Assurance-vie pour les enfants mineurs : pourquoi et comment l’ouvrir ?
La constitution d’une épargne pour ses enfants dès le plus jeune âge est un objectif pour de nombreux parents. L’assurance-vie constitue justement un support d’épargne à long terme particulièrement adapté aux mineurs. En ouvrant un tel contrat au nom de votre enfant, vous lui constituez progressivement un capital pour sa majorité ou ses projets futurs, tout en profitant des avantages fiscaux propres à ce placement. C’est un véritable coup de pouce financier : les fonds accumulés pourront l’aider à financer ses études, son premier logement ou tout autre projet important à ses 18 ans et au-delà. Avant de vous lancer, il est toutefois essentiel de connaître les conditions légales d’ouverture et de gestion d’un contrat pour un mineur, ainsi que les précautions à prendre pour optimiser ce placement sur le long terme.
Modifié le 30 décembre 2025
Sommaire de l'article :
- Souscrire un contrat d’assurance‑vie pour un mineur : que dit la loi ?
- Gestion du contrat jusqu’à la majorité de l’enfant
- Pourquoi souscrire une assurance‑vie dès son plus jeune âge pour un enfant ?
- Bien choisir et suivre le contrat d’assurance-vie de son enfant
- Questions fréquentes sur l’assurance-vie pour constituer un capital pour son enfant mineur
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Souscrire un contrat d’assurance‑vie pour un mineur : que dit la loi ?
Il est tout à fait possible d’ouvrir un contrat d’assurance-vie au nom d’un enfant, quel que soit son âge. Cependant, un mineur étant juridiquement incapable de contracter lui-même, la souscription doit obligatoirement être effectuée par ses représentants légaux (généralement ses parents). Concrètement, si les deux parents exercent ensemble l’autorité parentale, les deux doivent signer le contrat, car il s’agit d’un acte engageant le patrimoine de l’enfant (un « acte de disposition »). En cas de désaccord entre les parents, l’ouverture n’est possible qu’avec l’autorisation d’un juge des tutelles. À l’inverse, dans une situation de famille monoparentale où un seul parent détient l’autorité parentale, ce dernier peut souscrire seul depuis une réforme de 2016, sans nécessiter d’accord judiciaire préalable.
Par ailleurs, le consentement personnel du mineur est requis à partir de 12 ans : la loi (article L.132-4 du Code des assurances) impose de recueillir l’accord de l’enfant de plus de 12 ans, matérialisé par sa signature sur le contrat, aux côtés de celle des parents. À défaut, le contrat pourrait être annulé pour non-respect de cette formalité. Avant 12 ans, la signature du mineur n’est pas nécessaire. À noter : la souscription d’une assurance couvrant uniquement le risque décès au nom d’un enfant de moins de 12 ans est strictement interdite par la loi. Seule l’assurance-vie à vocation d’épargne est autorisée pour les mineurs, et ce, dès la naissance si souhaitée. Enfin, seuls les parents (ou tuteurs légaux) peuvent réaliser la souscription : ainsi, un grand-parent qui souhaite ouvrir une assurance-vie pour son petit-enfant devra demander aux parents d’effectuer l’ouverture du contrat (fourniture des pièces d’identité des parents et de l’enfant, livret de famille, etc.). Une fois le contrat ouvert, le grand-parent pourra l’alimenter librement dans la limite des règles de donation
Gestion du contrat jusqu’à la majorité de l’enfant
Un contrat d’assurance-vie ouvert au nom d’un mineur fonctionne ensuite de manière classique, à ceci près que ce sont les parents qui en assurent la gestion jusqu’aux 18 ans de l’enfant. Juridiquement, l’enfant est pleinement propriétaire des fonds épargnés sur son contrat, mais ce sont les parents (administrateurs légaux) qui réalisent les actes de gestion courants en son nom. Concrètement, cela signifie que les versements sur le contrat proviendront essentiellement des parents ou de la famille, l’enfant mineur n’ayant pas de revenu propre.
Lorsqu’un tiers (grand-parent, oncle, parrain, etc.) verse de l’argent sur le contrat, cette somme est juridiquement considérée comme une donation au mineur. En France, ces dons bénéficient d’abattements fiscaux non négligeables : chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € à son enfant tous les 15 ans sans droits de donation, et chaque grand-parent jusqu’à 31 865 € à chacun de ses petits-enfants (montants renouvelables tous les 15 ans). Au-delà de ces plafonds, la fraction excédentaire du don est soumise aux droits de donation selon le barème en vigueur.
À noter qu’un « présent d’usage » (cadeau offert à des occasions particulières, par exemple un chèque de quelques centaines d’euros à Noël où pour un anniversaire) n’est pas considéré comme une donation taxable, à condition que son montant reste raisonnable au regard du patrimoine du donateur. En pratique, cela permet aux proches d’alimenter régulièrement le contrat d’assurance-vie de l’enfant à l’occasion d’événements familiaux, sans formalités fiscales, tant que ces versements restent d’ampleur modérée.
Pourquoi souscrire une assurance‑vie dès son plus jeune âge pour un enfant ?
Souscrire une assurance-vie au nom d’un enfant présente de nombreux avantages financiers et fiscaux, qui en font un choix judicieux pour préparer l’avenir de vos enfants.
