Investir dans le private equity, un produit de niche ouvert au grand public. Quels risques ? Quels avantages ?
Aujourd’hui, les épargnants peuvent facilement diversifier leurs placements financiers. Des actions aux liquidités, plusieurs solutions sont disponibles. En parallèle, le private equity (PE) semble aussi se démocratiser auprès du grand public. Depuis 2016, le contrat d’assurance-vie et le PER peuvent en effet intégrer une part de non-coté. Une nouveauté qui a permis d’accélérer son développement en France.
Le private equity possède à la fois des avantages et des risques pour le grand public. Avant d’envisager une telle solution, il est par conséquent important de bien comprendre son fonctionnement et ses enjeux.
Modifié le 30 décembre 2025
Épargne Retraite
L’offre PERin (Plan d’Epargne Retraite Individuel) est une solution simple, flexible et performante qui s’adapte à vos projets.
Qu’est-ce que le private equity ?
Le private equity (PE), ou capital-investissement, est une forme de placement qui n’est plus uniquement réservée aux investisseurs expérimentés ou fortunés. De nos jours, de plus en plus de particuliers non avertis choisissent de miser sur le private equity via un contrat d’assurance-vie ou un plan d’épargne retraite (PER). Les fonds de placement concernés sont notamment les suivants :
- Fonds Communs de Placement à Risques (FCPR),
- Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI),
- Fonds d’Investissement de Proximité (FIP).
Le capital-investissement concerne les entreprises non cotées en Bourse, à l’image de nombreuses PME et ETI françaises. En achetant des parts au sein de ces sociétés, souvent jeunes et en plein processus de croissance, il est possible de générer des gains sur le long terme, à condition que ces entreprises connaissent des succès.
Fréquemment à la recherche de financement, certaines sociétés non cotées choisissent en effet d’ouvrir leur capital à des actionnaires, dans l’espoir de donner vie à tous leurs projets et de poursuivre leur croissance sur le long terme.
Quels sont les avantages du private equity ?
Avant de miser sur le private equity, il est nécessaire de connaître les avantages et les risques d’un tel investissement. En passant par un capital-investissement, notez que vous pouvez tout de même diversifier votre patrimoine et espérer bénéficier de nouvelles perspectives de rendement à l’avenir. Pour vous accompagner dans vos placements, nous vous détaillons ce produit de niche ci-dessous.
Des rendements prometteurs
Le premier avantage du capital-investissement est particulièrement intéressant pour les investisseurs. Selon les chiffres publiés par France Invest en 2023, les performances sont plutôt robustes depuis la crise du covid. En moyenne, les niveaux de valorisation tournent entre 8 et 25 % ces dernières années.
En achetant des parts au sein des PME et ETI concernées, les investisseurs peuvent donc espérer faire fructifier leur investissement sur le long terme. Lorsqu’une société connaît une belle croissance à ses débuts, les rendements présents et futurs sont d’ailleurs plus intéressants que du côté des entreprises cotées en Bourse et des autres classes d’actifs (actions, obligations, etc.).
Une fiscalité avantageuse
Dans un second temps, le private equity offre également des avantages fiscaux aux investisseurs. Il est en effet possible de profiter de réductions d’impôts, à condition de respecter les conditions exigées en amont. Par exemple, vous avez la possibilité de bénéficier d’une exonération des plus-values réalisées à partir de vos investissements, si ces derniers ont été détenus pendant au moins cinq ans.
Le private equity peut aussi vous donner droit à une réduction d’impôt sur le revenu si vous optez pour un FIP ou un FCPI. Pour en profiter, vos parts doivent être conservées durant cinq ans et ne pas dépasser plus de 10 % du fond global. Cette réduction d’impôt est estimée à 25 % ou 30 %, selon les supports financiers choisis.
La possibilité de donner du sens à son investissement
Pour finir, le choix de passer par le private equity vous permet de donner un peu plus de sens à vos placements. Les parts achetées auprès de PME et d’ETI françaises en pleine croissance vous permettent de participer à l’économie réelle, à l’échelle nationale.
Le capital-investissement aide réellement ces sociétés non cotées en Bourse à se développer et à avoir un bel impact au niveau local. À terme, cela peut également créer de l’emploi en France.
Quels sont les inconvénients du capital-investissement ?
En revanche, et comme de nombreux autres classes d’actifs, ces investissements comportent aussi des inconvénients. Avant de miser sur le private equity, nous vous conseillons de bien prendre en compte les quelques informations suivantes.
Un niveau de risque élevé
Les jeunes entreprises en pleine croissance peuvent plus rapidement connaître de grandes difficultés financières, pouvant les mener jusqu’à la faillite. Les PME et les ETI récentes sont en effet plus exposées aux instabilités puisqu’elles ne possèdent pas les mêmes moyens que les entreprises déjà cotées en Bourse.
En misant sur le capital-investissement, vous encourez des risques plus importants. De ce fait, votre perte de capital peut être partielle ou totale, en fonction des résultats fournis par chaque société.
Un investissement peu liquide
Il faut par ailleurs savoir que les fonds placés peuvent être bloqués durant de longues périodes avec le private equity. Les sommes investies ne doivent par conséquent pas vous être utiles dans les prochaines années puisque vous ne pourrez pas les retirer dans l’immédiat, contrairement à d’autres classes d’actifs (livrets d’épargne, etc.).
