Médecines douces et complémentaire santé : l’essentiel à savoir

87 % des Français perçoivent les médecines douces comme des compléments utiles aux thérapies plus conventionnelles. Ces disciplines alternatives restent cependant non prises en charge par la Sécurité sociale. Quelles garanties sont recommandées dans le cadre d’une mutuelle d’entreprise ou encore d’une complémentaire santé senior ?

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Modifié le 29 septembre 2025

Médecines douces et complémentaire santé : l’essentiel à savoir

Médecines douces ou médecines alternatives : de quoi s’agit-il ?

Les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC), également appelées médecines douces ou médecines complémentaires, intègrent un vaste ensemble de soins alternatifs. Les disciplines les plus connues sont pratiquées activement par un grand nombre de professionnels en France :

  • L’acupuncture repose sur la stimulation de points précis sur le corps.
  • L’homéopathie est basée sur le principe de dilution pour stimuler les mécanismes d’auto-guérison du corps.
  • L’ostéopathie est axée sur des manipulations musculo-squelettiques.
  • La chiropractie se concentre sur le système neuromusculo-squelettique et son impact sur la santé générale.
  • L’étiopathie est une approche mécaniste visant à identifier, mais aussi à traiter les causes des troubles fonctionnels.
  • La luminothérapie expose le corps à une lumière artificielle pour traiter certains troubles.
  • L’hypnose vise à induire un état modifié de conscience pour soigner les problèmes physiques ou mentaux.
  • La sophrologie combine des techniques de relaxation, de respiration, de visualisation pour favoriser le bien-être.
  • Le shiatsu est une forme de massage japonais basée sur la pression des doigts le long des méridiens du corps.
  • La réflexologie utilise la pression sur des zones spécifiques des pieds, des mains ou des oreilles pour stimuler les organes.
  • L’ergothérapie vise à améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap ou ayant des difficultés à accomplir leurs activités quotidiennes.
  • La phytothérapie utilise les plantes médicinales pour prévenir et traiter les troubles physiques.

Ces différentes pratiques ne bénéficient pas d’une reconnaissance officielle dans le domaine de la médecine conventionnelle. De fait, elles n’ont pas encore démontré leur efficacité de manière scientifique, mais demeurent parfaitement légales. De nombreux patients affirment en retirer des effets bénéfiques.

Bon à savoir : Médecines douces : attention aux abus 

Une enquête a été menée par la DGCCRF en 2021 auprès de 381 professionnels de médecine douce. Environ la moitié (189) ont fait l’objet d’un avertissement, le plus souvent pour pratique commerciale trompeuse ou défaut d’information précontractuelle.

Quelle est la prise en charge des médecines douces par le régime général ?

Les médecines complémentaires, du fait de leur absence de reconnaissance scientifique, ne bénéficient pas d’un remboursement par l’Assurance Maladie. Cela vaut pour les consultations, mais aussi l’achat de médicaments.

Certains produits homéopathiques faisaient l’objet d’un remboursement partiel de la Sécurité sociale à hauteur de 30 % jusqu’au 1er janvier 2021. L’exception a été supprimée à cette date, rendant ces médicaments désormais entièrement à la charge des patients. La décision résulte de l’absence de preuve de l’efficacité scientifique de ces préparations.

Une autre exception notable demeure : les consultations de médecine complémentaire réalisées par des médecins conventionnés peuvent être prises en charge par la Sécurité sociale. Elles bénéficient d’un remboursement à hauteur de 70 % d’une base de 26,50 €, soit entre 15,50€ et 16,50€ après déduction de la participation forfaitaire qui est fixée entre 2 et 3 €. Cela s’applique notamment aux consultations :

  • D’un médecin généraliste pratiquant l’homéopathie.
  • D’un psychiatre pratiquant l’hypnose.
  • D’un médecin conventionné pratiquant l’acupuncture.

Le remboursement des frais de cure thermale

Pour bénéficier d’une prise en charge de votre cure thermale par la Sécurité sociale, plusieurs conditions doivent être remplies. Tout d’abord, vous devez disposer d’une prescription de votre médecin traitant, mais aussi d’un accord de prise en charge par l’Assurance Maladie.

Pour obtenir ce dernier, votre cure thermale doit être motivée par une affection ou une pathologie figurant sur une liste des 12 orientations thérapeutiques prises en charge :

  • Les affections des muqueuses bucco-linguales.
  • Les affections digestives et maladies métaboliques.
  • Les affections psychosomatiques.
  • Les affections urinaires et maladies métaboliques.
  • La dermatologie.
  • La gynécologie.
  • Les maladies cardio-artérielles.
  • La neurologie.
  • La phlébologie.
  • La rhumatologie.
  • Les troubles du développement chez l’enfant.
  • Les affections des voies respiratoires.

De plus, l’établissement thermal où vous envisagez de suivre votre cure doit être agréé, tout comme conventionné par l’Assurance Maladie. Sous ces différentes conditions, vous pourrez bénéficier du remboursement :

  • Du forfait de surveillance médicale, à hauteur de 70 % du tarif de base et hors dépassements d’honoraires.
  • Du forfait thermal, couvrant les soins prodigués pendant la cure, à hauteur de 65 % d’un tarif forfaitaire conventionnel.
  • Des frais annexes comme l’hébergement, le transport, les indemnités journalières selon votre niveau de ressources.

Médecines douces : que peut proposer votre complémentaire santé ?

Pour une prise en charge efficace des médecines douces, il est préférable de vous tourner vers une mutuelle ou complémentaire santé haut de gamme. Ces contrats proposent généralement un remboursement des frais liés aux médecines douces. En pratique, les garanties de remboursement peuvent se présenter sous plusieurs formes :

  • Un forfait annuel, global en euros, spécifiant la liste des pratiques éligibles. Il vous permet de bénéficier d’un montant prédéfini pour couvrir les dépenses liées aux consultations, comme aux traitements de médecines douces. Si vous le dépassez dans l’année, les nouvelles consultations deviennent entièrement à votre charge.
  • Un forfait par séance, avec une limite du nombre de séances remboursables par an. Cette formule vous offre une certaine flexibilité en remboursant un montant fixe pour chaque séance effectuée, jusqu’à un certain nombre prédéfini de séances par an.

Vous appréciez les médecines douces ? Avec Alptis, profitez notamment :

  • Du remboursement de 17 médecines complémentaires.
  • De la prise en charge des médicaments non remboursés, dont l’homéopathie (selon le contrat souscrit).
  • Du choix entre plusieurs formules de complémentaire santé.