Achat immobilier : dix conseils contre les mauvaises surprises
Hypothèque, caution, privilège de prêteur de deniers… Les frais de garantie d’un prêt immobilier représentent jusqu’à 2 % du montant emprunté. Quel est le rôle de ce mécanisme rendu obligatoire par tous les établissements bancaires ? En quoi diffère-t-il de l’assurance emprunteur ? Voici l’essentiel pour tout comprendre.
Modifié le 30 décembre 2025
Sommaire de l'article :
- Prenez le temps de faire plusieurs visites avant d’acheter un bien immobilier
- Adopter le bon comportement lors de la visite pour éviter les pièges
- Bien estimer votre budget travaux dans un projet immobilier
- Se renseigner sur le quartier avant d’acheter
- S’informer sur les travaux en copropriété avant la promesse de vente
- Se renseigner sur les raccordements pour une maison individuelle
- Bien prévoir les frais annexes liés à un achat immobilier
- Anticiper les frais liés à l’accès à la propriété
- Attention au DPE et aux autres diagnostics immobiliers avant un achat
- Comparer les offres de prêt… et d’assurance emprunteur
- Questions fréquentes pour réussir son achat immobilier
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Prenez le temps de faire plusieurs visites avant d’acheter un bien immobilier
Il est conseillé de visiter plusieurs logements. Comparez les prestations pour trouver un bien immobilier adapté à votre besoin.
Si vous pensez avoir repéré le bon logement, faites une contre-visite pour voir s’il répond réellement à toutes vos attentes. Vous pourrez prendre les mesures des pièces et vous assurer que la surface indiquée dans l’annonce est correcte.
Bon à savoir : la loi Carrez
Selon la loi Carrez de 1996, tout vendeur d’un lot en copropriété doit indiquer clairement la superficie privative du bien immobilier dans tous les documents liés à la vente.
Adopter le bon comportement lors de la visite pour éviter les pièges
Prenez le temps de bien regarder chaque détail. Cette visite vous permet d’appréhender les espaces, mais aussi d’anticiper les éventuels travaux. Vérifiez qu’il n’y a pas de malfaçons ou de possibilité de vices cachés.
Évitez de vous émerveiller durant la visite. Restez neutre si vous souhaitez ensuite envisager une négociation.
Bien estimer votre budget travaux dans un projet immobilier
Les travaux pourront être intégrés à votre crédit immobilier. Mais il est nécessaire de bien les estimer. Évitez les calculs approximatifs, et n’hésitez pas à faire une contre-visite avec des professionnels du bâtiment pour obtenir des devis de manière plus précise.
Se renseigner sur le quartier avant d’acheter
Renseignez-vous sur le quartier pour savoir s’il dispose de services. Transports en commun, écoles, commerces, équipements sportifs et culturels, choisissez un environnement adapté à vos besoins.
Vous achetez en centre-ville ? Assurez-vous d’avoir un parking privatif ou que des places de parking gratuites sont disponibles à proximité.
S’informer sur les travaux en copropriété avant la promesse de vente
Ils sont à la charge du vendeur s’ils ont été votés avant la signature de la promesse de vente.
Lors de votre visite, vous pouvez demander si des travaux sont déjà actés ou si vous devez prévoir des travaux lourds à moyen terme (ravalement de façade, remplacement d’un ascenseur, travaux de toiture, etc.).
Se renseigner sur les raccordements pour une maison individuelle
Si vous achetez une maison individuelle, intéressez-vous aux différents raccordements (EDF, eau, etc.) pour savoir ce qui sera à votre charge. Si l’assainissement n’est pas collectif, veillez à ce qu’il soit aux normes. Dans le cas contraire, négociez le prix à la baisse. Vous disposez d’un an pour mettre l’installation d’assainissement en conformité.
Bien prévoir les frais annexes liés à un achat immobilier
Dans le cadre d’un achat immobilier, la maîtrise de votre budget est essentielle. Le prix de vente ne sera pas le seul montant à payer. Vous devrez payer des frais de notaire entre 7 et 8 % du prix du logement dans l’ancien. Il faudra ajouter les frais d’agence immobilière si vous avez fait appel à des professionnels pour vous accompagner.
Idéalement, prévoyez un apport personnel pour couvrir ces frais et limiter le montant du crédit immobilier.
Anticiper les frais liés à l’accès à la propriété
Avant de vous lancer dans un achat immobilier, songez aux différents frais à votre charge ensuite pour bien déterminer votre budget et adapter le montant de vos mensualités.
En tant que propriétaire, vous serez tenu de payer la taxe foncière dont le montant varie selon les caractéristiques de votre logement et son emplacement. Songez également aux travaux. En cas de problème, vous ne pourrez plus faire appel à votre propriétaire, vous devrez assumer les frais.
En copropriété, prenez bien en compte les charges mensuelles, elles peuvent être très élevées selon le logement acquis.
Attention au DPE et aux autres diagnostics immobiliers avant un achat
Le diagnostic de performance énergétique est important à deux titres dans le cadre d’un achat immobilier.
D’une part, un mauvais DPE impacte vos finances et votre confort. Vivre dans une passoire thermique va augmenter votre consommation de chauffage.
D’autre part, pour un investissement locatif, le DPE est essentiel pour la pérennité de votre investissement. Les logements classés G avec une consommation annuelle supérieure à 450 kWh sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2023 (uniquement pour les baux souscrits à partir de cette date). D’autres interdictions sont à venir :
- Tous les logements G en 2025.
- Les logements F en 2028.
- Les logements E en 2034.
