PER ou assurance-vie : quelle solution choisir selon son objectif ?
Le Plan d’Epargne Retraite (PER) et l’assurance vie font partie des solutions les plus utilisées pour préparer sa retraite. Elles permettent de se constituer une épargne sur le long terme, mais leur fonctionnement, leur fiscalité et leurs objectifs sont différents.
Dans cet article, nous allons comparer leurs atouts respectifs afin de vous aider à choisir la solution la plus adaptée à vos besoins.
Modifié le 17 avril 2026
Sommaire de l'article :
- Qu’est-ce que le Plan Epargne Retraite (PER) ?
- Qu’est-ce qu’une assurance-vie ?
- Tableau comparatif des principales caractéristiques
- PER ou assurance-vie : quelle solution choisir et pour quel objectif ?
- PER et assurance-vie deux solutions complémentaires plus que concurrentes
- Questions fréquentes sur quelles solutions choisir selon son objectif ?
Épargne Retraite
L’offre PERin (Plan d’Epargne Retraite Individuel) est une solution simple, flexible et performante qui s’adapte à vos projets.
Qu’est-ce que le Plan Epargne Retraite (PER) ?
Comment fonctionne le PER ?
Le PER est un produit d’épargne qui permet de se constituer un capital tout au long de la vie active pour préparer sa retraite.
Il existe trois types de PER :
- le PER individuel (PERin), accessible à tous,
- le PER d’entreprise collectif, mis en place par l’employeur,
- le PER d’entreprise obligatoire, réservé à certaines catégories de salariés.
Le PER peut être alimenté par des versements volontaires, et selon le type de contrat, par des versements issus de l’entreprise (intéressement, participation, abondement…).
Quels sont les avantages et inconvénients du PER ?
Le PER présente plusieurs avantages :
-
- Les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, ce qui permet de réduire immédiatement son impôt.
- À la retraite, vous pouvez choisir de récupérer votre épargne sous forme de capital, de rente, ou d’un mix des deux. Pour en savoir plus, consultez notre article « PER : quelle sortie choisir entre rente ou capital ? »
- Il est possible de transférer sur un PERin des fonds issus de l’épargne salariale ou de contrats retraite à versements obligatoires. Cela permet de regrouper l’ensemble de votre épargne retraite au même endroit, notamment si vous avez changé d’entreprise, et d’éviter de multiplier les contrats.
En revanche, l’épargne accumulée est bloquée jusqu’au départ à la retraite (sauf dans certains cas de déblocage anticipé, comme l’achat de la résidence principale ou en cas d’accident de la vie). La fiscalité à la sortie peut également être complexe à anticiper, car elle dépend des choix effectués à l’entrée et du mode de sortie retenu. Enfin, le rendement n’est pas garanti et varie selon les supports d’investissement sélectionnés.
Quelle fiscalité pour le PER ?
Pendant la phase d’épargne :
- Les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite d’un plafond, généralement autour de 10 % du revenu net imposable (selon les plafonds annuels en vigueur).
- Les gains générés (intérêts, plus-values) ne sont pas imposés tant que l’épargne reste investie sur le PER.
À la sortie :
La fiscalité dépend à la fois du mode de sortie (rente ou capital) et du choix effectué à l’entrée (versements défiscalisés ou non).
En cas de sortie en rente :
- si vos versements ont été défiscalisés, la rente est imposée comme une pension de retraite, avec un abattement de 10 %, et des prélèvements sociaux appliqués sur une fraction de la rente selon votre âge.
- si vos versements n’ont pas été défiscalisés, seule une partie de la rente est imposable, selon un pourcentage lié à votre âge, ce qui peut être fiscalement plus avantageux.
En cas de sortie en capital, les versements volontaires défiscalisés sont soumis à l’impôt sur le revenu, tandis que les gains sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.
Pour comprendre en détail les différences entre ces options et choisir la plus adaptée à votre situation, consultez notre article « PER : quelle sortie choisir entre rente ou capital ? ».
Qu’est-ce qu’une assurance-vie ?
Principes et fonctionnement de l’assurance-vie
L’assurance-vie est un contrat d’épargne et d’assurance qui permet de se constituer un capital sur le long terme. Elle répond à deux objectifs principaux : faire fructifier son épargne et transmettre un capital à des bénéficiaires désignés en cas de décès.
Il existe plusieurs types de supports :
- les fonds en euros, avec un capital garanti,
- les unités de compte, plus risquées mais potentiellement plus performantes,
- les contrats multisupports, qui combinent les deux.
Quels sont les avantages et inconvénients de l’assurance-vie ?
L’assurance-vie est une solution d’épargne souple :
- Vous choisissez librement vos versements et pouvez retirer votre argent à tout moment.
- Elle permet de transmettre un capital à des bénéficiaires désignés, en dehors du cadre classique de la succession.
Elle s’inscrit néanmoins dans une logique de long terme. Même si votre épargne reste disponible à tout moment, la fiscalité devient nettement plus avantageuse après 8 ans.
De plus, certains contrats peuvent prévoir des frais sur les versements (jusqu’à 5%) ainsi que des frais de gestion annuels (environ 1%).
Tout comme pour le PER, le rendement du contrat n’est pas garanti et varie selon les supports d’investissement sélectionnés.
Quelle fiscalité pour l’assurance vie ?
Les versements réalisés ne sont pas déductibles du revenu imposable (contrairement au PER) et les gains ne sont pas soumis à l’impôt tant qu’ils restent investis pendant la phase d’épargne.
