L’immunothérapie des cancers : ce procédé thérapeutique anticancéreux

Avec plus de 433 000 nouveaux cas recensés en 2023, le cancer reste la première cause de mortalité prématurée en France. L’immunothérapie est une méthode médicale innovante exploitant le système immunitaire du patient pour mieux combattre la maladie. Elle consiste à stimuler, puis à renforcer les mécanismes de défense naturels de l’organisme. L’essentiel !

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Modifié le 22 juillet 2025

Qu’est-ce que l’immunothérapie ?

Immunothérapie : un nouveau procédé thérapeutique

L’immunothérapie incite le système immunitaire du patient à reconnaître, puis combattre lui-même la maladie. Cela la distingue des traitements conventionnels comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, ciblant uniquement les cellules cancéreuses ou les agents pathogènes.

Cette méthode thérapeutique peut prendre deux principales formes :

  • Dans la plupart des cas, l’immunothérapie consiste à administrer des substances médicamenteuses, comme des cytokines ou des médicaments immunomodulateurs. Le but est d’activer les cellules immunitaires du malade. Cette stimulation renforce la capacité naturelle de l’organisme à éliminer les cellules tumorales.
  • Parfois, l’immunothérapie vise aussi à neutraliser les mécanismes naturels de blocage empêchant le système immunitaire de détruire les cellules malades.

Immunothérapie : traiter le cancer, mais pas seulement

Dans le domaine du cancer, l’immunothérapie est aujourd’hui utilisée pour traiter de nombreux types de tumeurs :

  • Le cancer du poumon.
  • Le cancer du rein.
  • Les mélanomes de la peau.
  • Les cancers du sein.
  • Le cancer de la vessie.
  • Les leucémies.
  • Les lymphomes.
  • Les myélomes (cancer de la moelle osseuse).

Les applications de l’immunothérapie s’étendent aussi à de nombreux autres domaines médicaux.

  • Différentes maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn ou le lupus peuvent bénéficier de ce traitement.
  • L’immunothérapie allergénique, connue sous le nom de désensibilisation, consiste à exposer progressivement les patients à des doses croissantes d’allergènes. Cela réduit leur sensibilité comme leurs réactions allergiques.
  • Certaines infections virales comme le VIH, l’hépatite C, ont aussi bénéficié d’avancées dues à l’immunothérapie. Les protocoles mis en place contribuent à stimuler la réponse immunitaire dans le but de contrôler la réplication virale.

L’immunothérapie représente une approche encore nouvelle, très prometteuse. Elle permet de traiter efficacement un large éventail de maladies, ouvrant la voie à une meilleure prise en charge des patients.

Quels peuvent être les effets secondaires de l’immunothérapie ?

L’immunothérapie, comme tout autre traitement, entraîne divers effets indésirables. L’un des principaux risques est le développement de réactions auto-immunes : l’organisme va attaquer par erreur les tissus sains du malade. Ces réactions peuvent se manifester sous différentes formes, comme des inflammations de la peau, des intestins, des poumons ou des glandes endocrines.

D’une manière plus générale, la fatigue est un effet secondaire fréquent. Les patients ressentent une sensation persistante d’épuisement, parfois plus intense comparé à la chimiothérapie. Elle est due à la réponse immunitaire active contre la maladie, impactant le métabolisme.

Les réactions cutanées sont courantes chez les patients traités. Elles se présentent sous forme de rougeurs, de démangeaisons, de peau sèche, d’éruptions cutanées ou de lésions. Souvent bénignes, elles peuvent devenir plus sévères, nécessitant une attention spécifique.

D’autres effets secondaires moins fréquents sont aussi recensés :

  • Problèmes gastro-intestinaux (nausées, diarrhées, colites).
  • Symptômes respiratoires (toux, essoufflement).
  • Troubles hépatiques.
  • Anomalies de la glande thyroïde.
  • Maux de tête.
  • Douleurs musculaires ou articulaires…

Bon à savoir : Quelle différence avec la chimiothérapie ?

Les effets secondaires de l’immunothérapie sont moins sévères et moins fréquents en comparaison d’une chimiothérapie. Cette dernière affecte souvent les cellules saines dans le corps, entraînant des problèmes comme la perte de cheveux, des nausées ou une perte de moelle osseuse.

Immunothérapie : quel remboursement par l’Assurance Maladie ?

Si vous êtes reconnu en affection de longue durée (ALD), les dépenses liées à votre maladie, frais d’immunothérapie compris, sont couvertes à 100 % par votre caisse d’assurance maladie. Cette dernière s’applique sur la base du tarif des remboursements fixé par la Sécurité sociale, pour un accès aux soins sans frais supplémentaires.

Pour rappel, tous les médicaments dont le service médical rendu (SMR) est « irremplaçable et coûteux » sont aussi remboursés à 100 %, même sans une ALD reconnue.

Comme pour tout autre traitement médicamenteux, l’Assurance Maladie prend en charge l’immunothérapie si elle a démontré une efficacité dans le traitement de la pathologie concernée. C’est par exemple le cas, depuis le 1ᵉʳ janvier 2020, d’une nouvelle molécule permettant de soigner :

  • Le cancer du poumon.
  • Les mélanomes.
  • Les lymphomes.
  • Le cancer de la vessie.

À l’inverse, d’autres traitements d’immunothérapie ne sont pas encore reconnus, donc pas encore remboursés. Cela peut être le cas de cancers plus rares ou de traitement très récents, pour lesquels les preuves d’efficacité sont en cours d’évaluation.

Un exemple notable est celui du mésothéliome, un cancer souvent lié à l’exposition à l’amiante. Même si l’immunothérapie peut représenter une option thérapeutique prometteuse, la molécule utilisée n’est pas encore remboursée par la Sécurité sociale.

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