Glossaire : la complémentaire santé collective en 8 mots clés

Vous êtes employeur et devez mettre en place un contrat de mutuelle santé collective ? Alptis vous dévoile quelques termes essentiels pour respecter les règles en vigueur et proposer une complémentaire santé à vos salariés.

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Modifié le 26 février 2026

Glossaire : la complémentaire santé collective en 8 mots clés

Contrat de mutuelle responsable

Un contrat de complémentaire santé responsable doit intégrer les garanties suivantes :

  • Remboursement à 100 % du tarif de convention de la Sécurité sociale pour les soins courants.
  • Remboursement à 100 % de la BRSS pour l’optique et les soins dentaires courants.
  • Monture jusqu’à 100 €.
  • Verres jusqu’à 420 € selon le type de verre.
  • Panier de soins 100 % Santé.

ANI

La Loi relative à la sécurisation de l’emploi, appelée Accord National Interprofessionnel a généralisé la complémentaire santé à l’ensemble des salariés. Les modalités d’application notamment les garanties planchers dit «panier de soins ANI» sont fixées par le décret du 8 septembre 2014.

Panier de soins minimal

Lors de la mise en place de votre contrat collectif, vous êtes dans l’obligation de proposer un panier de soins minimal, conformément à l’ANI.

Ce panier doit intégrer les garanties suivantes :

  • Remboursement du ticket modérateur pour les consultations, actes et prestations remboursables par la Sécurité sociale.
  • Remboursement du forfait journalier hospitalier de 20 €.
  • Prise en charge à 125 % du tarif de convention de l’Assurance Maladie pour les frais dentaires.
  • Remboursement tous les 2 ans – sauf exception –  de l’optique avec un montant minimum de 100 à 200 € selon la complexité de la correction.

Participation financière

Toujours selon l’accord national interprofessionnel, vous devez, en tant qu’employeur, participer à la mutuelle de vos salariés. La loi impose une participation financière minimale de 50 %.

Libre à vous de définir un montant supérieur, vous pouvez même assumer 100 % de la cotisation de vos salariés.

Il est également possible de définir une prise en charge différente selon le statut des salariés (cadres et non-cadres par exemple).

Certaines Conventions collectives imposent également un niveau de prise en charge supérieure à 50% qu’il faudra respecter.

Bon à savoir : Le cas des renforts

Certaines mutuelles collectives, à l’image des contrats Alptis, proposent aux salariés de souscrire des renforts. Ils permettent de personnaliser leur offre de mutuelle selon leur état de santé spécifique. Si le renfort est une garantie facultative, au choix du salarié, en tant qu’employeur, vous n’êtes pas tenu de participer financièrement au renfort, votre participation concerne uniquement les garanties de base communes à tous les salariés. En revanche si le renfort est souscrit à titre obligatoire par l’entreprise, les obligations de participation financière s’imposent.

Exonération de charges sociales

Une exonération de charges sociales est prévue pour votre participation financière. Elle est plafonnée à 6 % du plafond de la Sécurité sociale et 1,5 % de la rémunération brute soumise aux cotisations de la Sécurité sociale.

Acte de mise en place de la mutuelle collective

La mise en place de la mutuelle collective pour vos salariés se fait dans le respect de la convention collective ou d’un accord de branche. L’objectif est ici de respecter les conditions minimales fixées par ces textes.

À défaut d’accord de branche, vous pouvez négocier avec les représentants du personnel pour définir les contours de la mutuelle obligatoire.

Vous devez ensuite formaliser la mise en place de ce régime. Cette mise en place peut se faire par

  • un accord collectif
  • ou un référendum
  • ou une Décision Unilatérale de l’Entreprise (ou DUE)

Dispense d’adhésion

Si vous êtes dans l’obligation de proposer à vos salariés une mutuelle collective, il existe des cas de dispense d’ordre public ou facultatifs (prévus par l’acte juridique de mise en place du régime) leur permettant de la refuser. Par exemple, le refus est possible si l’employé :

  • A déjà une mutuelle en tant qu’ayant droit d’un contrat collectif.
  • Est déjà couvert par un contrat à titre individuel.
  • Est bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire (CSS).
  • Est en CDD ou mission de moins de 3 mois ou à temps partiel (15 heures maximum par semaine).
  • Est en CDD.
  • Est apprenti.

Selon la situation de vos salariés, certaines conditions spécifiques doivent être respectées.

Les catégories objectives

Lors de la mise en place de la complémentaire santé collective, la notion de « catégorie objective » peut intervenir. Il s’agit ici de distinguer différentes catégories de salariés, par exemple les cadres et les non-cadres. Il vous est possible de proposer des contrats différents.

Pour déterminer une catégorie objective, vous pouvez prendre en compte le statut, le seuil de rémunération, etc. En revanche, vous ne pouvez prendre en considération l’âge ou encore le sexe de vos salariés.

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