Le régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PamC)
Vous êtes praticien ou auxiliaire médical et souhaitez exercer en tant que libéral ? Dans le cas où vous pratiquez les tarifs conventionnés par l’assurance maladie, vous avez la possibilité de dépendre d’un régime de protection sociale spécifique, appelé régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PamC). Conditions à remplir, modalités des protections sociales, avantages, démarches d’adhésion : nous faisons le point pour vous sur le système PamC.
Modifié le 15 décembre 2025
Sommaire de l'article :
Qui relève du régime PamC ?
Afin de pouvoir prétendre au régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, il est nécessaire, en tant que professionnel de santé, de répondre à plusieurs critères.
Les bénéficiaires du régime PamC
La première condition vous ouvrant le droit à ce système de protection sociale est votre corps de métier. En effet, il vous faut exercer l’une des professions suivantes :
- Médecin de secteur 1 — ou de secteur 2 lors de votre 1ʳᵉ installation en libéral ;
- Chirurgien-dentiste ;
- Sage-femme ;
- Étudiant en médecine remplaçant un docteur en médecine — à condition d’avoir validé au moins votre diplôme de fin de 2ᵉ année ;
- Auxiliaire médical (infirmier, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue, masseur-kinésithérapeute).
Vous devez, de plus, pratiquer une activité professionnelle non salariée, c’est-à-dire libérale, et avoir adhéré à la convention collective conclue avec l’Assurance maladie. Votre pratique étant encadrée, vous vous engagez à respecter les règles de tarification imposées par l’organisme.
Le cas des médecins de secteur 2 et des pédicures podologues
En tant que médecin de secteur 2 ou pédicure podologue, vous bénéficiez d’un droit d’option entre le régime PamC et le régime des travailleurs indépendants hors PamC (TI PL). Notez, toutefois, que depuis la création d’un dispositif d’indemnités journalières pour les PamC le 1ᵉʳ juillet 2021, les différences entre les deux régimes demeurent faibles :
- Taux de cotisations URSSAF : S’ajoute aux autres cotisations, du côté de la PamC, la “contribution additionnelle maladie sur les revenus en dépassement d’honoraire et autres revenus” à un taux de 3,25 % ;
- Prise en charge de la CPAM sur les cotisations URSSAF : Si vous êtes pédicure podologue et que vous optez pour la PamC, vous bénéficiez d’une prise en charge des cotisations URSAFF de 6,4 % sur vos revenus conventionnés. Vous n’avez pas de prise en charge du côté du régime des indépendants.
Votre choix est définitif et doit être pris lors de votre installation. Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le comparateur de régime établi par l’URSSAF.
Quelle protection sociale offre le régime PamC ?
Dès lors que vous vous êtes acquitté de vos cotisations auprès de l’URSSAF, le régime PamC vous permet de prétendre à différents avantages. Tout d’abord, et au même titre que n’importe quel autre assuré, vous bénéficiez d’un remboursement de vos frais de santé en cas de maladie ou de maternité. Des indemnités journalières maladie peuvent également vous être versées durant les 90 premiers jours d’arrêt.
Dans le cadre d’un congé maternité, paternité, d’adoption ou d’un arrêt de travail lié à la grossesse, vous pouvez aussi profiter du versement d’allocations spécifiques ou d’indemnités. Vos proches sont, par ailleurs, en cas de départ durable, protégés par le capital décès proposé par l’Assurance maladie.
PamC : un régime qui s’adapte à votre situation
Cessation d’activité, arrêt de travail, accident de travail ou maladie professionnelle : afin de répondre au mieux à votre situation, le régime PamC vous propose une protection sociale qui s’adapte à certains cas exceptionnels.
Vous disposez d’un arrêt de travail pour maladie
Comme mentionné précédemment, en cas d’arrêt de travail pour maladie, la PamC vous donne la possibilité depuis juillet 2021 d’être indemnisé durant les 90 premiers jours. Il vous faut toutefois être affilié depuis au moins une année au titre de votre activité professionnelle.
Vous cessez votre activité
Dans le cas où vous faites le choix de cesser votre activité libérale et que vous résidez dans le pays de façon stable et régulière, vous pouvez continuer à bénéficier du remboursement de vos dépenses de santé dans le cadre de la maladie ou de la maternité. Il vous faut, pour cela, faire parvenir une demande d’”affiliation sur critère de résidence” à votre caisse d’Assurance maladie.
