Quelles sont les aides financières pour l’installation d’un monte-escalier ?

Au fil des années, le corps évolue et nous nous exposons à certains problèmes de santé pouvant grandement affecter notre quotidien en altérant notre autonomie. Parmi les problèmes les plus fréquents, nous retrouvons notamment la difficulté à se déplacer et à monter et descendre les escaliers. Or, lorsque l’on habite dans une maison à étage, la nécessité de pouvoir circuler librement dans les différentes pièces de son habitation est indispensable. La principale solution proposée aux séniors souffrant de perte d’autonomie au niveau des jambes est l’installation d’un monte-escalier. Mais, qu’en est-il de la prise en charge d’un tel dispositif ?

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Modifié le 05 novembre 2024

Quelles prises en charge existent pour un monte-escaliers ?

Installer un monte-escalier : pour qui ?

Fonctionnement, cible et avantages, décrivons tout d’abord à quoi sert et à qui s’adresse le monte-escalier. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un dispositif installé dans les escaliers d’une habitation, dans l’objectif de permettre aux séniors en perte d’autonomie de pouvoir accéder aux différentes pièces sans difficulté. Avec un système de montée plus sécurisé, les risques de chute sont alors réduits pour un quotidien plus serein.

Principalement installé chez les personnes âgées ou handicapées, le monte-escalier est un équipement au fonctionnement simple. Il s’agit d’un rail placé le long des marches d’escalier (droits ou en courbe), auquel est attaché un siège qui coulisse doucement de haut en bas afin de monter ou descendre. Ce type de dispositif permet notamment aux séniors de conserver une certaine autonomie et de continuer de vivre au sein de leur domicile durant quelques années supplémentaires.

Le prix moyen d’un monte escalier

Si le monte escalier est une solution aux multiples avantages pour les personnes âgées, présentant des difficultés motrices, il est à noter que cette installation représente un coût qu’il convient d’anticiper.

De manière à être en mesure d’estimer le prix d’un tel équipement, il vous faudra prendre en compte certains critères, tels que :

  • Le type d’escaliers (escaliers droits ou à virages)
  • Le nombre d’étages à aménager
  • Les fonctionnalités

En règle générale, l’installation d’un monte escalier présente un prix pouvant osciller de 2 900 à 10 000 euros en fonction des paramètres cités précédemment. En raison du coût moyen de ce type d’installation, il est pertinent de se renseigner quant aux éventuelles aides dont vous pourriez bénéficier.

Que prend en charge la Sécurité sociale pour l’installation d’un monte escalier ?

Puisque le monte escalier a pour objectif d’améliorer le quotidien des personnes en difficulté motrice, la première question que l’on peut se poser est : quelle est la prise en charge de la Sécurité sociale ? Dans le cas présent, nous nous devons de spécifier que le monte escalier ne figure pas dans la liste des produits et prestations (LPP) mise en place par l’Assurance Maladie. Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit de l’ensemble des installations pouvant être remboursées (partiellement ou totalement) par la Sécurité sociale. De fait, aucune prise en charge n’est proposée par l’organisme.

Il est indispensable de préciser que l’installation d’un monte escalier peut cependant faire l’objet d’aides financières auprès d’organismes. En fonction des situations, ceux-ci peuvent faciliter un tel investissement, dans le but de garantir l’accès de ces prestations aux foyers de différents revenus.

Les différentes aides financières possibles

Nous venons de l’évoquer, en France, plusieurs aides vous sont proposées pour mettre en place un monte escalier à votre domicile. Toutefois, afin de pouvoir en bénéficier, il vous faudra répondre à certaines conditions propres à chaque dispositif. Retrouvez ici les principales aides mises en avant dans le cadre d’un tel projet.

