Décès d’un salarié : quelles démarches de l’employeur ?

Environ deux personnes subissent chaque jour un accident du travail mortel en France. Que le décès d’un salarié soit directement lié à son activité professionnelle ou non, l’événement a toujours un impact fort sur l’employeur, mais aussi ses collègues. Quelles sont les démarches à engager par la famille ou par le chef d’entreprise ?

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Modifié le 05 mars 2026

Décès d’un salarié : quelles démarches de l’employeur ?

Comment être prévenu du décès d’un salarié ?

Si l’un de vos salariés décède, il appartient à ses proches de vous mettre au courant le plus rapidement possible. Vous pourrez ainsi engager les démarches nécessaires en interne, mais aussi proposer un réel accompagnement au conjoint, aux enfants ou aux anciens collaborateurs proches du défunt.

Dans un second temps, il vous appartient de demander à la famille les documents suivants :

  • L’acte de décès : il s’agit du document officiel attestant du décès du salarié. Il peut être obtenu auprès de la mairie du lieu de décès.
  • Le dernier bulletin de paie du salarié : ce document peut être utile pour l’établissement du solde de tout compte. La plupart du temps, ce dernier pourra toutefois être reconstitué à partir de vos propres données de paie.

La prise de contact avec vous peut se faire via le service des ressources humaines (RH), formalité par lettre ou encore par courriel. Dans la majorité des cas, vous serez d’abord destinataire d’un appel téléphonique de la famille.

Que doit faire l’employeur en cas de décès d’un salarié ?

En étant employeur, vous avez un certain nombre d’obligations légales comme sociales à respecter après avoir été avisé par la famille.

Le décès, en premier lieu, entraîne la rupture du contrat de travail de manière automatique. Il s’agit d’un cas de force majeure : vous n’avez pas de préavis à respecter, ni de formalisme particulier à suivre.

Suite à la rupture du contrat, il vous appartient d’établir les documents de fin de contrat pour le salarié décédé. Cela comprend notamment :

  • Le dernier bulletin de paie : il doit inclure le salaire dû jusqu’au jour du décès, les primes, voire les éventuels congés payés.
  • Le solde de tout compte : il s’agit d’un document récapitulatif détaillant toutes les sommes dues au salarié décédé. Cela inclut les indemnités de congés payés, les RTT, mais également le compte épargne temps si le salarié en avait un.
  • Le certificat de travail : ce document doit être remis aux ayants droit du salarié décédé, pour faciliter leurs propres démarches. Il atteste de son ancienneté dans l’entreprise tout comme des fonctions occupées.

Les sommes dues au salarié décédé peuvent être versées à ses héritiers ou à ses ayants droit. Il est recommandé de vous assurer auparavant de leur qualité, en sollicitant par exemple :

  • Un acte notarié attestant de leur statut d’héritiers, ou « certificat d’hérédité ».
  • Une autre attestation délivrée par le notaire chargé de la succession.
  • Tout autre document permettant de prouver leur statut.

À défaut, le solde de tout compte sera versé directement au notaire pour intégration à l’actif successoral.

Vous devez également engager d’autres formalités administratives liées au décès du salarié, comme la mise à jour du registre unique du personnel (RUP).

Si le salarié bénéficiait d’un régime de prévoyance facultatif ou obligatoire, vous devez informer rapidement l’organisme assureur. Les prestations prévues peuvent inclure :

  • Le versement d’un capital décès.
  • Une aide au financement des obsèques.
  • Une rente pour le conjoint.
  • Une rente éducation pour les enfants…

Bon à savoir : Ne négligez pas l’accompagnement humain

Le décès d’un collègue est un événement difficile à vivre pour l’ensemble du personnel. N’hésitez pas à mettre en place des mesures de soutien. Cela peut inclure l’organisation d’un moment d’hommage au salarié décédé, voire la mise en place d’une cellule psychologique si le décès a eu lieu dans l’entreprise. On vous rappelle les conditions d’un congé pour décès familial.

Et en cas de décès survenu pendant le travail ?

L’événement s’est produit au sein de l’entreprise ? Dans les 48 heures suivant le décès du salarié, vous devez obligatoirement déclarer l’accident du travail à la caisse d’assurance maladie (CPAM) ou à la mutualité sociale agricole (MSA). La déclaration doit être accompagnée de plusieurs pièces justificatives, notamment :

  • Un certificat médical constatant le décès.
  • Un rapport d’accident établi par vos soins.
  • Les attestations des témoins de l’accident (si possible).

Dans cette situation, vous devez également informer officiellement le comité social et économique (CSE), s’il existe au sein de votre entreprise. Le CSE peut ensuite décider de mener sa propre enquête sur les circonstances de l’accident.

La déclaration d’accident du travail déclenche automatiquement une enquête menée par un inspecteur du travail. Ce dernier aura pour mission de déterminer les circonstances exactes du drame et d’établir s’il y a eu, ou non, faute inexcusable de l’entreprise. Cette dernière se définit comme un manquement d’une gravité exceptionnelle, exposant délibérément le salarié à un danger grave et imminent.

Selon les circonstances de l’accident, l’inspecteur du travail peut vous demander de mettre à jour le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP).

Vous souhaitez protéger vos collaborateurs tout comme leurs proches en cas d’événement tragique ? Les contrats prévoyance Alptis intègrent une garantie décès complète, incluant un capital garanti, mais aussi une rente pour le conjoint ou les enfants du défunt.