Quels sont les troubles liés aux maladies neurodégénératives ?
En 2023, selon Santé publique France, plus d’un million de personnes étaient atteintes de maladies neurodégénératives. Les principales sont Alzheimer et Parkinson. Avec le vieillissement global de la population, ces maladies font l’objet d’un programme de surveillance nationale. Comment reconnaître les troubles liés aux maladies neurodégénératives ?
Modifié le 14 janvier 2026
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Les troubles moteurs associés à d’autres troubles physiologiques
Les troubles moteurs sont associés à la maladie de Parkinson. La personne malade est atteinte de tremblements au niveau de ses membres, de ses lèvres, même au repos. Ses mouvements deviennent plus difficiles, la marche se fait à petits pas. Les gestes sont moins précis. On appelle cela l’akinésie. Tous les muscles du corps deviennent de plus en plus rigides (hypertonie), en particulier au niveau de la colonne vertébrale. Cela provoque une posture penchée vers l’avant.
D’autres maladies neurodégénératives présentent d’autres troubles moteurs. La maladie d’Alzheimer provoque une apraxie chez le patient. Il est dans l’incapacité de produire des mouvements quotidiens. Les symptômes de la maladie de Parkinson se confondent avec ceux de la démence à corps de Lewy. Pour la maladie de Huntington, les muscles du visage, du tronc, des membres se contractent rapidement, jusqu’à produire des mouvements cadencés, exagérés. Enfin, la maladie de Charcot commence par une faiblesse des membres supérieurs comme inférieurs, se diffusant dans le reste du corps.
Pour certaines maladies, les troubles physiologiques s’accompagnent de troubles moteurs. La personne atteinte de la maladie de Parkinson souffre de troubles digestifs provoquant sa constipation, son amaigrissement. La sclérose latérale amyotrophique atteint son stade terminal lorsque la faiblesse des muscles atteint le système respiratoire, provoquant une insuffisance respiratoire mortelle.
Les troubles du langage liés à d’autres troubles sensoriels
Les troubles du langage se manifestent par l’oubli de mots courants, ou la substitution d’un mot par un autre (maladie d’Alzheimer). Concernant la maladie de Charcot, la dégénérescence des motoneurones du tronc cérébral provoque des difficultés pour articuler. La bouche est inondée de salive, la personne a du mal à déglutir.
Le syndrome de Benson, ou atrophie corticale postérieure entraîne des troubles visuels liés au langage. La personne ressent une impression de vision floue. Cela entraîne des difficultés quotidiennes pour évaluer les distances, pour lire un texte, pour écrire ou pour compter. Elle ne parvient plus à distinguer la gauche de la droite.
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Les troubles cognitifs qui mènent à la perte d’autonomie
La maladie d’Alzheimer entraîne des troubles cognitifs persistants sur plusieurs niveaux. Le trouble de la mémoire à court terme nécessite de répéter plusieurs fois une même information au malade. Ce dernier ne peut plus gérer plusieurs informations en même temps. La personne oublie peu à peu ses tâches quotidiennes comme préparer un repas, faire ses courses, se servir d’un téléphone, etc. Par conséquent, elle ne peut plus s’adapter, prendre des initiatives ou se motiver. Sa perte d’autonomie se concrétise lorsque ses proches prennent en charge la gestion de son quotidien.
Les symptômes cognitifs de la démence à corps de Lewy ressemblent à ceux de la maladie d’Alzheimer. Cependant, les troubles de la mémoire ne se manifestent pas au début de la maladie. Ils apparaissent progressivement. En revanche, le malade est davantage sujet à des troubles de l’attention. Il peut tenir une conversation cohérente un jour, puis se montrer distrait, somnolent ou mutique le lendemain. Ces changements sont imprévisibles, cela rend le diagnostic plus difficile.
Pour la chorée de Huntington, les troubles cognitifs conduisent les malades à se conduire de manière irresponsable. Ils ne sont plus capables d’effectuer les gestes du quotidien.
Les troubles de l’humeur : la dernière étape des troubles liés aux maladies neurodégénératives
Les personnes atteintes de maladies neurodégénératives sont sujettes à des troubles du sommeil. Pour la démence à corps de Lewy, le dysfonctionnement du sommeil paradoxal conduit le malade à s’agiter dans son sommeil. Il se donne l’illusion de vivre son rêve en phase de réveil. Par conséquent, il se met à parler, avoir des gestes violents. Il peut même se plonger dans un état de somnambulisme.
Le manque de sommeil, associé au délire, entraîne des troubles du comportement. Les symptômes sont très variés : dépression, apathie, anxiété, paranoïa, irritation. Les malades ressentent une forte dépression, associée à des idées suicidaires. Cet état mental se retrouve chez toutes les maladies neurodégénératives, en particulier pour la démence de Lewy comme la maladie de Huntington.
Bon à savoir : Comment prendre en charge une personne atteinte de troubles liés à sa maladie neurodégénérative ?
Prenez des mesures pour aider votre proche à conserver son autonomie. Communiquer avec lui, aidez-le à adapter ses gestes quotidiens. Respectez son refus, s’il estime pouvoir accomplir sa tâche quotidienne sans assistance. Proposez des sorties dans des endroits calmes ou participez avec lui à des activités, afin de prévenir son isolement. Le maintien du lien social prévient les symptômes de la neurodégénérescence.