Les aides financières de l’Anah

L’Anah, ou Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat, propose une aide financière pour l’installation de dispositifs tels que le monte escalier, chez les personnes souffrant d’une perte d’autonomie. De manière à pouvoir bénéficier des aides financières de l’Anah, il vous faudra répondre aux conditions suivantes :

  • Être âgé de plus de 60 ans et disposer d’une preuve de défaut d’autonomie
  • Être propriétaire du logement depuis au moins 15 ans
  • Être dans la limite des critères de ressources imposés par l’organisme

Le plafond de l’aide peut s’élever jusqu’à 10 000 euros selon les situations.

Obtenir une aide de l’allocation personnalisée d’autonomie ou APA

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie, ou APA, est une aide réservée aux séniors dépendants. L’objectif est de conserver un certain bien-être au sein de l’habitation.

Seulement octroyée aux profils de plus de 60 ans, elle propose de prendre en charge à hauteur de 50% le prix de l’installation, avec un plafond établi à 10 000 euros. La demande peut être faite en présentiel comme en ligne, en fonction de vos préférences. Elle nécessite plusieurs documents et votre éligibilité sera évaluée par un Conseil.

Un remboursement à 100% de l’équipement avec l’aide de la PCH

La Prestation de Compensation du Handicap est une aide de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Contrairement aux dispositifs présentés jusqu’ici, celle-ci propose une prise en charge jusqu’à 100% du coût d’installation.

Dans le cas présent, un examen médical sera obligatoire afin d’attester de la nécessité d’une telle installation.

La prise en charge par l’assurance habitation

Dans le cas d’une maladie ou d’un accident, certaines assurances habitation proposent une prise en charge concernant l’installation de dispositifs pratiques tels qu’un monte escalier. Il vous faudra alors vous référer aux termes et conditions mis en avant par l’assurance afin de vérifier les modalités liées à une telle possibilité.

Le dispositif du crédit d’impôt

Depuis près de 20 ans maintenant, l’État propose une aide financière prenant la forme d’un crédit d’impôt pour aider les personnes âgées à financer des travaux d’adaptation du domicile. Dans lesdits travaux, nous retrouvons notamment l’installation d’un monte escalier.

Dans le cas présent, l’aide peut s’élever jusqu’à 5 000 euros pour une personne seule, ou 10 000 euros pour un couple.

Le PAH : l’aide de la CAF

La Caf met en avant le PAH (Programme d’Aide à l’Hébergement). Celui-ci peut prendre différentes formes, telles qu’un versement mensuel. Il peut également s’agir d’une aide ponctuelle pour l’achat d’un équipement en particulier, tel qu’un monte escalier. En fonction des ressources du bénéficiaire, une prise en charge intégrale peut être proposée par l’organisme.

La TVA réduite à 5,5%

Pour les personnes en situation de handicap, la TVA est réduite à 5,5% au lieu de 20% lorsqu’il est question d’achats d’équipements spécifiques, d’aides techniques ou de travaux d’aménagement en lien avec la perte d’autonomie. Là encore, certains critères devront être respectés de façon à être éligible à une réduction de TVA.

L’aide financière de la MSA

La Mutuelle Sociale Agricole peut également proposer une aide financière aux personnes nécessitant un monte escalier. Ladite aide peut s’élever à 1 500 euros dans l’objectif de faciliter l’autonomie des personnes âgées.

Afin de bénéficier de l’aide présentée par la MSA, il convient de remplir un formulaire de demande auprès de l’organisme. Ce dernier comprendra un certain nombre d’informations telles que : votre identité, vos coordonnées, votre adresse, votre situation financière et votre situation personnelle. Le formulaire devra être accompagné d’un devis détaillé de l’installation, lui-même étudié par l’organisme.

Le dispositif récent MaprimeAdapt’

Depuis 2024, une nouvelle aide permet d’accompagner les personnes âgées dans leur quête d’autonomie. MaprimeAdapt’ vise à aider les foyers à réaliser les travaux d’adaptation de leur logement, lorsque nécessaire. Une telle subvention peut s’élever à 80% du prix des travaux.

Là encore, certaines conditions devront être remplies. Le bénéficiaire devra être à jour dans le paiement de son prêt immobilier, si prêt il y avait, et les travaux devraient être réalisés par un professionnel qualifié et reconnu.