Dirigeant : quelles indemnités journalières (IJ) en cas d’arrêt de travail ?

Si vous êtes dirigeant, vous avez droit à des indemnités journalières (IJ) pour vous soutenir financièrement en cas d’arrêt de travail. Conditions d’éligibilité, montant, démarches à mener : nous vous expliquons comment aborder cette période avec sérénité, sans vous soucier de vos revenus !

7 min. de lecture |

Modifié le 09 janvier 2026

Dirigeant : quelles indemnités journalières (IJ) en cas d’arrêt de travail ?

Arrêt de travail : indemnités journalières du dirigeant travailleur non salarié (TNS)

Vous êtes artisan, commerçant, chef d’entreprise, micro-entrepreneur ou conjoint collaborateur ? Après un délai de carence de trois jours, vous pouvez percevoir des indemnités journalières. Versées tous les 14 jours par votre caisse primaire d’Assurance Maladie (CPAM), elles vous aident à faire face à vos dépenses courantes : factures d’électricité, mensualités d’emprunt, loyer, etc.

Les critères à remplir pour être indemnisé en arrêt de travail

Pour être éligible aux indemnités journalières de l’Assurance Maladie, vous devez respecter ces conditions cumulatives :

  • Être affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI) depuis au moins 12 mois.
  • Avoir un arrêt de travail prescrit par votre médecin traitant.
  • Avoir réellement cessé votre activité professionnelle.

Le montant des indemnités journalières pour un dirigeant indépendant

Les indemnités journalières perçues pendant votre arrêt de travail sont égales à 1/730e de votre revenu d’activité annuel moyen (Raam). Ce dernier est calculé sur la base de vos revenus cotisés des trois années civiles précédentes. Ils sont pris en considération dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass). Au 1ᵉʳ janvier 2024, il s’élève à 46 368 euros bruts. Même si vous gagnez plus, vos IJ ne dépasseront pas 63,52 euros bruts.

Exemple concret de calcul du montant des IJ

Vous avez perçu 45 000 euros de revenus annuels moyens au cours des trois dernières années. Vos indemnités journalières s’élèvent à : 45 000 euros/730 = 61,64 euros par jour, ouvrable ou non.

Arrêt de travail : indemnités journalières du dirigeant assimilé salarié

Le dirigeant assimilé salarié cotise au régime général de la Sécurité sociale. Cette catégorie regroupe le gérant minoritaire d’une SARL, le gérant non associé d’une EURL ou encore le président d’une SA. En cas d’arrêt de travail, les dirigeants assimilés salariés bénéficient d’indemnités journalières similaires à celles des salariés classiques.

Les critères à remplir pour être indemnisé en arrêt de travail

  • Pour un arrêt de courte durée (moins de six mois) :
    • Avoir travaillé au moins 150 heures sur les trois mois ou 90 jours précédents.
    • Ou avoir cotisé sur un salaire au minimum égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur les six mois précédents.
  • Pour un arrêt de longue durée (six mois ou plus) :
    • Être affilié à l’Assurance Maladie depuis au moins 12 mois.
    • Avoir travaillé au moins 600 heures sur les 12 mois ou 365 jours précédents.
    • Ou avoir cotisé sur un salaire au minimum égal à 2 030 fois le SMIC horaire sur les 12 mois précédents.

Le montant des indemnités journalières pour un dirigeant assimilé salarié

L’indemnité journalière perçue pendant votre arrêt de travail correspond à 50 % de votre salaire journalier de base. Ce dernier est déterminé en calculant la moyenne de vos salaires bruts des trois derniers mois.

Votre salaire pris en considération pour le calcul de l’indemnité est plafonné à 1,8 fois le SMIC mensuel, soit 3 180,46 euros bruts en 2024. Même s’il excède ce seuil, votre IJ ne peut pas être supérieure à 52,28 euros bruts.

TNS VS assimilé salarié : tableau récapitulatif de la prise en charge en cas d’arrêt de travail

Régime du dirigeantTNSAssimilé salarié
Calcul des indemnités journalières1/730e du revenu d’activité annuel moyen50 % du salaire journalier de base
Montant maximum des IJ63,52 euros bruts52,28 euros bruts
Délai de carenceTrois joursTrois jours
Formalités à accomplirEnvoi des volets 1 et 2 de l’arrêt à la CPAM dans un délai de 48 heures Aucune démarche, en cas de prescription de l’arrêt en ligne (conservation du volet 3 par le dirigeant) Envoi des volets 1 et 2 de l’arrêt à la CPAM dans un délai de 48 heures Envoi du volet 3 à l’employeur (y compris en cas de prescription de l’arrêt en ligne)

L’indemnisation de l’Assurance Maladie s’avère bien souvent insuffisante pour compenser votre perte de revenus. Afin de maintenir votre niveau de vie, même en cas d’arrêt de travail prolongé, vous pouvez souscrire un contrat de prévoyance individuel. Découvrez toutes les offres d’assurance prévoyance d’Alptis !