Quand et comment demander un accord préalable à la CPAM ou MSA ?

Vous avez besoin d’un traitement spécifique ? De séances de kinésithérapie après une blessure ? Un doute vous taraude : votre caisse d’assurance maladie (CPAM) ou de mutualité sociale agricole (MSA) va-t-elle tout vous rembourser ? Grâce à la demande d’accord préalable, votre prise en charge est validée avant le début des soins. À la clé, plus de sérénité !

8 min. de lecture |

Modifié le 14 janvier 2026

Quand et comment demander un accord préalable à la CPAM ou MSA ?

Qu’est-ce que l’entente préalable ?

L’entente préalable, c’est un feu vert de l’Assurance Maladie pour la prise en charge de certains actes ou traitements. Pourquoi est-il nécessaire d’obtenir son accord ? Tout simplement parce que les interventions concernées sont coûteuses, rares ou longues, comme :

  • Des séances de kinésithérapie, orthophonie ou orthoptie s’étalant sur plusieurs semaines. Par exemple, pour une entorse à la cheville, il faut demander l’accord de l’Assurance Maladie dès la 11e séance.
  • Des soins dentaires particuliers comme l’orthopédie dento-faciale (ODF) ou l’orthopédie dento-maxillo-faciale.
  • Des actes associés à des « pathologies inhabituelles », à l’image de la procréation médicalement assistée (PMA) ou de la pose d’un anneau gastrique.
  • Des médicaments coûteux (contre le cholestérol, par exemple) ou encore en phase d’essai.
  • Des appareils médicaux spécifiques, notamment ceux de grande taille.
  • Des examens de biologie médicale ou des analyses de laboratoire pointues.
  • Des trajets médicaux longs ou spéciaux : plus de 150 km, en avion, en bateau de ligne régulière, etc.
  • Des traitements d’assistance respiratoire de longue durée à domicile.

Comment faire une demande d’entente préalable ?

Suivez ces étapes pour demander un accord préalable à l’Assurance Maladie :

  1. Le professionnel de santé consulté vous informe de la nécessité d’effectuer une demande.
  2. Le médecin complète un formulaire selon les soins prescrits, puis vous le transmet.
  3. Vous remplissez les informations vous concernant.
  4. Vous adressez le formulaire au service médical de votre CPAM (régime général) ou MSA (régime agricole) à l’attention de : « M. le médecin-conseil » ou « M. le dentiste-conseil », selon votre cas.
  5. N’oubliez pas de joindre la prescription médicale ou une copie pour les actes ou traitements accomplis par un :
  • Auxiliaire médical.
  • Transporteur sanitaire.
  • Prestataire d’analyses, examens de laboratoire, appareillages médicaux.

Bon à savoir : Quelles démarches mener en cas d’urgence ?

Le médecin commence l’acte ou le traitement médical. Ensuite, il fait la demande d’accord préalable, en indiquant la mention « Acte d’urgence ». Pour finir, le professionnel de santé envoie le formulaire au service médical, avant le premier jour de votre traitement. De votre côté, vous n’avez rien à faire !

Comment savoir si la demande d’entente préalable a été acceptée ?

Si votre CPAM ou MSA ne vous répond pas sous 15 jours après avoir reçu votre demande, c’est comme si elle vous disait oui. Et si elle vous dit non ? Vous recevez une lettre vous expliquant sa décision.

En cas de désaccord, vous disposez d’un délai de deux mois pour saisir la commission de recours amiable (CRA). Ensuite, vous êtes notifié de sa décision par courrier. Si elle est négative, vous avez la possibilité de saisir le pôle social du tribunal judiciaire.

Le cas particulier de l’accord préalable pour les actes de masso-kinésithérapie

14 situations requérant une rééducation sont soumises à une règle particulière concernant leur prise en charge. Dans des référentiels validés par la Haute Autorité de santé (HAS), l’Assurance Maladie a fixé un nombre maximum de séances sans entente préalable pour chacune d’entre elles. Si vous en avez besoin de plus, vous devez demander un accord avant de continuer votre traitement. En voici des exemples.

Situation couverteNombre de séance(s) sans entente préalableNombre de séance(s) avec entente préalable
Cervicalgie communeDe 1 à 15À partir de la 16e
Traumatisme récent du rachis cervical sans lésion neurologique (« coup du lapin »)De 1 à 10À partir de la 11e
Lombalgie communeDe 1 à 15À partir de la 16e
Libération du nerf médian au canal carpienDès la 1re
Fracture de l’extrémité distale des deux os de l’avant-brasDe 1 à 25À partir de la 26e
Reconstruction du ligament croiséDe 1 à 40À partir de la 41e

L’entente préalable sur les hypolipémiants

La prise en charge de certains médicaments hypolipémiants requiert l’entente préalable du service médical de votre CPAM ou MSA. C’est le cas de l’evolocumab (Repatha®) ou encore du alirocumab (Praluent®). Votre médecin réalise la demande lui-même, en ligne ou en complétant le formulaire papier.

Le médicament vous est ensuite délivré sur présentation de :

  • La prescription imprimée par votre médecin mentionnant l’accord préalable (demande effectuée en ligne).
  • Le volet 3 du formulaire accompagné de l’attestation de prise en charge envoyée à votre domicile par votre CPAM ou MSA.

En conclusion, l’entente préalable est un outil efficace pour vous garantir un remboursement optimal de vos soins. Pour une prise en charge encore plus sereine, pensez à souscrire une mutuelle adaptée à vos besoins. Découvrez la complémentaire santé d’Alptis !