En cas de retrait, la fiscalité dépend de la date à laquelle les primes ont été payées et de la durée du contrat :
En cas de primes versées jusqu’au 26 septembre 2017 : les gains sont soumis à l’impôt sur le revenu selon le barème progressif ou au prélèvement forfaitaire libératoire (PFL). Les taux de PFL sont de :
- 35% si la durée du contrat est inférieure à 4 ans
- 15% si la durée du contrat est située entre 4 et 8 ans ;
- 7,5% si la durée est égale ou supérieure à 8 ans.
En cas de primes versées à compter du 27 septembre 2017 : les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL) :
- 12,8% si la durée du contrat est inférieure à 8 ans
- 7,5% si la durée du contrat est supérieure ou égale à 8 ans.
En cas de décès, les primes perçues peuvent être soumises aux droits de succession pour les primes versées après 70 ans et supérieures à 30 500€ ; ou à un prélèvement de 20%.
Tableau comparatif des principales caractéristiques
| Critères | PER | Assurance-vie |
|---|---|---|
| Objectif principal | Préparation de la retraite | Épargne et transmission |
| Fiscalité des versements | Déductibles du revenu imposable | Non déductibles |
| Disponibilité de l’épargne | Bloquée jusqu’à la retraite sauf cas particuliers | Possible à tout moment |
| Modalités de sortie | Au choix : rente, capital ou un mix entre les deux | Au choix : partiel ou total |
| Fiscalité à la sortie | Si sortie en rente : le traitement fiscal varie selon que vos versements ont été déduits ou non. Si sortie en capital : les versements déduits sont soumis à l’impôt sur le revenu, et les gains au PFU de 31,4 % | Avant 8 ans : imposition du rendement entre 15% et 35% Après 8 ans : imposition plus avantageuse à 7,5% |
| Héritage en cas de décès | Si sortie en capital : héritage classique Si sortie en rente : pas de transmission aux héritiers ; sauf en cas de rente réversible au conjoint ou rente avec annuités garanties | Transmission possible hors succession via la clause bénéficiaire |
PER ou assurance-vie : quelle solution choisir et pour quel objectif ?
Le choix dépend avant tout de votre objectif.
- Pour réduire votre impôt immédiatement : le PER est plus intéressant grâce à la déductibilité des versements.
- Pour faire fructifier votre épargne avec flexibilité : l’assurance-vie est souvent plus adaptée, notamment grâce à sa disponibilité et à sa fiscalité après 8 ans. Le PER reste toutefois pertinent dans une logique de long terme, avec la retraite comme horizon.
- Pour transmettre un capital : l’assurance-vie est avantageuse grâce à la clause bénéficiaire.
- Pour diversifier votre épargne, il est pertinent de combiner les deux. L’assurance-vie permet de répartir votre épargne entre sécurité et performance, tandis que le PER vous aide à préparer votre retraite dans un cadre fiscal optimisé.
PER et assurance-vie deux solutions complémentaires plus que concurrentes
Il est tout à fait possible de combiner un PER et une assurance-vie pour tirer pleinement parti de leurs complémentarités. Le PER vous permet de préparer efficacement votre retraite tout en bénéficiant d’un avantage fiscal à l’entrée, tandis que l’assurance-vie vous apporte de la souplesse, de la disponibilité et un cadre optimisé pour la transmission de votre patrimoine.
Cette approche permet de répartir votre épargne selon différents objectifs : sécuriser un complément de revenus pour la retraite, financer des projets à moyen ou long terme, et organiser la transmission de votre capital.
L’important reste d’adopter une stratégie d’épargne régulière, en choisissant des solutions adaptées à votre situation personnelle, à votre horizon de placement et à vos objectifs.
Pour construire une stratégie sur mesure et optimiser votre épargne, vous pouvez vous rapprocher d’un conseiller Alptis.
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- Flexibilité à la sortie,
- Avantages fiscaux
Questions fréquentes sur quelles solutions choisir selon son objectif ?
Oui, il est possible de cumuler les deux. Cela permet de diversifier votre épargne et d’optimiser les avantages de chaque solution.
Le PER est souvent intéressant pour les travailleurs non-salariés grâce à la déductibilité des versements. Cependant, les deux solutions restent complémentaires. Il est recommandé de faire le point avec un conseiller.
Les versements sur un PER ne sont pas plafonnés. En revanche, la déductibilité fiscale est encadrée par des limites.
- Pour les salariés, elle correspond généralement à 10 % des revenus professionnels (avec un plafond annuel).
- Pour les travailleurs non-salariés (TNS), le plafond est de 4 710€ et peut être majoré s’il n’a pas été utilisé au cours des 5 années précédentes.
De son côté, l’assurance-vie ne prévoit pas de limite légale de versement. Toutefois, certains contrats peuvent fixer des plafonds en fonction du profil de l’épargnant ou des conditions propres à l’assureur.
L’assurance vie est une solution flexible, qui permet de retirer son épargne à tout moment, mais avec une fiscalité moins avantageuse dans une logique de retraite. Le PERin, quant à lui, est bloqué jusqu’au départ à la retraite (hors cas de déblocage anticipé), mais offre une fiscalité attractive à l’entrée et un cadre structuré pour se constituer un complément de revenus.
Source : PER ou assurance-vie : quelle solution choisir selon son objectif ?
- https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F36526/0
- https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F36526/0?idFicheParent=F34982
- https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/jai-effectue-des-retraits-sur-mon-contrat-dassurance-vie-quelles-sont-les
- https://www.impots.gouv.fr/international-particulier/questions/comment-sont-imposees-les-assurances-vie-en-cas-de-deces-du
- https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14709
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