CyberPrev : une campagne d’Assurance Prévention pour sensibiliser les adolescents aux dangers du numérique

L’institut de recherche CSA Research a mené une étude pour le compte d’Assurance Prévention, l’association de France Assureurs. En préambule de la 21ᵉ édition du Safer Internet Day en 2024, les conclusions de cette analyse auprès des adolescents sont sans appel. Un collégien sur deux, âgé de 13 à 14 ans, craint d’être un jour victime de cyberharcèlement. Quels sont les autres dangers mis en avant par la campagne CyberPrev ?

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Modifié le 25 février 2026

CyberPrev : une campagne d’Assurance Prévention pour sensibiliser les adolescents aux dangers du numérique

Quels sont les risques numériques auxquels s’exposent les enfants et adolescents ?

Les risques numériques pour les enfants comme les adolescents s’articulent autour de trois grandes thématiques. À l’école ou à la maison, l’addiction aux écrans, l’exposition aux contenus choquants, le cyberharcèlement bouleversent leur quotidien.

L’addiction aux écrans : la consommation excessive d’Internet sur smartphone

Pour les jeunes, la connexion quotidienne aux réseaux sociaux, aux messageries instantanées sur le smartphone est la principale cause de leur addiction aux écrans. L’étude de Santé Publique France révèle, en avril 2023, les consommations moyennes d’Internet chez des enfants de plusieurs âges :

  • 1 h 20/jour vers 3 ans.
  • 1 h 34/jour vers 5 ans.
  • 9 h/semaine pour les 7-12 ans.
  • 18 h/semaine pour les 13-19 ans.

À ces données s’ajoutent les consommations de jeux vidéo à partir de sept ans. L’usage numérique excessif entraîne des conséquences sur le développement du cerveau, l’apprentissage, la concentration. Les adolescents ne partagent pas autant l’inquiétude de leurs parents. 35 % craignent de tomber dans l’addiction, contre 67 %.

L’exposition aux contenus choquants, malgré une recherche a priori anodine

Les contenus choquants concernent la pornographie ou toute autre scène de violence (vidéo d’agression, mots, images à caractère offensant ou obscène, etc.). Les enfants y accèdent malgré eux en tapant un mot-clé sur un moteur de recherche ou en cliquant sur un bandeau publicitaire par curiosité. Le visionnage de ces contenus entraîne des troubles pouvant être difficiles à détecter : cauchemars, angoisses, agressivité, insomnies…

Pour 61 % des parents interrogés, ces contenus constituent la première source de dangers pour leurs enfants sur Internet. 59 % des adolescents de 13-14 ans affirment les avoir déjà visionnés sans en informer leurs propres parents.

Le cyberharcèlement : une humiliation sans retenue et sans frontières

Le harcèlement sur Internet (ou cyberharcèlement) consiste à tenir continuellement des propos ou à publier des contenus à caractère insultant ou menaçant. Ces agissements s’effectuent sur un réseau social, un blog ou un jeu vidéo multijoueur… La violence, l’obscénité des publications dégradent la santé physique ou mentale de la victime, au point de lui faire commettre l’irréparable.

Au-delà des 49 % d’adolescents se déclarant inquiets d’être un jour cyberharcelés, l’étude Assurance Prévention note une anxiété plus élevée pour les témoins. 63 % d’entre eux craignent d’être de nouveau confrontés à cette situation. Un tiers des victimes du cyberharcèlement déclarent être passées de l’autre côté de la barrière pour devenir harceleurs.

Quelles sont les mesures de la campagne CyberPrev pour remédier aux risques numériques ?

La plateforme CyberPrev propose des questionnaires, des articles de blog pour répondre aux questions des adolescents sur les risques numériques. Des solutions existent pour mieux responsabiliser leur utilisation du Web.

Risques numériquesSolutions proposées par les parents dans l’étude Assurance Prévention
Addiction aux écransContrôle du temps d’écran grâce à un contrat de confiance ou une application de contrôle parental.
Exposition aux contenus choquants– Sensibilisation, éducation des parents, des enfants, comme du personnel éducatif. – Installation de logiciels de contrôle parental.
Cyberharcèlement– Création du numéro vert 3018. – Application de sanctions disciplinaires, voire pénales. – Mise en place d’heures obligatoires de sensibilisation et de prévention – Offre de services d’aide et de soutien aux victimes.

Quels sont les outils de la campagne de prévention ?

Le dispositif CyberPrev dispose de son site Web pour y publier du contenu sous forme d’articles de blog ou de vidéos. Ces ressources s’adressent aux adolescents, à leurs parents, à leurs professeurs. Il s’agit de tests de connaissance sur les risques numériques, de guides pédagogiques téléchargeables, des documents dédiés aux parents. Le site référence le numéro national permettant de signaler tous les comptes prônant le cyberharcèlement. Le 3018 est disponible 7 jours sur 7, de 9 h à 23 h.

Assurance Prévention produit un webtoon intitulé « Falcon Flip ». Cette série suit le quotidien de quatre amis partageant la même passion pour le skateboard. Mais la venue d’un nouveau garçon dans la bande les expose aux risques numériques.

Bon à savoir : Quels sont les autres sites internet engagés dans la sécurité numérique ?

CyberPrev propose une liste de sites Web d’institutions spécialisées dans la lutte contre les dangers d’Internet :

  • L’association e-enfance agit contre le cyberharcèlement.
  • Internet Sans Crainte.
  • Cybermalveillance.gouv agit contre les menaces numériques (piratage de compte, hameçonnage, etc.).
  • L’association Génération Numérique pour les professionnels de l’Éducation Nationale.
  • Jeprotegemonenfant.gouv agit contre la pornographie.
  • Point de Contact pour signaler des contenus illicites.
  • PédaGoJeux pour en apprendre plus sur la pratique des jeux vidéo.

La campagne CyberPrev met à disposition des ressources pédagogiques pour informer les adolescents, les parents comme les enseignants des dangers d’Internet. En cas d’addiction ou de cyberharcèlement, notre complémentaire santé Alptis Famille peut prendre en charge les frais de séances psychologiques ou d’hospitalisation.