La baisse de la valorisation des entreprises
Enfin, les jeunes entreprises sont plus facilement touchées par les problèmes géopolitiques et les crises mondiales. Ces dernières années, la guerre de l’Ukraine ou encore l’inflation ont fortement impacté les PME et les ETI. Par exemple, celles-ci peuvent subir des difficultés d’approvisionnement à répétition, et plus encore. Dans ces conditions, leur valorisation peut dangereusement chuter, voire aller jusqu’à entraîner l’arrêt total de leur activité.
Si vous souhaitez dès maintenant diversifier vos placements et miser sur le private equity, nous vous invitons à découvrir l’assurance-vie de l’UNEP, ainsi que le plan d’épargne retraite (PER) Captiva. Nos partenaires Alptis vous proposent une offre personnalisable, à la hauteur de vos attentes !
Préparer sa retraite
Que vous soyez salarié, indépendant ou sans activité professionnelle, il est crucial de mettre en place une stratégie d’épargne adaptée afin de compléter vos revenus une fois à la retraite. Découvrez notre offre PERin.
- Accessible dès 50 € par mois,
- Flexibilité à la sortie,
- Avantages fiscaux
Questions fréquentes pour investir dans le private equity
Le private equity, ou capital-investissement, est une forme d’investissement qui consiste à entrer au capital d’entreprises non cotées sur les marchés publics. Cette stratégie, née dans les années 80 aux États-Unis, implique généralement des fonds spécialisés qui lèvent des capitaux auprès d’investisseurs institutionnels, de family offices ou de particuliers fortunés.
L’objectif de ces investissements est varié : financer les premiers stades de développement, soutenir une nouvelle phase de croissance, restructurer une entreprise ou préparer une cession avec une plus-value à moyen ou long terme. Le private equity couvre un large cycle de vie entrepreneurial, depuis le capital-risque jusqu’au capital transmission.
Investir dans le capital des entreprises non cotées offre plusieurs bénéfices stratégiques :
-
Rendement potentiellement supérieur : historiquement, les fonds de private equity ont souvent surperformé les marchés traditionnels, même si cela s’accompagne d’un risque plus élevé.
-
Diversification du portefeuille : ces investissements sont peu corrélés aux marchés publics, ce qui améliore la résilience globale du portefeuille.
-
Accès à des opportunités uniques : certains fonds de venture capital ou de growth capital ciblent des projets innovants ou des entreprises de taille intermédiaire difficiles à approcher via les marchés cotés.
-
Influence stratégique : en tant qu’investisseurs actifs, les fonds participent aux orientations stratégiques, notamment lors d’une augmentation de capital ou d’une grande partie de l’acquisition.
Comme toute forme de private equity, ce mode d’investissement implique plusieurs risques importants :
-
Perte en capital : les entreprises dans lesquelles ils investissent peuvent ne pas atteindre leurs objectifs ou échouer.
-
Illiquidité : les parts de fonds ne sont pas librement revendables. L’horizon de placement s’étend souvent sur 5 à 7 ans, voire plus, avec un retour possible seulement lors de la cession ou d’une introduction en bourse.
-
Engagement à long terme : les fonds de capital-investissement ont une durée de vie de 10 ans en moyenne, ce qui implique une immobilisation prolongée des capitaux.
-
Transparence réduite : les entreprises dans lesquelles ils investissent publient moins d’informations financières, rendant l’analyse plus délicate.
Le processus d’investir dans des fonds de private equity suit plusieurs étapes clés :
-
Levée de fonds : le gestionnaire du fonds (General Partner) mobilise des capitaux auprès des investisseurs (Limited Partners).
-
Phase d’investissement : sur les 4 à 5 premières années, le fonds sélectionne les entreprises dans lesquelles ils investissent, selon leur business model et leur stade de développement.
-
Création de valeur : les fonds accompagnent les dirigeants dans l’amélioration des performances, la croissance externe, la structuration ou les opérations de leveraged buyout (LBO).
-
Sortie : la revente intervient via un rachat industriel, un autre fonds ou une entrée en bourse.
-
Distribution des plus-values : à la fin du cycle de vie du fonds, les bénéfices réalisés sont redistribués aux investisseurs.
Le private equity comprend plusieurs formes de capital-investissement, chacune adaptée à un stade de développement spécifique :
-
Capital-risque (venture capital) : financement de jeunes entreprises innovantes, souvent en phase de lancement.
-
Capital développement (growth capital) : soutien à des entreprises déjà rentables pour accélérer leur expansion.
-
Capital transmission (buyout ou LBO) : rachat d’entreprises matures, généralement par effet de levier (leveraged).
-
Capital retournement (turnaround) : investissement dans des entreprises en difficulté pour leur redonner de la compétitivité.
-
Dette privée et infrastructures : bien que parfois distincts, ces véhicules de placement complètent l’univers du private equity en finançant des projets ou entreprises hors des marchés publics via des titres non cotés.C
Alptis vous aide à préparer votre Retraite
Alptis vous offre l’opportunité de faire un bilan de compétences et découvrir de nouvelles perspectives en préparant votre retraite.
Sources de l’article : Le private equity, un produit de niche ouvert au grand public
- https://www.capital.fr/votre-argent/assurance-vie-per-le-private-equity-bientot-obligatoire-dans-certains-contrats-quel-rendement-esperer-1493632
- https://www.cafedelabourse.com/investissement-non-cote-investir-private-equity
- https://www.franceinvest.eu/performance-nette-du-capital-investissement-francais/
- https://www.lexpress.fr/argent/placements/investir-dans-le-private-equity-c-est-risque-mais-les-rendements-sont-allechants_1918166.html
- https://www.inter-invest.fr/guides/private-equity/payer-moins-dimpot