Le régime des professions libérales non PamC
Depuis la dissolution du régime des indépendants (RSI), deux choix de régime de santé se présentent aux professionnels libéraux en fonction de leur statut. En effet, si la plupart des praticiens et auxiliaires médicaux libéraux rejoignent le régime PamC, les autres professions libérales — et certains professionnels de santé — s’affilient au régime des professions libérales non PamC. Nous avons dressé pour vous les avantages, les modalités et les démarches d’adhésion à cette Sécurité sociale des indépendants, intégrée, depuis 2020, au régime général de la Sécurité sociale.
Modifié le 05 janvier 2026
Sommaire de l'article :
Qu’est-ce que le régime des professions libérales non PamC ?
Auparavant gérée par le régime des indépendants (RSI), la protection sociale des travailleurs non-salariés — dont les travailleurs libéraux — a, depuis 2020, été intégrée au régime de base obligatoire de la Sécurité sociale. Ce changement repose sur une volonté de simplification de la gestion et du suivi de la protection d’une majorité de la population française — indépendants comme salariés — tout au long de leur vie. Les professions libérales non PamC sont ainsi, depuis cette date, rattachées à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), appartenant au régime général.
Si l’on parle de “régime des professions libérales non PamC », c’est parce qu’il existe également un système de protection sociale spécialement destiné aux praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés exerçant en libéral. Ces professionnels de santé libéraux relèvent, en effet, de ce régime particulier PamC, bien que, nous le verrons, certaines exceptions demeurent.
À qui s’adresse ce régime ?
Le régime des professions libérales non PamC, aussi nommé régime des travailleurs indépendants – profession libérale (TI PL), est destiné à l’ensemble des activités non-salariées de nature intellectuelle, technique, juridique et — selon les cas — médicale.
Les professionnels libéraux hors PamC
Est considéré comme professionnel libéral l’ensemble des travailleurs qui exercent une activité de manière indépendante, sous leur propre responsabilité. Les prestations proposées sont ainsi principalement de l’ordre du juridique, de la technique ou encore du soin. Nous pouvons retrouver :
- Des architectes
- Des avocats
- Des experts-comptables
- Des psychothérapeutes
- Des géomètres
- Des mandataires judiciaires
- Des professionnels médicaux
- etc.
Outre le cas des praticiens de santé sur lequel nous reviendrons, toutes les autres professions libérales sont soumises au régime de base des travailleurs indépendants, géré par le régime général de la Sécurité sociale.
Les médecins de secteur 2 et les pédicures podologues
Les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés — c’est-à-dire adhérents à la convention sociale de l’assurance maladie — sont affiliés à un régime de protection sociale particulier appelé PamC. Deux exceptions sont toutefois à relever.
En effet, les médecins de secteur 2 et les pédicures podologues disposent d’un droit d’option quant à leur régime social. Au moment de leur installation, ils auront la possibilité de choisir entre le régime PamC ou le régime des professions libérales non PamC, autrement dit le régime général des travailleurs indépendants rattaché au régime général de la Sécurité sociale.
L’une des principales différences entre les deux régimes demeure dans la prise en charge d’une partie de la cotisation maladie par l’assurance maladie qui n’advient que dans le cas de l’affiliation au régime PamC.
Quels sont les avantages du régime des professions libérales non PamC ?
En étant affilié au régime des travailleurs indépendants en tant que professionnel libéral, vous bénéficiez, de fait, de presque toutes les prestations du régime de base de l’assurance maladie. Ainsi, vos frais de santé dans le cadre de la maladie ou de la maternité sont remboursés au même titre que n’importe quel autre assuré — salarié ou indépendant.
Depuis juillet 2021, vous pouvez également toucher des indemnités journalières durant les 90 premiers jours d’un arrêt de travail, après un délai de carence de trois jours.
En cas de maternité, de paternité, d’adoption ou d’incapacité physique liée à la grossesse, des indemnités ou des allocations spécifiques peuvent aussi vous être versées. Enfin, en cas de décès, vos proches pourront percevoir un capital.
Bien que les avantages soient proches de ceux du régime général de la Sécurité sociale, la Sécurité sociale des indépendants n’offre pas de prestations liées aux risques professionnels que sont les accidents du travail et les maladies professionnelles. Vous devez, en effet, souscrire une assurance supplémentaire appelée “assurance volontaire AT / MP” pour bénéficier d’une couverture face aux risques précédemment évoqués.
