Comment estimer l’impact financier des cyberattaques sur les entreprises ?
En France, comme dans le reste du monde, le numérique occupe aujourd’hui une place centrale dans les entreprises. La digitalisation des moyens est en marche depuis quelques années maintenant, dans les PME comme dans les plus grandes sociétés. Les risques cyber associés à ces technologies se sont, quant à eux, renforcés et démultipliés.
Modifié le 26 février 2026
Assurance & Sécurité Cyber
Face à des infrastructures numériques pas toujours sécurisées, les cyberattaques sont nombreuses à réussir. Lorsqu’elles atteignent leurs cibles, l’impact financier subi par ces entreprises peut être particulièrement élevé, pouvant aller jusqu’à la faillite. Mais alors, comment estimer les coûts d’une cyberattaque sur une entreprise ? Les scénarios sont variés.
Les cyberattaques : où en sommes-nous aujourd’hui ?
Les dernières données enregistrées par Cybermalveillance.gouv.fr montrent que les cyberattaques les plus populaires sont l’hameçonnage, le piratage de compte et les rançongiciels. Le déni de service (DDoS) est aussi en hausse du côté des professionnels. En 2022, nous savons également que ces cyberattaques ont coûté près de 2 milliards d’euros en France : un montant conséquent qui cache en réalité bien d’autres problématiques.
Les cyberattaques les plus fréquentes
L’hameçonnage (phishing), la cyberattaque la plus fréquemment rencontrée par les entreprises et les particuliers, consiste à voler des données sensibles auprès des dirigeants ou de leurs collaborateurs. Pour parvenir à leurs fins, les pirates informatiques se font passer pour des organismes officiels par mail, SMS ou appel téléphonique. Le but est de récupérer des coordonnées bancaires ou encore des identifiants de connexion.
Le rançongiciel, ou ransomware en anglais, est une cyberattaque encore plus risquée pour la santé financière des entreprises. Lorsqu’elle se produit, elle paralyse les systèmes informatiques de la société et l’oblige à payer une rançon pour en récupérer l’accès. Il n’est toutefois pas recommandé de céder puisque rien ne garantit un retour à la normale après.
Le DDoS (déni de service) est une autre attaque qui peut cibler les grandes entreprises. L’envoi d’un nombre important de requêtes sur un temps court entraîne souvent l’inaccessibilité temporaire d’un serveur ou d’un site Web appartenant à l’entreprise.
Les impacts d’une cyberattaque sur l’entreprise
Une cyberattaque peut prendre plusieurs formes et avoir par conséquent des impacts différents d’une entreprise à une autre. Beaucoup comparent d’ailleurs ce phénomène à la théorie de l’iceberg puisque certaines problématiques sont plus immergées que d’autres. Vol de données, crédibilité, image… Une cyberattaque touche en réalité plusieurs points essentiels. Les coûts directs (rançons, etc.) peuvent être plus facilement calculés que les coûts cachés et indirects.
Par exemple, l’image d’une entreprise peut se dégrader à la suite d’un vol de données personnelles. Dans ce cas, des clients peuvent choisir d’aller voir la concurrence : un choix qui peut avoir des conséquences considérables sur le chiffre d’affaires de l’entreprise.
L’impact financier des cyberattaques : un coût difficile à estimer
Comme nous l’avons vu précédemment, une cyberattaque entraîne inévitablement des impacts financiers directs et indirects. Les premiers vont plus aisément pouvoir être estimés puisqu’ils regroupent le coût de la rançon, les frais de justice ou encore les honoraires d’un avocat. Les coûts indirects sont, quant à eux, bien plus difficiles à imaginer. Perte de confiance des clients, chute en bourse, activité paralysée… Ces impacts financiers à moyen terme sont, de leur côté, plus flous.
Rançons : des sommes de plusieurs milliers d’euros
Parmi les impacts financiers qui peuvent être chiffrés, nous retrouvons bien évidemment la rançon réclamée dans le cadre d’un ransomware. Selon les données récoltées par Asterès, parmi les deux milliards d’euros récoltés via des cyberattaques en France (2022), plus de 40 % de cette somme était liée aux rançons.
