Remboursement calvitie : prise en charge de la Sécurité sociale et la mutuelle santé ?
La calvitie est un phénomène qui se caractérise par une chute de cheveux excessive. Aujourd’hui, de nombreux Français sont concernés par un dégarnissement capillaire, avec une grande majorité de sujets masculins. Bien qu’elle ne soit pas dangereuse, la calvitie est souvent difficile à vivre puisqu’elle transforme l’apparence physique des hommes et des femmes.
Comme il s’agit d’une problématique esthétique, les remboursements prévus par la Sécurité sociale peuvent ne pas être à la hauteur de vos attentes. De l’Assurance Maladie à la mutuelle santé, découvrez comment sont calculés les remboursements liés à la calvitie.
Modifié le 28 août 2025
Qu’est-ce que la calvitie ?
Comme cela a été évoqué précédemment, la calvitie est un phénomène fréquent qui se caractérise par une chute anormale et rapide des cheveux. Bien qu’elle soit le plus souvent héréditaire, la calvitie présente plusieurs causes. La forme la plus couramment rencontrée chez les hommes est l’alopécie androgénétique. D’origine hormonale et génétique, celle-ci peut se développer dès l’adolescence et entraîner un recul progressif de la ligne frontale, ce qui provoque petit à petit un dégarnissement du front.
Lorsque la “calvitie” apparaît de façon saisonnière, elle est souvent due à un bouleversement important, comme une grossesse ou une maladie. Enfin, une alopécie diffuse est généralement la conséquence d’un traitement médical, à l’instar de la chimiothérapie ou de la radiothérapie. Du côté des femmes, la calvitie androgénétique est habituellement moins visible puisque les cheveux se raréfient de manière plus abstraite. Les cheveux peuvent également se fragiliser et s’affiner du fait d’un déséquilibre hormonal.
La calvitie est aussi un phénomène qui peut s’accélérer via certains comportements. Par exemple, le stress, l’adoption d’une alimentation déséquilibrée ou encore l’utilisation de shampoings agressifs peut activer la chute des cheveux. Il est par conséquent recommandé de limiter au mieux ces facteurs aggravants.
Calvitie : quelles solutions envisager ?
La calvitie est un phénomène bien difficile à dissimuler, à moins de porter un couvre-chef (casquette, bonnet, etc.). Les personnes sujettes à cette problématique ont souvent du mal à accepter leur nouvelle apparence puisque les cheveux jouent un rôle important dans la définition du look des uns et des autres. Le regard de la société sur la calvitie n’est d’ailleurs pas toujours très tendre. De ce fait, de nombreuses personnes se sentent complexées par une calvitie naissante, en particulier lorsqu’elle commence dès l’adolescence, vers 14 ou 15 ans.
Difficile à accepter, la calvitie peut avoir un impact sur la confiance en soi. Néanmoins, quelques solutions peuvent être envisagées par les personnes touchées par cette problématique. Des prescriptions médicamenteuses aux implants capillaires, ces options se démocratisent en France. Aujourd’hui, vous pouvez par conséquent opter pour une greffe de cheveux, un traitement médical (Minoxidil) ou encore des perruques.
En ce qui concerne la prise en charge de ces solutions, les remboursements prévus par la Sécurité sociale ne sont pas toujours satisfaisants puisqu’il s’agit le plus souvent d’une problématique esthétique et non de santé.
La prise en charge d’une perruque : comment ça marche ?
Si la prothèse capillaire est prescrite dans le cadre d’une maladie ou d’un traitement médical, le médecin doit vous fournir une ordonnance pour cela. Le papier en main, vous devrez ensuite réserver un rendez-vous dans un centre capillaire agréé afin d’obtenir un devis et d’essayer les perruques avec le professionnel.
Une fois votre choix effectué, ce dernier devra alors remplir une feuille de soins. À la suite de cela, il ne vous restera plus qu’à envoyer cette feuille de soins, accompagnée de la facture de la prothèse capillaire, à votre Assurance Maladie pour profiter d’un remboursement.
Greffe de cheveux ou prothèse capillaire : quels remboursements espérer ?
Parmi les solutions les plus prisées par les personnes sujettes à une calvitie, nous pouvons retrouver la greffe de cheveux et la prothèse capillaire. De la Sécurité sociale à la mutuelle santé, découvrez quelle prise en charge espérer pour ces deux solutions.
Remboursement de la Sécurité sociale
La Sécurité sociale permet de faciliter l’accès aux soins, des examens médicaux aux prescriptions médicamenteuses. En revanche, les prestations réalisées dans un but purement esthétique ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. De ce fait, la greffe de cheveux ne peut l’être, à moins qu’elle soit réalisée dans le cadre d’une alopécie cicatricielle. Dans ce cas, la perte de cheveux est définitive puisqu’elle est liée à une destruction des follicules pileux provoquée par une brûlure, une radiothérapie, une affection de la peau, et plus encore. Il est alors possible de demander un remboursement auprès de la Sécurité sociale.
