Arrêt maladie du salarié : assurance maintien de salaire par la prévoyance

Le taux d’absentéisme médical, établi à partir de la déclaration sociale nominative (DSN), a atteint 5,76 % en 2022. Au cours de leur arrêt, les salariés perçoivent une indemnité compensant partiellement leur revenu d’activité, dégressive avec le temps. Un contrat de prévoyance collective peut améliorer la qualité de cette prise en charge. Voici l’essentiel à retenir !

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Modifié le 13 août 2025

Prévoyance : maintien du salaire en cas d'arrêt de travail

Arrêt maladie du salarié : quelle indemnité de base ?

Un salarié en arrêt maladie bénéficie en premier lieu des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS). Le droit aux indemnités n’est cependant pas automatique. Votre collaborateur doit remplir a minima l’une des deux conditions suivantes :

  • Il a travaillé au moins 150 heures au cours des 90 jours précédant l’arrêt.
  • Il a cotisé, pendant les six mois précédant l’arrêt, sur la base d’une rémunération annuelle au moins égale à 1 015 fois le montant du SMIC horaire.

Un délai de carence de trois jours s’applique automatiquement. Il s’agit d’une période initiale pendant laquelle aucun versement compensatoire ne peut être fait au salarié.
Les indemnités journalières représentent 50 % du salaire journalier de base des trois derniers mois, dans la limite d’un plafond de 52,28 € brut en 2024. Si vos salariés font l’objet d’une rémunération mensuelle classique, leur salaire journalier peut être déterminé en divisant le total des trois derniers salaires bruts perçus avant l’arrêt de travail par 91,25.

Au-delà du sixième mois d’arrêt maladie, les conditions d’éligibilité aux IJSS se font plus strictes  :

  • Le salarié doit justifier, à la date d’interruption de son activité, son affiliation à un régime de sécurité sociale (CPAM, MSA) depuis au moins 12 mois. Il doit aussi avoir travaillé minimum 600 heures au cours de la même période.
  • Il doit avoir cotisé pendant les 12 mois précédents l’arrêt sur la base d’une rémunération annuelle au minimum égale à 2 030 fois le montant du SMIC.

Faut-il verser une indemnité complémentaire à un salarié en arrêt de travail ?

En plus des indemnités journalières de la Sécurité sociale, l’employeur verse un complément connu sous le nom de « maintien de salaire ». L’article L.1226-1 du Code du travail restreint le bénéfice de ce droit aux collaborateurs remplissant toutes les conditions suivantes :

  • Le salarié est éligible au versement des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) pendant son arrêt.
  • Il doit justifier au moins un an d’ancienneté au sein de l’entreprise.
  • Il doit vous transmettre son certificat médical d’arrêt de travail sous un délai maximal de 48 heures.
  • Il est soigné en France ou dans l’un des États membres de l’Espace économique européen.
  • Il n’exerce pas une activité intermittente, saisonnière, temporaire ou 100 % à domicile.

La durée de l’indemnité complémentaire employeur est variable : elle va de 60 à 180 jours selon l’ancienneté du salarié. Elle est par ailleurs dégressive avec le temps. Voici un tableau récapitulatif :

Ancienneté du salarié Durée et montant du maintien de salaire
1 à 5 ans30 jours à 90 % puis 30 jours à 66,66 %
6 à 10 ans40 jours à 90 % puis 40 jours à 66,66 %
11 à 15 ans50 jours à 90 % puis 50 jours à 66,66 %
16 à 20 ans60 jours à 90 % puis 60 jours à 66,66 %
21 à 25 ans70 jours à 90 % puis 70 jours à 66,66 %
26 à 30 ans80 jours à 90 % puis 80 jours à 66,66 %
31 ans et plus90 jours à 90 % puis 90 jours à 66,66 %

Bon à savoir : maintien de salaire employeur, déduisez le montant des IJSS

Le montant effectif de l’indemnité employeur tient compte de l’indemnité versée par la Sécurité sociale, pour atteindre le pourcentage requis. Si par exemple votre salarié est déjà indemnisé à 50 % de son salaire journalier, vous n’aurez à verser que 40 % pour atteindre le quota fixé de 90 %.

Prévoyance collective : une sécurité supplémentaire pour vos salariés en cas de maladie professionnelle

Vous avez souscrit un contrat de prévoyance collective pour vos salariés ? Dans le cadre de la garantie incapacité de travail, cette assurance peut inclure le versement d’indemnités journalières s’ajoutant à la fois :

  • Aux prestations de la Sécurité sociale.
  • Au maintien de salaire légal versé par l’entreprise.

Il s’agit par conséquent d’un troisième étage de protection sociale. En fonction du contrat souscrit, le montant des indemnités peut atteindre – sans le dépasser – 100 % du revenu d’activité de chacun de vos collaborateurs. Cette garantie prend tout son sens pour les arrêts de travail de longue durée, après la fin du maintien de salaire employeur.

Le revenu de remplacement assuré par la prévoyance collective ne se limite pas uniquement aux arrêts maladie ordinaires. Il s’applique aussi à des situations plus graves comme la perte totale d’autonomie, des affections de longue durée ou le décès du salarié.

Selon les contrats, les indemnités journalières prévues par votre prévoyance collective peuvent être exprimées :

  • Par un pourcentage du salaire brut d’activité.
  • Par un montant forfaitaire fixe et journalier, en euros.

Le revenu de remplacement d’un salarié connaissant un grave problème de santé diminue rapidement au bout de quelques mois. Une bonne prévoyance collective apporte à l’ensemble de vos collaborateurs une plus grande sérénité face aux accidents de la vie. 

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