Crédit immobilier : le rôle du co-emprunteur dans l’achat
La durée moyenne des nouveaux crédits immobiliers atteignait 246 mois en 2023. Pour sécuriser cet engagement de long terme, de nombreux acquéreurs n’hésitent pas à unir leurs forces et à devenir co-emprunteurs. Un prêt sur plusieurs têtes comporte toutefois certaines spécificités à bien appréhender. L’essentiel pour tout comprendre avec Alptis Assurances.
Modifié le 29 décembre 2025
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Qu’est-ce qu’un co-emprunteur en crédit immobilier ?
Le co-emprunteur, dans le contexte d’un achat immobilier, est une personne s’engageant conjointement avec un autre emprunteur par la signature du contrat de prêt.
Tout particulier est libre de s’associer avec la personne de son choix pour souscrire un crédit. Le lien entre les co-emprunteurs d’un crédit peut être de toute nature. Dans la grande majorité des cas, il s’agit :
- Des deux membres d’un couple (marié, pacsé, en concubinage…). Les deux conjoints mettent en commun leurs ressources pour financer l’acquisition du bien – souvent leur résidence principale.
- D’un parent ou d’un autre membre de la famille. Il s’agit alors d’une solidarité intergénérationnelle, afin d’aider un enfant ou parfois un ascendant à accéder à la propriété.
- D’un ami – plus rarement. Cette configuration se rencontre notamment pour l’achat d’un logement de villégiature à plusieurs.
Bon à savoir : Un co-emprunteur n’est pas toujours co-acquéreur
La signature d’une offre de prêt est distincte de celle de l’acte de vente du bien immobilier. En d’autres termes, un parent peut par exemple souscrire un emprunt conjointement avec son enfant pour contribuer au financement, sans pour autant se porter co-acquéreur du logement.
Pourquoi emprunter à plusieurs ?
L’ajout d’un co-emprunteur est une stratégie efficace pour convaincre la banque de soutenir un projet d’acquisition. L’établissement prêteur prend en considération l’ensemble de leurs revenus et dettes. Il procède ensuite à une analyse classique du niveau de risque du dossier, en examinant :
- Le taux d’endettement global des deux co-emprunteurs.
- Le montant de leur apport personnel.
- Leur reste à vivre après paiement de la mensualité.
Cette consolidation des ressources financières augmente de facto la capacité d’emprunt globale, et donc le pouvoir d’achat immobilier des co-emprunteurs.
La présence de deux co-emprunteurs constitue une sécurité supplémentaire pour la banque. En cas de difficultés financières de l’un des emprunteurs, l’autre peut compenser. Cela incite les établissements financiers à accorder un taux d’intérêt plus bas.
Quelles sont les obligations des co-emprunteurs ?
Chaque co-emprunteur s’engage à contribuer au remboursement du crédit. En pratique, la répartition de l’effort financier entre les co-emprunteurs relève de leur seule responsabilité et d’un arrangement personnel.
Une clause de solidarité est incluse la plupart du temps dans l’offre de prêt. Chaque co-emprunteur s’engage alors à prendre en charge l’intégralité des remboursements si l’autre est dans l’incapacité d’honorer sa part. En cas de défaut de paiement, la banque peut se retourner vers chacun des co-emprunteurs sans distinction.
La souscription d’un crédit immobilier à plusieurs n’est pas une démarche anodine. Elle implique de bien saisir l’étendue de votre engagement.
Comment assurer un prêt immobilier avec plusieurs emprunteurs ?
La souscription d’une assurance emprunteur est une formalité non obligatoire, mais exigée systématiquement par la banque. Dans le cas d’un emprunteur unique, ce dernier doit se couvrir pour 100 % de la somme empruntée. Pour un emprunt à plusieurs, le contrat doit toujours couvrir un minimum de 100 %, mais il est alors possible de répartir le risque entre les co-emprunteurs. C’est la notion de quotité d’assurance.
La quotité représente la part du capital assuré pour chaque co-emprunteur. Cette répartition relève du libre choix des emprunteurs, mais une quotité minimum par assurée peut aussi être demandée par la banque prêteuse. Cette répartition peut être basée sur la contribution respective de chacun au remboursement, ou encore sur leur niveau de revenu. Par exemple :
- Avec une quotité de 50/50, l’assurance prendra en charge 50 % de la mensualité si un sinistre (décès, invalidité…) touche un seul des deux co-emprunteurs.
