Prévoir l’invalidité ou l’invalidité absolue définitive

Plus de 800 000 personnes bénéficiaient d’une pension d’invalidité de l’un des régimes de base en 2022. Destinée à vous assurer une subsistance, cette prestation suffit rarement à compenser la perte de votre ancien revenu. La souscription d’une prévoyance complémentaire est une précaution recommandée.

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Modifié le 12 janvier 2026

Anticiper l'invalidité

Quelles conditions pour percevoir une pension d’invalidité ?

Une pension d’invalidité est une aide financière versée aux personnes dont l’état de santé ne leur permet plus d’exercer leur activité professionnelle comme auparavant.

L’obtention d’une pension d’invalidité est possible seulement en remplissant des critères précis, à la fois médicaux et administratifs. Vous devrez justifier d’une capacité de travail réduite d’au moins 66 %. Cette évaluation est réalisée par un médecin-conseil de l’Assurance Maladie. Le taux d’invalidité n’est pas figé, il peut donc faire l’objet de réévaluations ultérieures en fonction de l’évolution de votre état de santé.

Outre les conditions médicales, vous devrez remplir plusieurs critères administratifs. Il convient tout d’abord de ne pas avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite. Par ailleurs, des conditions de cotisation spécifiques doivent être remplies pour prétendre à une pension d’invalidité :

  • Si vous êtes salarié, vous devez avoir travaillé au moins 600 heures ou cotisé sur la base d’au moins 2 030 fois le SMIC horaire au cours des 12 mois précédant la demande.
  • Si vous êtes travailleur non salarié, vous devez avoir cotisé au cours des trois dernières années qui précèdent la date d’effet de la pension ou la date de la constatation médicale de votre incapacité de travail, à hauteur d’au moins 10 % de la moyenne annuelle des plafonds de la sécurité sociale de ces 3 années.

Quel est le montant de la pension d’invalidité de base ?

Le montant de votre pension de base dépend de la catégorie d’invalidité attribuée par le médecin-conseil. Cette dernière se base sur votre taux d’incapacité de travail, lui-même déterminé par l’ensemble de vos bilans et examens médicaux. En pratique, trois catégories sont à distinguer :

Catégorie d’invalidité (salarié) Type de pension (TNS) SituationMontant de la pension
1re catégoriePension pour incapacité partielle au métier (PIPM)En capacité de travailler30 % de votre revenu annuel moyen
2e catégoriePension pour invalidité totale et définitive (PITD)Dans l’incapacité de travailler50 % de votre revenu annuel moyen
3e catégoriePension pour invalidité totale et définitive avec majoration pour tierce personne (PITD + MTP)Dans l’incapacité de travailler et dans l’obligation d’être assisté dans les actes ordinaires de la vie50 % de votre revenu annuel moyen et majoration tierce personne

Le calcul de la pension d’invalidité se base sur votre revenu annuel moyen des dix meilleures années d’activité, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 1932 € par mois en 2024 pour les salariés et les indépendants affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants.

Pour les professions libérales, le montant de la pension d’invalidité dépend du régime obligatoire auquel vous êtes affilié. Par exemple, si vous êtes chirurgien-dentiste, vous dépendez du régime obligatoire de la CARCDSF. Votre pension d’invalidité sera donc de  2 600 € par mois en 2024. Une majoration de 761 € est appliquée par enfant à charge (sous conditions).

En cas d’invalidité permanente et d’incapacité totale de travail, la perte de revenus peut donc être importante, même avec le versement de la pension d’invalidité.

Bon à savoir : Cumuler invalidité et emploi ?

La perception d’une pension d’invalidité n’exclut pas nécessairement toute activité professionnelle. Même si vous relevez de la deuxième ou troisième catégorie, le médecin du travail peut vous déclarer apte à reprendre une activité professionnelle.

Anticipez le risque d’invalidité avec un bon contrat prévoyance

La pension d’invalidité de base de la Sécurité sociale permet de compenser une partie de la perte de revenus en cas d’incapacité de travail. Elle peut cependant s’avérer insuffisante pour maintenir un niveau de vie décent, surtout en cas d’invalidité importante. Il est recommandé de souscrire une assurance prévoyance afin de vous prémunir contre ce risque.

Selon votre situation, vous pouvez envisager :

  • Une prévoyance collective via votre employeur, si vous êtes salarié et si votre entreprise le propose.
  • Une prévoyance individuelle si vous êtes travailleur non salarié.

En fonction du contrat choisi, une assurance prévoyance peut vous apporter des garanties précieuses en complément du régime de l’Assurance Maladie, comme par exemple :

  • Une rente d’invalidité venant s’ajouter à la pension de base pour vous permettre de maintenir un niveau de revenu proche de celui avant maladie ou accident. Le montant de la rente est déterminé par le contrat souscrit. Ce dernier peut dépendre de plusieurs critères, comme votre âge, votre profession et vos cotisations.
  • Si vous ne survivez pas à un accident ou une maladie, un capital décès est versé à vos bénéficiaires désignés (conjoint, enfants, etc.) pour les aider à faire face au coût de la vie. En fonction de votre contrat, le capital décès peut également être complété d’options supplémentaires, comme une rente éducation pour vos enfants ou une rente pour votre conjoint.

De nombreux contrats de prévoyance coexistent sur le marché, avec des couvertures ou encore des niveaux de cotisation très variables. Que vous soyez salarié ou indépendant, Alptis vous accompagne dans la couverture du risque invalidité pour retrouver la sérénité au quotidien.