Les principaux troubles liés aux maladies neurodégénératives sont de quatre types : moteurs, langagier, cognitif, comportemental. Notre complémentaire santé majeur protégé prend en charge votre proche vulnérable sans questionnaire médical.
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Sources de l’article : Quels sont les troubles liés aux maladies neurodégénératives ?
- https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-neurodegeneratives
- https://www.ameli.fr/bas-rhin/assure/sante/themes/maladie-parkinson/symptomes-diagnostic-evolution#:~:text=Les%20principaux%20sympt%C3%B4mes%20de%20la,…%20peuvent%20%C3%AAtre%20associ%C3%A9s
- https://institutducerveau-icm.org/fr/maladie-de-charcot/symptomes-esperance-vie/
- https://www.francealzheimer.org/comprendre-la-maladie/les-maladies-apparentees/syndrome-de-latrophie-corticale-posterieure/#:~:text=L’atrophie%20corticale%20post%C3%A9rieure%20
- https://www.ameli.fr/bas-rhin/assure/sante/themes/maladie-alzheimer/symptomes-diagnostic
- https://www.francealzheimer.org/comprendre-la-maladie/les-maladies-apparentees/maladie-a-corps-de-lewy/
- https://www.has-sante.fr/jcms/p_3217902/fr/maladies-neurodegeneratives-adapter-ses-pratiques-pour-accompagner-les-personnes-a-domicile
Questions fréquentes sur les maladies neurodégénératives
Une maladie neurodégénérative est un type de maladie progressive qui altère les cellules du système nerveux, en particulier les neurones. Ces affections neurologiques affectent le cerveau, la moelle épinière ou les nerfs périphériques, perturbant la transmission des informations entre les neurones. C’est une maladie souvent irréversible, dont l’évolution varie selon les cas.
Les maladies neurodégénératives appartiennent à un groupe de maladies aux conséquences multiples. Elles peuvent entraîner des troubles de la mémoire, de l’équilibre, de la parole ou du comportement. Elles touchent principalement les fonctions cérébrales, et leur progression peut être lente ou rapide selon la pathologie.
Au début, certains symptômes peuvent paraître anodins. Une fatigue inhabituelle, des pertes de mémoire récentes, une difficulté à manipuler les objets, ou encore une certaine apathie. Ces signes précoces sont parfois confondus avec un simple vieillissement.
Avec l’évolution de la maladie, les symptômes neurologiques s’intensifient : tremblements au repos, rigidité musculaire, troubles de la marche ou du langage. Ces signes varient selon le type de pathologie neurodégénérative mais peuvent devenir plus graves sans prise en charge précoce. Un diagnostic d’une maladie neurologique doit alors être envisagé dès l’apparition de certains symptômes.
La maladie d’Alzheimer, première cause de démence neurodégénérative la plus fréquente, affecte principalement la mémoire et les fonctions cognitives.
La maladie de Parkinson est la seconde démence neurodégénérative la plus fréquente après Alzheimer. Elle est connue pour ses troubles moteurs comme les tremblements ou la lenteur des mouvements, liés à la baisse de dopamine dans le cerveau.
La maladie de Huntington est héréditaire. Elle combine troubles du mouvement, symptômes psychiatriques et déclin cognitif progressif.
La sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot, touche les neurones moteurs, provoquant une paralysie musculaire, tout en laissant les fonctions intellectuelles intactes.
Enfin, la maladie à corps de Lewy associe troubles cognitifs et hallucinations précoces. Elle se distingue par la présence de protéines anormales (corps de Lewy) dans les cellules du système nerveux central.
Chaque pathologie possède un mode d’évolution distinct, des symptômes neurologiques spécifiques et une approche thérapeutique adaptée.
L’âge est le principal facteur de risque : après 65 ans, les troubles neurodégénératifs sont plus fréquents. Mais d’autres facteurs peuvent contribuer à l’évolution de la maladie : prédispositions génétiques, antécédents familiaux, ou exposition chronique à certaines substances (pesticides, solvants, pollution de l’air).
Le mode de vie joue aussi un rôle. Une alimentation déséquilibrée, un manque d’activité physique, ou l’isolement social peuvent aggraver les symptômes. Les maladies cardiovasculaires, comme le diabète ou l’hypertension, constituent également un risque pour les fonctions cérébrales.
Prévenir, c’est aussi adopter des habitudes saines pour ralentir la progression de la maladie : rester actif, solliciter sa mémoire, maintenir un lien social.
Il n’existe pas aujourd’hui de traitement curatif contre une affection neurodégénérative. Mais il est possible de réduire les symptômes et d’améliorer la qualité de vie grâce à une prise en charge pluridisciplinaire.
Les traitements médicamenteux ciblent les symptômes moteurs ou cognitifs. D’autres approches, non médicamenteuses, comme la kinésithérapie, l’orthophonie, ou la stimulation cognitive, peuvent aider les patients à conserver leur autonomie plus longtemps.
Le soutien psychologique est indispensable, tant pour les patients atteints que pour leurs proches. Les aidants peuvent bénéficier de solutions concrètes : accueil de jour, aide à domicile, plateformes de répit. Ces dispositifs permettent d’alléger le quotidien et d’accompagner les familles tout au long de l’évolution de la maladie.
L’accompagnement repose sur une coordination étroite entre professionnels de santé, associations spécialisées et proches du patient. C’est une condition essentielle pour une prise en charge efficace et humaine.