
  • D’une pension d’invalidité conformément aux dispositions de l’article L5212-13 du Code du travail.

Comment faire reconnaître votre handicap auprès de la MDPH ?

Pour déclarer votre handicap auprès de la MDPH, le moyen le plus courant consiste à engager une procédure de « reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé » (RQTH).

Pour entamer cette démarche, vous devrez constituer un dossier complet. Au besoin, vous pourrez bénéficier de l’assistance de la maison départementale dès cette étape. Votre demande devra être composée :

  • Du formulaire RQTH soigneusement rempli, à retirer au guichet de la maison départementale.
  • D’un certificat médical établi par un professionnel de santé – le plus souvent votre médecin traitant.

Une fois votre dossier soumis, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées est responsable de l’examen de votre dossier. Composée notamment de représentants des organismes de protection sociale, comme la CPAM, elle évalue votre situation de manière approfondie.

La décision de la CDAPH peut prendre différentes formes. La commission est susceptible :

  • De reconnaître un handicap partiel pour votre aptitude au travail. Dans ce cas, vous obtenez la reconnaissance de votre condition et la confirmation de votre capacité à exercer une activité professionnelle aménagée.
  • De reconnaître un handicap lourd, incompatible avec une activité professionnelle. Cette décision vous ouvre cependant le droit à des prestations spécifiques.
  • De refuser la reconnaissance de votre handicap. La CDAPH peut estimer votre situation sans rapport avec les critères définis pour la reconnaissance du handicap. Dans ce cas, des explications vous seront généralement fournies.

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