En ce qui concerne la prothèse capillaire, il faut savoir que la Sécurité sociale a prévu un tableau de remboursement précis pour cela. Toutefois, les bases de remboursement choisies ne peuvent fonctionner que dans le cadre d’une maladie ou du traitement d’une maladie, comme la chimiothérapie. La classe de la prothèse capillaire est déterminante puisque la base de remboursement est de 350 euros pour une classe I et de 250 euros pour une classe II. De son côté, la prothèse capillaire partielle est prise en charge à hauteur de 125 euros.
Si vous ne vous trouvez pas dans l’une des situations évoquées précédemment, vous devrez vous tourner vers votre mutuelle santé pour vos remboursements.
Remboursement d’une mutuelle santé
De la greffe de cheveux au port d’une perruque, ces solutions affichent toujours des tarifs importants. La Sécurité sociale ne les prend pas en charge (sauf maladie), mais sont-elles mieux couvertes par les complémentaires santé ? En réalité, peu de mutuelles proposent des garanties liées à la calvitie. Il est par conséquent important de bien comparer les garanties proposées par les mutuelles avant de faire votre choix.
En revanche, si la calvitie est conséquente à une maladie ou à une chimiothérapie, il faut savoir que les mutuelles santé offrent un bien meilleur remboursement. Par exemple, votre reste à charge peut s’élever jusqu’à 450 euros avec une prothèse capillaire de classe II. Dans ce cas, certaines complémentaires santé se montrent plus généreuses et peuvent aller jusqu’à rembourser l’ensemble de votre reste à charge.
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Source de l’article : Remboursement calvitie : prise en charge de la Sécurité sociale et la mutuelle santé ?
Questions fréquentes sur le remboursement de la calvitie par la mutuelle
La greffe de cheveux est une chirurgie esthétique qui permet de réimplanter vos propres follicules pileux depuis une zone dense (souvent l’arrière du crâne) vers une zone dégarnie. Elle est principalement indiquée en cas de calvitie d’origine androgénétique.
Deux techniques existent : la FUT, avec prélèvement d’une bande de cuir chevelu, et la FUE, où les greffons sont extraits un à un. Le choix dépend de la taille de la zone à traiter et du nombre de greffons nécessaires. La repousse est progressive : les premiers résultats apparaissent après quelques mois, et le rendu final entre 12 et 18 mois.
Avant d’envisager une greffe de cheveux, il est conseillé de consulter un médecin spécialisé pour confirmer l’indication et comparer les alternatives de traitement de la calvitie.
En règle générale, la greffe de cheveux est considérée comme un acte esthétique et n’ouvre pas droit au remboursement par la Sécurité sociale.
Des exceptions existent : la prise en charge peut être partielle si la perte de cheveux est due à une maladie (comme l’alopécie cicatricielle), à un traitement lourd (chimiothérapie, radiothérapie) ou à un accident. Dans ce cas, un dossier médical doit être déposé auprès de la CPAM. La décision dépendra des critères de prise en charge retenus par l’Assurance Maladie.
Il est donc essentiel de se renseigner en amont sur les possibilités de remboursement de la greffe de cheveux si la perte de cheveux est liée à une cause médicale.
Quand la greffe de cheveux n’est pas prise en charge, plusieurs solutions permettent de faciliter son financement. Certaines cliniques proposent des facilités de paiement via des crédits santé. D’autres affichent des forfaits ajustés en fonction du nombre de greffons ou de la zone à traiter.
Une complémentaire santé adaptée à vos besoins peut, dans de rares cas, prévoir un remboursement partiel si la greffe est médicalement justifiée. Il est donc utile de vérifier les conditions prévues dans votre contrat, voire de souscrire une nouvelle mutuelle si elle propose une meilleure indemnisation des actes liés au traitement.
Enfin, n’hésitez pas à utiliser un comparateur pour évaluer les offres, car les prix peuvent varier fortement d’une clinique à l’autre (parfois jusqu’à 10 000 euros selon les cas).
Ces deux termes sont souvent confondus, mais ils ne désignent pas la même chose. La greffe capillaire est une intervention médicale qui repositionne vos propres follicules et permet une repousse durable et naturelle.
Les implants capillaires, en revanche, correspondent plutôt à des prothèses ou perruques fixées sur le cuir chevelu. Leur résultat dépend du type de prothèse choisi, avec des ajustements réguliers nécessaires. Ils ne traitent pas la calvitie mais apportent une solution esthétique temporaire.
En résumé, la greffe est une solution définitive pour traiter la calvitie, tandis que l’implant est une alternative non médicale, modulable selon vos besoins.