Le sommeil par tranche d'âge

Par Mathieu

Nouveau-né

Tout se joue durant les deux premières années. C’est dans cette période que se met en place l’organisation du sommeil qui conditionne la manière dont le sujet dormira une fois adulte.

Sommeil chez le nouveau né

La structure du sommeil du nouveau-né est par conséquent très différente de celle qu’il aura aux autres étapes de sa vie. Même si les états du sommeil sont équivalents à ceux de l’adulte. La durée totale du sommeil chez le nouveau-né sur 24 heures est d’environ 16 heures.

Les cycles de sommeil sont également très nombreux et répartis sur toute la journée. C’est aux alentours de trois mois que la structure du sommeil proprement dite, évolue de 2 à 4 stades.

Enfant

Si le sommeil des enfants comprend deux phases comme celui des adultes, le sommeil paradoxal et le sommeil lent, il convient néanmoins de s’adapter à ses nombreuses particularités :

  • l’enfant a besoin d’une plus grande quantité de sommeil que l’adulte : 10-11 heures pour les 6 à 12 ans.
  • La qualité se distingue de celle des parents : l’enfant, surtout en bas âge, a souvent plus de difficultés à gérer ses phases d’éveil nocturne, qui marquent le changement de cycles. Si l’adulte se rendort sans difficultés (et généralement sans s’en apercevoir), l’enfant a souvent du mal à se rendormir sans aide parentale.

Pourquoi ? Parce que de la naissance à l’adolescence, la fonction sommeil continue de se développer et de se modifier en fonction des besoins de la croissance. A noter que les parents jouent un rôle considérable dans ce processus, par exemple en habituant très tôt l’enfant à s’endormir ou se rendormir seul.

Adolescent

Le saviez-vous ? 17% des français de 25 à 45 ans manquent de sommeil.

La caractéristique principale du sommeil « adolescent » est une diminution du sommeil lent profond. A la fois sur le plan quantitatif et qualitatif. Cela s’explique notamment par une tendance physiologique (due à la période transitoire que l’adolescent traverse sur le plan physiologique) accentués par des facteurs sociaux eux aussi liés à cet âge : pression scolaire, opposition aux parents ou consommation télévisuelle et informatique.

Beaucoup de parents l’auront remarqué, dormir est rarement une priorité de l’adolescent. Une mauvaise hygiène de vie (alcool, cigarette) ou, à l’inverse, l’abus de sport, sont également des facteurs aggravants.

7 à 16 % des ados sont ainsi touchés par le syndrome de retard de phase (décalage du cycle de sommeil entraînant couchers et levers tardifs). Or les conséquences sont parfois sérieuses : fatigue, baisse des performances et absentéisme scolaire mais aussi syndromes dépressifs avec risques suicidaires, fragilité psychologiques et somnolence excessive pouvant entraîner des accidents de la route.

Adulte

Sommeil chez l'adulte

Le sommeil chez l’adulte s’organise en fonction des différents stades du sommeil, identiques pour tous mais organisés de manière différente d’un sujet à l’autre.

Cette organisation dépend principalement des habitudes et besoins physiologiques des individus, les sujets n’étant pas égaux devant le sommeil.

Les habitudes se répartissent généralement entre deux catégories « lève-tôt » et « couche-tard ». Les premiers organisant leur sommeil autour d’un lever aux alentours des 5-6 heures du matin, les seconds en fonction d’une heure de coucher vers 2-3 heures.

Mais c’est surtout en fonction de la durée nécessaire de sommeil que s’organise le sommeil. Entre 6 heures pour les « courts dormeurs », qui récupèrent plus vite, et 10 heures pour les « longs dormeurs ».

Personne âgée

Avec l’âge, le rythme veille-sommeil se modifie au gré des bouleversements physiologiques. Ce qui rend difficile la distinction entre sommeil normal et sommeil pathologique.

Ainsi chez la personne âgée, la répartition du sommeil sur 24 heures est bouleversée avec des phases de sommeil moins longues la nuit, compensées par du sommeil diurne (beaucoup de personnes âgées ressentent le besoin de faire des siestes).

Les décalages de phase sont également fréquents, ainsi que les troubles du sommeil (apnées, insomnies, syndrome des jambes sans repos) avec difficultés d’endormissement et éveils nocturnes plus nombreux et plus longs.

D’une manière générale, c’est toute l’architecture du sommeil qui se modifie au fur et à mesure du vieillissement, avec une disparition du sommeil profond et une diminution du sommeil paradoxal qui donnent au sujet cette impression de ne pas ou mal dormir.