Vous pourrez par ailleurs, si vous êtes à jour dans le paiement de vos cotisations, percevoir les allocations spécifiques en cas de congé maternité, paternité, d’adoption ou d’arrêt de travail lié à la grossesse pour une durée d’un an suivant la date de votre cessation.
Vous êtes victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle
Bien que vous bénéficiiez de la prise en charge habituelle de vos frais de santé, les accidents du travail et les maladies professionnelles ne sont pas automatiquement couverts par le régime PamC. Néanmoins, il est possible pour vous de vous prémunir de ces risques en souscrivant une assurance volontaire contre le risque accident du travail et maladie professionnelle (AT/MP).
Renseignez-vous directement auprès de votre assurance maladie afin de bénéficier de prestations plus étendues (remboursement total de vos frais de santé liés à l’accident ou la maladie au travail, versement d’indemnités en capital ou d’une rente en cas d’incapacité permanente…).
Comment bénéficier du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés ?
Au moment de votre installation en tant que professionnel de santé libéral, il vous faudra vous déclarer auprès de votre caisse d’Assurance maladie. Celle-ci se chargera alors de vous faire parvenir votre numéro de praticien. Dans le cas où vous n’êtes ni médecin de secteur 2, ni pédicure podologue, votre affiliation au régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés se fait de manière automatique.
Vous serez alors tenu de remplir chaque année une déclaration sociale (DS PAMC) visant à calculer le montant de vos cotisations sociales (maladie, allocations familiales, CSG, CRDS, CURPS, retraite…) variant en fonction de vos revenus.
Questions fréquentes sur le régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PamC)
Le régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PamC) s’adresse aux professionnels de santé en exercice libéral relevant du régime général de la Sécurité sociale. Il concerne les praticiens et auxiliaires médicaux exerçant sous convention (secteur 1 ou secteur 2) ou dans le cadre de remplacements. Contrairement aux indépendants classiques, les affiliés au PamC bénéficient de règles spécifiques pour la prise en charge de leurs frais de santé, ainsi que pour les prestations maternité et indemnités journalières. Si vous êtes médecin, sage-femme, infirmier ou pédicure-podologue conventionné, vous relevez très probablement de ce régime.
Les professionnels relevant du régime PamC doivent s’acquitter de cotisations sociales obligatoires : assurance maladie, allocations familiales, retraite de base et complémentaire, CSG-CRDS. Ces cotisations sont généralement calculées sur les revenus professionnels, avec un forfait simplifié lors de la première année d’activité. Vous cotisez auprès de l’URSSAF et de votre caisse de retraite dédiée (comme la CARMF pour les médecins ou la CARPIMKO pour les auxiliaires médicaux). Les revenus sont à déclarer chaque année pour ajuster le montant des cotisations. Ce fonctionnement est distinct de celui des professions libérales non conventionnées.
Pour bénéficier d’indemnités journalières (IJ) en cas d’arrêt de travail ou de congé maternité/paternité, vous devez être à jour de vos cotisations PamC et remplir les conditions prévues par l’Assurance maladie. Cela inclut une durée minimale d’activité et de cotisation. En maternité, les droits varient selon votre ancienneté, vos revenus et votre régime d’affiliation. Le versement est conditionné à la transmission de justificatifs et à la validation des formulaires requis. Il est conseillé de contacter votre CPAM dès le début de votre congé pour connaître les démarches à effectuer et les délais à respecter.
À votre installation, vous devez déclarer votre activité via le guichet des formalités des entreprises. Cette déclaration permet de vous affilier à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) compétente et à l’URSSAF. Il est essentiel de préciser si vous exercez en tant que praticien ou auxiliaire médical conventionné afin d’être correctement rattaché au régime PamC. Vous recevrez ensuite un échéancier pour le paiement des cotisations sociales, qui pourront être forfaitaires la première année, puis ajustées après votre première déclaration de revenus. En cas d’exercice en secteur 2 ou sous statut de remplaçant, des démarches complémentaires peuvent être demandées par la CPAM ou votre ARS.
Un retard de paiement peut entraîner l’application de pénalités, de majorations, voire une suspension temporaire des droits (IJ, maternité, prise en charge). En cas de difficulté financière, il est possible de demander un échéancier auprès de l’URSSAF ou de solliciter un aménagement de paiement. Certaines caisses acceptent, sous conditions, une remise partielle de dettes sociales, notamment en cas de force majeure. Régulariser rapidement votre situation permet d’éviter une dégradation de vos droits sociaux, notamment si vous êtes en attente d’indemnisation ou d’un remboursement lié à la Sécurité sociale.