Toujours selon les mêmes sources, une rançon s’élève en moyenne à 25 700 euros, ce qui représente déjà une grosse perte pour les entreprises. Même si les experts en cybersécurité recommandent de ne pas payer les rançons, les dirigeants sont nombreux à espérer retrouver leurs fichiers et autres données après le versement de la somme réclamée.
Litiges juridiques et sanctions réglementaires
Dans le cadre d’une cyberattaque, il est nécessaire de porter plainte contre le pirate informatique, ce qui entraîne inévitablement des frais de justice et des honoraires d’avocat au cours de la procédure. Il est par ailleurs possible de subir un litige juridique, suite à une violation des données personnelles (usurpation d’identité, etc.). Des poursuites contre votre entreprise peuvent être engagées après un tel incident. Des enquêtes peuvent aussi être menées par des experts en cybersécurité. Tout cela a un coût considérable pour l’entreprise !
Image de l’entreprise : une clientèle plus méfiante
En parallèle, l’image de la marque peut aussi être impactée. Lorsqu’un vol de données est rendu public, les clients peuvent perdre confiance en votre marque et choisir d’aller voir la concurrence. Pour les moyennes et grandes entreprises, une chute en bourse est aussi à prévoir. De la dépréciation de la valeur de votre marque à sa dévalorisation financière, les impacts financiers sont là encore importants.
Interruption de l’activité : une entreprise à l’arrêt
Pour finir, à la suite d’un hameçonnage, et surtout d’un rançongiciel ou d’un DDoS, l’activité de l’entreprise peut être complètement mise à l’arrêt durant un temps plus ou moins long. Lorsque la productivité est ralentie ou paralysée, l’impact sur le chiffre d’affaires est d’autant plus important pour l’entreprise. Fermeture d’usines, ventes directes arrêtées, redressement judiciaire, enquêtes… L’interruption de l’activité est par ailleurs due ou suivie de plusieurs problématiques conséquentes.
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Quel est le coût moyen estimé pour une cyberattaque ?
Selon les études menées par Asterès, le coût d’une cyberattaque est de 59 000 euros en moyenne pour une entreprise. Ce montant évolue tout de même en fonction de la taille de l’organisation et de l’ampleur des attaques cyber.
En sachant cela, il est important de se prémunir au mieux face à ces risques cyber. Pour cela, il faut commencer par revoir la sécurité de ses infrastructures informatiques (mises à jour, antivirus, etc.). La souscription d’une assurance risques cyber est par ailleurs vivement recommandée pour les entreprises. RESCO Courtage vous propose un contrat complet à ce sujet. Assistance immédiate en cas d’attaque, prise en charge des frais de défense, remboursement de la rançon… La proposition est adaptée à la cybercriminalité d’aujourd’hui et permet de profiter d’une plus grande sérénité au quotidien !
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Questions fréquentes pour estimer l’impact financier des cyberattaques sur les entreprises
Une cyberattaque pour les entreprises peut causer des dommages immédiats et durables. Les cyberattaques peuvent entraîner des pertes financières directes, comme l’arrêt d’activité, mais aussi des pertes de revenus qui pèsent sur les revenus à long terme.
Selon cybermalveillance.gouv.fr, une attaque par rançongiciel bloque tout ou partie du système d’information. L’entreprise peut alors se retrouver dans l’impossibilité de facturer, de livrer ou d’accéder à ses informations sensibles. Les dépenses engagées pour réparer les dommages causés incluent souvent l’intervention d’experts, les frais de réparation des systèmes et les coûts de remédiation pour renforcer la sécurité après l’incident.