Comparer les offres de prêt… et d’assurance emprunteur
Bien acheter, c’est aussi bien emprunter. Si le prix de vente impacte votre budget, ce sera également le cas de votre prêt immobilier. Pensez à faire appel aux services d’un courtier en crédit immobilier pour obtenir le meilleur taux. Et n’oubliez pas votre droit à la délégation d’assurance pour faire des économies.
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Questions fréquentes pour réussir son achat immobilier
Concrétiser un projet d’achat immobilier, c’est entrer dans une aventure qui demande méthode, rigueur et un bon accompagnement. Avant même de visiter un appartement ou une maison, il est indispensable de définir votre budget. Cela passe par une estimation de votre capacité d’emprunt immobilier, en tenant compte de vos revenus, de vos charges et, si possible, d’un apport personnel.
Une fois ce cadre posé, place à la recherche du bien idéal. Vous devrez affiner vos critères : localisation, superficie, type de bien, état général… Il est souvent utile de se faire accompagner par un agent immobilier, surtout si vous effectuez un premier achat. Les visites vous permettront ensuite de comparer et de mieux cerner le marché immobilier local.
Si un bien vous séduit, vous pouvez faire une offre. En cas d’acceptation, le vendeur et vous signerez un compromis de vente, souvent accompagné de conditions suspensives. C’est à ce moment-là que vous disposez d’un délai d’environ 30 jours pour trouver un financement adapté, en lien avec un établissement bancaire ou un expert en crédit immobilier.
Enfin, après validation du prêt et des vérifications d’usage (diagnostics, titre de propriété, règles d’urbanisme), vous signerez l’acte authentique chez le notaire. Ce parcours dure généralement entre 3 et 5 mois.
Acheter son logement, c’est bien plus qu’un simple investissement : c’est un choix de vie. Il est donc essentiel de se poser les bonnes questions en amont. Quels sont vos besoins réels ? Quelle surface ? Dans quel quartier ? Avez-vous besoin de transports à proximité, d’écoles, de commerces ? Et surtout, quel est le potentiel de revente du bien envisagé ?
Pour éviter les mauvaises surprises, étudiez l’état du marché immobilier. Cela vous aidera à faire une offre juste, sans surpayer ni sous-estimer le bien. En parallèle, anticipez les frais annexes : frais de notaire, travaux éventuels, garantie bancaire, voire les frais de courtage si vous passez par un intermédiaire.
Les conditions suspensives intégrées au compromis de vente méritent une attention particulière. En cas de refus de prêt, elles peuvent vous permettre d’annuler la vente sans pénalité. Enfin, si vous souhaitez acheter dans les meilleures conditions, n’hésitez pas à vous faire conseiller par un notaire ou un professionnel du crédit.
Le prix affiché d’un bien ne représente qu’une partie du coût global. Lorsque vous achetez un bien immobilier, vous devez prévoir un budget complémentaire, parfois conséquent. Le principal poste est constitué des frais de notaire, qui s’élèvent à environ 7 à 8 % du prix d’achat dans l’ancien, et 2 à 3 % dans le neuf.
S’ajoutent à cela d’éventuels frais d’agence immobilière (entre 3 et 7 % selon les cas), les frais bancaires liés à votre prêt (frais de dossier, garantie, assurance emprunteur), et d’autres dépenses comme les diagnostics immobiliers, la taxe foncière ou encore des travaux à prévoir.
Dans certains cas, ces frais annexes peuvent représenter jusqu’à 15 % du prix total. Les intégrer dès le début dans votre plan de financement vous permettra de sécuriser votre projet et d’éviter les imprévus.
Le prêt immobilier classique reste la solution la plus courante pour financer l’achat de son logement. Il est généralement assorti d’une assurance emprunteur et d’une garantie, comme une hypothèque ou une caution.
Mais d’autres solutions existent, notamment si vous réalisez un premier achat ou si vous avez peu d’apport. Le Prêt à Taux Zéro (PTZ), sous conditions de ressources, permet de financer une partie du bien sans intérêts. Il est cumulable avec un prêt principal. Le prêt d’accession sociale (PAS) peut, lui, ouvrir droit à l’APL accession. Si vous êtes salarié dans une entreprise privée de plus de 10 salariés, vous pouvez bénéficier du prêt Action Logement. Certaines collectivités locales proposent également des aides, notamment pour l’achat d’un bien ancien à rénover.
Dans tous les cas, un dossier solide, avec des revenus réguliers, un endettement maîtrisé et un bon reste à vivre, augmente vos chances de négocier un taux de crédit immobilier avantageux.
Acheter pour louer, c’est faire un choix stratégique à long terme. Un investissement locatif permet de générer des revenus complémentaires, de se constituer un patrimoine immobilier, voire de préparer sa retraite.
Vous remboursez le crédit grâce aux loyers perçus, et une fois le bien remboursé, vous disposez d’un actif valorisable ou d’un revenu régulier. Dans certains cas, vous pouvez même bénéficier d’avantages fiscaux : la loi Pinel, par exemple, vous permet de réduire vos impôts si vous investissez dans un logement neuf respectant certaines conditions de location.
Ce type d’investissement peut aussi s’envisager sans gestion directe. Passer par une société civile de placement immobilier (SCPI) permet de déléguer la gestion tout en bénéficiant de rendements potentiels.
Mais attention : chaque investissement implique une étude rigoureuse du marché, des charges à anticiper, et une stratégie de gestion adaptée à vos objectifs. Suivez nos conseils ou faites-vous accompagner pour réussir votre projet.
Sources de l’article : Achat immobilier : dix conseils contre les mauvaises surprises
- https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000196731
- https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043980802
- https://www.gouvernement.fr/actualite/interdiction-a-la-location-des-logements-avec-une-forte-consommation-d-energie-des-2023
- https://www.ecologie.gouv.fr/loi-climat-resilience