Qu’est-ce que l’athérosclérose et pourquoi est-elle dangereuse ?
La belle mécanique humaine, comme toute mécanique, peut s’encrasser. Les conséquences sont d’autant plus graves lorsqu’elles atteignent le cœur de notre réacteur : les artères. La coupable ? L’athérosclérose : une maladie silencieuse mais redoutable, responsable d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral et d’angine de poitrine. Quels sont les facteurs de risque à surveiller et comment protéger ses artères au quotidien ? Découvrons-le ensemble.
Modifié le 21 octobre 2025
Athérosclérose : la sclérose des artères
L’athérosclérose est une maladie chronique qui touche les artères, ces vaisseaux chargés d’acheminer le sang riche en oxygène vers nos organes. Elle se caractérise par l’accumulation de dépôts de graisses, appelés lipides, sur la paroi interne des artères. Ces dépôts forment progressivement des plaques d’athérome.
Le processus débute souvent tôt sans provoquer de symptômes. Au départ, de simples stries lipidiques apparaissent. Avec le temps, elles entraînent une réaction inflammatoire, une chape fibreuse se forme alors, enrobant la plaque.
Le cholestérol LDL, surnommé « mauvais cholestérol », joue un rôle central dans cette évolution. Plus son taux est élevé, plus il favorise la formation et l’épaississement des plaques. Les zones les plus fragiles sont celles où le flux sanguin est irrégulier ou soumis à des turbulences, comme les bifurcations artérielles.
Toutes les artères peuvent être concernées, mais certaines zones sont particulièrement à risque. Les artères coronaires, qui irriguent le cœur, sont fréquemment touchées. Les carotides, situées au niveau du cou et alimentant le cerveau, ainsi que les artères des membres inférieurs, sont également des sites privilégiés d’atteinte.
Les facteurs de risque à surveiller
Certains facteurs, dits non modifiables, augmentent naturellement la probabilité de souffrir d’athérosclérose.
- L’âge est déterminant : plus les années passent, plus les artères deviennent vulnérables.
- Le genre joue aussi un rôle, les hommes étant généralement touchés plus tôt que les femmes, même si celles-ci voient leur risque augmenter après la ménopause.
- Enfin, l’hérédité intervient : avoir un parent atteint de maladies cardiovasculaires précoces constitue un signal d’alerte.
D’autres facteurs sont modifiables et liés au mode de vie :
- Un taux élevé de cholestérol LDL favorise directement la formation des plaques d’athérome.
- Le tabac agresse les parois des artères et accélère leur obstruction.
- L’hypertension artérielle exerce une pression excessive sur les vaisseaux.
- Le surpoids et le diabète perturbent l’équilibre métabolique.
- La sédentarité prive l’organisme de l’effet protecteur de l’activité physique.
- Le stress chronique, une alimentation trop riche en graisses saturées et une consommation excessive d’alcool complètent ce tableau.
Il existe également des situations particulières qui majorent brutalement le risque. Un choc émotionnel intense ou un effort physique violent peuvent déstabiliser une plaque d’athérome et entraîner un accident cardiovasculaire.
Les dangers de l’athérosclérose
Le principal danger de l’athérosclérose est le rétrécissement progressif des artères. Au fil du temps, les plaques d’athérome réduisent le diamètre des vaisseaux et gênent la circulation sanguine. Résultat : les organes irrigués reçoivent moins d’oxygène et fonctionnent moins bien. Ce manque peut rester silencieux longtemps, puis se manifester par des douleurs ou une fatigue inhabituelle.
Un autre risque majeur est la rupture d’une plaque. Lorsque sa paroi se fissure, le sang réagit en formant un caillot, appelé thrombus. Celui-ci peut obstruer totalement l’artère et interrompre brutalement l’apport sanguin. C’est dans ces situations que surviennent les complications les plus graves.
Les conséquences dépendent de l’artère touchée. Si une artère coronaire est bouchée, cela provoque un infarctus du myocarde. Si ce sont les carotides ou une artère cérébrale, l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou l’accident ischémique transitoire (AIT) surviennent. Enfin, l’atteinte des artères des jambes entraîne une artériopathie oblitérante des membres inférieurs, responsable de douleurs à la marche et de risques d’ulcérations ou de gangrène.
Ainsi, l’athérosclérose ne se limite pas à un simple « encrassement » des artères : elle peut provoquer des accidents cardiovasculaires soudains et parfois mortels. Comprendre ces dangers est essentiel pour renforcer la vigilance et encourager la prévention.
Quand consulter ?
L’athérosclérose avance souvent en silence. Mais certains signes doivent alerter. Si vous ressentez des douleurs dans la poitrine, un essoufflement inhabituel, des vertiges ou encore des crampes aux jambes qui apparaissent à la marche, il est important d’en parler à votre médecin.
Le diagnostic et la prise en charge
Le diagnostic repose sur plusieurs étapes. L’interrogatoire médical permet de recueillir vos antécédents et vos habitudes de vie. Des analyses de sang vérifient notamment le cholestérol et les marqueurs d’inflammation. Enfin, les examens d’imagerie comme l’échographie-doppler ou, parfois, l’artériographie, offrent une vision précise de l’état des artères. Le dépistage régulier, surtout après 50 ans, ou en présence de facteurs de risque, est un moyen simple de détecter l’athérosclérose à un stade précoce, avant l’apparition des complications.
La prévention primaire reste l’arme la plus efficace. Elle s’appuie sur une modification du mode de vie :
- L’alimentation d’abord : plus vos assiettes sont colorées, plus vos artères vous disent merci. Des études scientifiques montrent que consommer 7 à 9 portions de fruits et légumes par jour réduit jusqu’à 40 % le risque d’athérosclérose et de décès liés aux maladies cardiaques.
- Une activité physique régulière. L’idée n’est pas de battre des records, mais de bouger un peu chaque jour. Une marche soutenue, une sortie à vélo, une séance de jardinage participent à améliorer la circulation et à renforcer le cœur. 30 minutes d’activité physique modérée par jour permettent de réduire le risque d’accidents cardiovasculaires de 30 % en moyenne.
La prévention secondaire concerne les personnes ayant déjà subi un accident cardiovasculaire. Elle combine traitements médicamenteux, voire chirurgicaux et hygiène de vie renforcée pour limiter les récidives. Cela signifie contrôler son alimentation (moins de graisses saturées et de sel), maintenir une activité physique douce mais régulière, arrêter le tabac, surveiller sa tension et son poids, gérer le stress et suivre scrupuleusement les prescriptions médicales.
Ainsi, de puissants leviers existent pour freiner la survenue de l’athérosclérose. Les activer, c’est prendre soin de sa santé de manière globale. Et si vous ne savez pas par où commencer, explorez les ateliers Santé durable proposés par Alptis Communities. Alimentation équilibrée, activités physiques adaptées aux seniors, ou encore techniques de relaxation : vous trouverez forcément une solution concrète et accessible pour entretenir vos artères tout en cultivant votre bien-être.