Les conséquences d’une cyberattaque ne sont pas uniquement techniques. En cas d’atteinte aux données personnelles, le RGPD impose une notification à la CNIL dans un délai de 72 heures. Les coûts de notification et la gestion administrative viennent s’ajouter aux dépenses liées à cette cyberattaque, avec un risque de sanctions si les obligations en matière de protection des données ne sont pas respectées. À cela s’ajoute l’atteinte à l’image : une perte de confiance peut fragiliser durablement l’activité.
Pour estimer les pertes financières directes, il faut analyser précisément les dépenses liées à l’incident. L’ANSSI rappelle que la gestion d’un incident comprend des actions techniques, organisationnelles et juridiques.
Les coûts immédiats peuvent inclure :
- l’intervention d’un prestataire spécialisé en réponse à incident,
- la restauration des sauvegardes et la remise en service des outils,
- les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité et éviter de nouvelles cyberattaques réussies,
- les coûts de notification en cas de violation de données.
À ces dépenses s’ajoutent les pertes de revenus liées à l’interruption d’activité. On les évalue en fonction de la durée d’indisponibilité et du chiffre d’affaires habituel sur la période concernée. Documenter ces éléments permet de mieux comprendre les conséquences d’une cyberattaque et de faciliter les démarches auprès de l’assureur ou des autorités.
Les PME peuvent être victimes de cyberattaques au même titre que les grandes entreprises. Cybermalveillance.gouv.fr souligne que les cybercriminels ciblent aussi les petites structures, souvent moins préparées face aux risques de cyberattaques.
Une cyberattaque a, pour une TPE ou une PME, des effets parfois disproportionnés : interruption prolongée, perte d’informations sensibles, dépenses engagées difficiles à absorber. Les cyberattaques peuvent entraîner un déséquilibre financier important, voire menacer la continuité de l’activité.
Pour minimiser les risques et atténuer les risques de cybermenaces, plusieurs mesures simples sont recommandées par les autorités :
- mettre à jour régulièrement les logiciels afin de corriger les failles exploitées par des logiciels malveillants,
- réaliser des sauvegardes fréquentes et isolées,
- sensibiliser les collaborateurs aux tentatives d’hameçonnage qui visent à tromper les utilisateurs et les inciter à divulguer leurs coordonnées ou mots de passe,
- limiter les droits d’accès aux seules personnes concernées pour protéger les données.
La CNIL rappelle que les mesures doivent être adaptées aux risques et à la taille de l’entreprise. L’objectif est de limiter les conséquences légales et réglementaires et de réduire l’impact financier en cas d’incident.
n matière de cybersécurité, la prévention reste le moyen le plus efficace pour limiter les conséquences d’une cyberattaque. L’ANSSI indique que des mesures adaptées réduisent la probabilité de cyberattaques réussies et permettent de réagir plus rapidement.
Mettre en place des solutions de sauvegarde testées, contrôler les accès, sécuriser les postes de travail contre les programmes malveillants et former les collaborateurs sont des actions concrètes pour renforcer la sécurité. Une organisation préparée peut isoler plus vite un système compromis et éviter qu’un logiciel malveillant ne se propage à l’ensemble du réseau.
Les cyberattaques peuvent toujours survenir, mais une entreprise qui anticipe les risques et les scénarios de crise est mieux armée pour réparer les dommages causés, maîtriser les coûts de remédiation et préserver la confiance de ses partenaires.
Après une cyberattaque, la réactivité est déterminante. L’ANSSI recommande d’isoler les systèmes touchés, de conserver les preuves techniques et de signaler l’incident sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr.
Si des données personnelles sont concernées, la notification à la CNIL doit intervenir dans les 72 heures, sauf si le risque pour les personnes est jugé faible. Informer rapidement les partenaires et les clients concernés permet de respecter les obligations légales en matière de protection des données et de limiter les conséquences d’une perte de confiance.
Il est également essentiel de tracer l’ensemble des dépenses liées à l’incident : frais techniques, pertes de revenus, coûts de notification, accompagnement juridique. Cette transparence facilite les démarches assurantielles et contribue à renforcer la sécurité à l’avenir.