Les démarches d’affiliation à la protection sociale des indépendants hors PamC
Pour pouvoir être affilié au régime de la Sécurité sociale des indépendants, il vous faut tout d’abord déclarer votre activité libérale au moment de votre installation. L’URSSAF se chargera de procéder automatiquement à votre affiliation auprès de l’assurance maladie, à l’exception des médecins de secteur 2 et des pédicures podologues qui devront choisir entre le régime PamC ou hors PamC.
Afin de finaliser votre affiliation à ce régime, il vous faudra, par ailleurs, vous acquitter de vos cotisations sociales. À partir de la seconde année, le montant des cotisations est calculé sur la base de vos revenus professionnels de l’année précédente. Parmi les cotisations et contributions obligatoires, nous pouvons retrouver : l’assurance maladie, la maternité, la retraite de base et complémentaire, l’assurance vieillesse, les allocations familiales ou encore la formation professionnelle et la CSG/CRDS.
En tant que professionnel libéral, les prestations versées par votre régime obligatoire sont bien souvent insuffisantes pour maintenir votre niveau de vie. Aussi, pour bénéficier d’une couverture financière optimale face aux aléas de la vie, vous avez la possibilité de souscrire un contrat de prévoyance. Avec nos offres de prévoyance Solution Professions Indépendantes et Prévoyance Pro +, vous bénéficiez de nombreux avantages s’ajustant à votre situation de professionnel libéral. Meilleur maintien des revenus et indemnisation supplémentaire pour payer vos frais en cas d’arrêt de travail, prise en charge des pathologies d’origine psychopathologique, indemnisation rapide : nous vous offrons des solutions qui s’adaptent à vos besoins !
Questions fréquentes sur la sécurité sociale des indépendants
Le régime des travailleurs indépendants (TI) désigne le système de protection sociale applicable aux personnes exerçant une activité professionnelle à leur compte, comme les professions libérales, commerçants, artisans ou micro-entrepreneurs. Depuis la réforme de 2018, il est intégré au régime général de Sécurité sociale. Ce rattachement a simplifié l’organisation en supprimant l’ancien RSI, définitivement clos en 2020.
Aujourd’hui, les indépendants relèvent donc du régime général, mais selon des modalités spécifiques de calcul de leurs droits et cotisations. Les prestations dépendent de ce régime mais tiennent compte du statut indépendant, notamment pour la retraite ou les arrêts de travail.
Toute personne qui souhaite exercer une activité professionnelle indépendante peut bénéficier du régime TI. Cela inclut les travailleurs en entreprise individuelle, les micro-entrepreneurs, les gérants non salariés ou les professionnels relevant de la CIPAV.
L’affiliation démarre dès la déclaration de début d’activité via le guichet des formalités des entreprises (formalites.entreprises.gouv.fr). Ce portail centralise toutes les formalités des entreprises et assure votre rattachement aux bons organismes sociaux. Ce premier pas conditionne l’accès à la protection sociale des travailleurs indépendants, incluant la santé, la retraite ou les prestations familiales.
Le calcul des cotisations repose sur les revenus réels de l’année précédente (N-1). En début d’activité, des cotisations provisionnelles sont fixées sur une base forfaitaire, puis régularisées après la déclaration des revenus.
Les cotisations et contributions sociales couvrent plusieurs risques : maladie-maternité, retraite, contribution à la formation professionnelle, CSG-CRDS et allocations familiales. Si vous optez pour le régime micro-social, elles sont calculées sur votre chiffre d’affaires selon un pourcentage fixe.
Ces règles s’appliquent aussi tant que travailleur indépendant, quelle que soit la forme juridique choisie.
Le règlement des cotisations s’effectue chaque mois ou trimestre, par prélèvement automatique via l’Urssaf. Le montant de vos cotisations peut être ajusté dès que vos revenus sont connus, afin de limiter les écarts en fin d’année.
L’interface de gestion se fait en ligne, via votre espace personnel. Certaines professions doivent aussi cotiser à des caisses spécifiques. Par exemple, si vous êtes médecin ou exercez une activité relevant de la CIPAV, vous suivez des règles légèrement différentes.
En étant rattaché au régime général, l’indépendant accède à une couverture plus lisible :
Vous bénéficiez du même remboursement des soins que les salariés. En cas d’arrêt de travail, des indemnités journalières peuvent être versées si un minimum de revenus est atteint. Le congé maternité ou paternité est aligné sur celui du régime salarié.
Pour la retraite, la base est gérée par la Sécurité sociale, et la complémentaire dépend de votre caisse (CIPAV, CNAVPL…). Certaines prestations comme les accidents du travail ne sont pas automatiques. Il est donc conseillé de souscrire une protection complémentaire adaptée, surtout si vous exercez une activité médicale ou à risque.