- Une répartition différente peut être choisie, comme 70/30 ou 60/40.
- La somme des 2 quotités peut dépasser 100 %. Une protection dite à « 100 % par tête », soit 200 % au total, offre la plus grande sécurité. En cas d’accident touchant l’un des co-emprunteurs, l’assurance prend en charge la totalité de la mensualité.
L’ajustement de la quotité d’assurance selon les besoins spécifiques de chaque co-emprunteur permet une réelle flexibilité de l’assurance de prêt.
Les co-emprunteurs peuvent bénéficier d’un taux d’assurance plus favorable en choisissant un contrat concurrent à celui de la banque. Découvrez les offres Alptis Assurances pour faire des économies !
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Questions fréquentes sur le crédit immobilier avec un co emprunteur
Contracter un prêt avec un co-emprunteur, c’est s’engager à deux pour un même projet : souvent un achat immobilier, mais aussi un prêt personnel ou un crédit à la consommation. Chaque emprunteur est également responsable du remboursement, quels que soient les revenus ou la répartition des mensualités dans le foyer.
Ce type de contrat de crédit à deux permet de :
- Augmenter la capacité d’emprunt, en cumulant les revenus
- Accéder à des conditions de crédit plus avantageuses, grâce à une répartition du risque
- Faciliter la souscription à un crédit même avec un apport initial modeste
La présence d’un co-emprunteur rassure souvent les organismes de crédit, ce qui peut accélérer l’acceptation de la demande de crédit.
Un co-emprunteur est une personne majeure qui s’engage formellement, aux côtés de l’emprunteur principal, à rembourser le prêt. Il peut s’agir :
- D’un conjoint ou partenaire (marié, pacsé ou en concubinage)
- D’un parent, d’un ami ou d’un associé
Le co-emprunteur doit disposer de revenus stables et suffisants, et ses capacités de remboursement sont évaluées de la même façon que pour l’emprunteur principal.
Choisir un crédit avec un co-emprunteur, c’est bénéficier d’atouts concrets :
- Une meilleure capacité d’endettement
- Des taux plus compétitifs, car le risque est partagé
- Une solution pour accéder à un crédit même avec un profil financier moyen
- Un partage de responsabilité qui peut être rassurant
Souscrire un prêt à deux est donc souvent stratégique pour franchir plus sereinement une étape importante de vie.
Un co-emprunteur est solidaire du remboursement de la totalité du crédit, et ce même en cas de défaillance de l’autre emprunteur. Cette solidarité est inscrite dans la signature du contrat de crédit.
En clair, le co-emprunteur doit continuer à rembourser seul si l’autre ne peut plus honorer sa part. Il figure également sur tous les documents contractuels, avec les mêmes droits et obligations.
Oui, le co-emprunteur peut faire un autre crédit, mais l’acceptation dépend de sa situation financière globale. Les établissements de crédit analysent notamment :
- Le montant des revenus
- Le taux d’endettement total (incluant le prêt co-emprunté)
- Le reste à vivre
Selon les recommandations de la Banque de France, il est conseillé de ne pas dépasser 35 % de taux d’endettement. Il faut donc bien mesurer les conséquences d’un crédit contracté à deux sur ses futurs projets financiers.
La séparation d’un couple de co-emprunteurs ne met pas fin à leurs obligations. Chacun reste tenu de rembourser le crédit en cours, indépendamment de leur situation conjugale (divorce, rupture de PACS, séparation).
Les solutions les plus fréquentes sont :
- La revente du bien pour solder le crédit
- Le rachat de part du crédit par l’un des deux
- Une demande de désolidarisation, sous conditions
Un co-emprunteur peut demander une désolidarisation, mais ce n’est ni automatique ni garanti. Trois scénarios sont possibles :
- Rembourser le crédit par anticipation, souvent après la vente du bien
- Faire une demande formelle à la banque, qui devra valider la désolidarisation avec l’accord de toutes les parties
- Fournir une garantie supplémentaire (caution, hypothèque…) en remplacement
Dans tous les cas, les organismes de prêt doivent donner leur accord avant toute modification du contrat.
Sources de l’article : Le rôle du co-emprunteur dans l’achat immobilier