Que prévoit l’assurance prévoyance en cas d’arrêt de travail ?

La durée moyenne des arrêts maladie marque une progression régulière. Elle est passée de 18,8 jours en 2018 à 21,4 jours en 2021. Le choix d’une bonne prévoyance collective dans votre entreprise peut améliorer l’indemnisation de vos collaborateurs en cas de pathologie de longue durée. Quels sont les avantages d’une garantie ITT solide pour vos équipes ?

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Modifié le 20 février 2026

Que prévoit l’assurance prévoyance en cas d’arrêt de travail ?

Prévoyance collective : un complément aux indemnités de base du salarié

L’arrêt de travail est une interruption de l’activité du salarié sur production d’un certificat médical. Elle peut être due par exemple à :

  • Une pathologie ordinaire,
  • Un accident de la vie courante,
  • Un accident du travail,
  • Une maladie professionnelle…

En pratique, tout salarié en arrêt bénéficie d’une indemnisation de sa perte de salaire. Ce revenu de remplacement reste partiel. Il peut être complété par un contrat de prévoyance collective souscrit au niveau de l’entreprise.

Premier niveau de remboursement : les IJSS

La première étape de l’indemnisation repose sur les indemnités journalières (IJSS) de la Sécurité sociale. Ces indemnités sont limitées à 50 % du salaire journalier du collaborateur. Concernant les salariés les mieux payés, un plafond s’applique à hauteur de 52,28 € par jour en 2024.

Les IJSS constituent une forme de soutien financier visant à compenser la perte de revenu pendant la période d’arrêt de travail. Pour être éligible, le salarié doit remplir certaines conditions liées à son affiliation au régime général de l’Assurance maladie :

  • L’arrêt de travail est d’une durée inférieure ou égale à six mois ? Dans ce cas, le salarié doit avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois ou des 90 jours précédant l’arrêt. À défaut, il doit avoir cotisé au cours des 6 mois civils précédant l’arrêt à hauteur minimale de 1 015 fois le montant du SMIC horaire.
  • L’arrêt de travail est de plus de 6 mois ? Cette fois, le bénéficiaire doit être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois. Il doit avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois civils précédant l’arrêt, ou cotisé au moins 2 030 fois le montant du SMIC horaire.

Deuxième niveau de remboursement : le « maintien de salaire » employeur

La loi de mensualisation du 19 janvier 1978 prévoit, en complément des IJSS, un maintien de salaire financé par l’employeur en cas d’arrêt maladie. Cette disposition permet à vos collaborateurs de compter sur un meilleur revenu de remplacement pendant l’arrêt de leur rémunération.

Pour en bénéficier, les salariés doivent remplir certaines conditions, dont :

  • Une ancienneté minimale d’un an dans votre entreprise.
  • Un arrêt de travail éligible aux IJSS.
  • Un suivi des soins en France.
  • La délivrance d’un certificat médical, à transmettre sous 48 heures.

Le montant du maintien de salaire varie en fonction de la durée de l’arrêt maladie, mais aussi de l’ancienneté du salarié :

  • Pendant les 30 premiers jours, le salarié perçoit 90 % de sa rémunération brute.
  • Pendant les 30 jours suivants, cette proportion diminue à 66,66 %.
  • Ces deux phases sont prolongées de 10 jours supplémentaires pour chaque tranche de 5 ans d’ancienneté. Par exemple, un collaborateur avec 10 ans d’ancienneté profitera de 50 jours à 90 %, puis 50 jours à 66,66 %.

Les indemnités commencent à être versées après un délai de carence de 7 jours, sauf en cas de maladie professionnelle ou accident du travail. Même si on parle ici de maintien de salaire, on voit que dans la majorité des cas, la totalité de la rémunération n’est pas maintenue, et que ce maintien n’intervient que pendant une durée définie. Pour assurer un maintien de salaire sur une période plus longue, il y a besoin d’une couverture complémentaire, comme la proposent les contrats de prévoyance collective.

Troisième niveau de remboursement : la prévoyance collective de l’entreprise

Les indemnités de la Sécurité sociale et le maintien de salaire par l’employeur n’assurent pas un remplacement total du revenu d’activité. Par ailleurs, la prolongation d’un arrêt de travail peut entraîner des conséquences financières significatives pour le salarié – notamment après l’expiration du maintien de salaire employeur.

La prévoyance collective entre alors en jeu. Sa garantie incapacité de travail (ITT) permet au salarié de recevoir des indemnités complémentaires en cas de maladie, s’ajoutant aux deux indemnisations précédentes.

Le montant des indemnités, la franchise et le délai de prise en charge varient en fonction de la couverture choisie. En pratique, une bonne prévoyance collective peut assurer jusqu’à 100 % du salaire d’activité de vos collaborateurs, pendant une période définie au contrat. Elle ne peut pas dépasser ce montant.

Bon à savoir : Prévoyance collective : quelle indemnisation réelle ?

Le montant effectivement versé par l’assureur, après application du délai de franchise défini au contrat, est calculé après déduction des indemnités déjà versées par la Sécurité sociale et l’entreprise. Si votre collaborateur est déjà indemnisé à hauteur de 90 % de son salaire, l’assureur versera les 10 % complémentaires. Si l’arrêt se prolonge, sa contribution relative peut devenir beaucoup plus importante.

Les salariés sont-ils obligés de souscrire une prévoyance collective arrêt de travail ?

La souscription d’une prévoyance collective constitue, la plupart du temps, une simple faculté laissée à l’employeur. Les salariés sont uniquement dans l’obligation de souscrire un contrat dans deux situations :

  • Votre entreprise emploie des cadres. L’entreprise est dans l’obligation de mettre en place un contrat de prévoyance collective pour ces derniers, avec une cotisation minimal de 1,50% de la T1 du salaire, dont la moitié dédiée à la couverture du décès? En pratique, seule la garantie décès est obligatoire. L’absence de garantie ITT (Interruption Temporaire de Travail – ou arrêt de travail) avec maintien de salaire ne constitue donc pas un manquement.
  • La convention collective de votre entreprise rend ce type de contrat obligatoire. Les collaborateurs doivent alors se conformer aux dispositions prévues. L’accord collectif peut prévoir un socle minimal de garantie en matière d’arrêt de travail et/ou un socle minimal de cotisation.

Au-delà de trois à quatre mois d’arrêt maladie, un salarié non couvert par une prévoyance collective s’expose à une diminution rapide de son revenu de remplacement. Vous souhaitez mieux protéger vos collaborateurs touchés par un important problème de santé ? Découvrez Solution Prévoyance Collective, l’offre d’Alptis Assurances dédiée aux entreprises pour la prévoyance des salariés. Vous y retrouverez des garanties conformes aux exigences réglementaires et conventionnelles, que vous pourrez personnaliser selon les besoins de votre entreprise. Cette offre de prévoyance est également enrichie d’une offre “Santé Durable en Entreprise”, permettant à vos salariés, si vous avez souscrit un contrat collectif Alptis, d’accéder gratuitement à des contenus et à des ateliers autour du Bien Etre et de la Prévention.