Un horizon de long terme propice à la capitalisation
En ouvrant le contrat très tôt (par exemple à la naissance ou pendant l’enfance), vous donnez à l’épargne de votre enfant un horizon d’investissement de 10, 15, voire 18 ans ou plus. Ce temps long permet de profiter à plein de l’effet boule de neige des intérêts composés : les gains générés chaque année sont réinvestis et produisent eux-mêmes des gains les années suivantes, de manière exponentielle. Contrairement à un adulte qui pourrait vouloir récupérer son épargne après seulement quelques années, un enfant n’a pas besoin de son capital dans l’immédiat et peut le laisser fructifier de longues années. Plus l’épargne reste investie longtemps, plus la croissance du capital s’accélère grâce aux intérêts cumulés.
Prenons un exemple concret pour illustrer ce phénomène : en plaçant 5 000 € dès la naissance de l’enfant sur un contrat rapportant en moyenne 4 % par an, sans aucun retrait ni versement additionnel, on obtient environ 10 000 € au 18ᵉ anniversaire, soit un capital pratiquement doublé en 18 ans, uniquement grâce aux intérêts composés. Si vous effectuez en plus des versements réguliers (même modestes, par exemple 50 € par mois), le résultat sera encore plus impressionnant : à 18 ans, votre enfant disposera d’un capital bien supérieur, constitué petit à petit sans effort insurmontable. Le long terme est donc un allié précieux pour faire croître l’épargne de vos enfants.
Une fiscalité très avantageuse
L’assurance-vie bénéficie d’un régime fiscal particulièrement attractif comparé à d’autres placements. Tant que l’argent reste investi dans le contrat, aucun impôt n’est dû sur les intérêts générés (pas d’impôt sur le revenu ni de prélèvements sociaux annuels). L’imposition n’intervient qu’au moment des rachats, ce qui, dans le cas d’un mineur, n’a généralement pas lieu avant de nombreuses années.
Mieux encore, une fois que le contrat atteint 8 ans d’ancienneté, la fiscalité des retraits devient très allégée : chaque année, les premiers 4 600 € d’intérêts retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu (le double, soit 9 200 € d’abattement si l’enfant devenu adulte est marié ou pacsé). Au-delà de cet abattement annuel, les gains retirés sont soumis à un taux d’impôt sur le revenu de seulement 7,5 % (hors prélèvements sociaux), contre 12,8 % en cas de retrait sur un contrat de moins de 8 ans. En d’autres termes, en ouvrant le contrat suffisamment tôt, votre enfant pourra profiter à sa majorité du régime fiscal ultra-doux réservé aux contrats de plus de 8 ans.
Par exemple, s’il décide à 19 ans de retirer 10 000 € dont la moitié correspond à des gains accumulés, l’abattement de 4 600 € fera que seulement 400 € de gains seront imposés au taux de 7,5 %, soit à peine 30 € d’impôt sur le revenu à payer (auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux). En revanche, pour un retrait effectué avant les 8 ans du contrat, les gains sont taxés forfaitairement à 12,8 % (taux du PFU) + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit près de 30 % au total. Heureusement, il est rare d’avoir besoin de débloquer l’épargne avant 8 ans dans le cadre d’une assurance-vie enfant.
De plus, si à sa majorité votre enfant n’a pas de revenus et n’est pas imposable (par exemple étudiant sans revenus professionnels), il pourra opter pour l’imposition de ses retraits au barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui lui permettra possiblement de ne payer aucun impôt sur les gains retirés.
Par ailleurs, l’assurance-vie conserve son intérêt fiscal même au-delà de la phase d’épargne jeunesse. Si votre enfant décide de conserver son contrat à l’âge adulte et de le faire vivre de nombreuses années, ce contrat pourra aussi devenir pour lui un outil de transmission de patrimoine optimisé. En effet, en cas de décès de l’assuré, les capitaux de l’assurance-vie transmis aux bénéficiaires désignés profitent d’un abattement important de 152 500 € par bénéficiaire (pour les primes versées avant les 70 ans de l’assuré), puis d’une taxation forfaitaire de 20 % au-delà, ce qui est bien plus favorable que la plupart des successions classiques. Ce régime spécifique, propre à l’assurance-vie, ne concernera votre enfant que bien plus tard, mais il démontre l’intérêt de conserver éventuellement le contrat sur le très long terme pour organiser sa transmission.
Une épargne flexible et un effort lissé dans le temps
Ouvrir une assurance-vie pour un mineur permet de préparer sereinement son avenir financier en étalant l’effort d’épargne dans le temps. Il n’est pas nécessaire de disposer d’un capital important dès le départ : vous pouvez commencer avec un petit montant initial et des versements programmés modérés, adaptés à votre budget. La plupart des contrats autorisent une grande flexibilité dans les versements : il est possible de mettre en place des versements réguliers (par exemple 50 € par mois, 100 € par trimestre…) et/ou de faire des versements ponctuels libres quand vous le souhaitez. Cette souplesse vous permet d’épargner à votre rythme pour votre enfant, sans déséquilibrer votre propre budget, tout en constituant au fil des années un capital solide pour lui. De plus, en cas de besoin ou d’aléa de la vie, rien ne vous oblige à verser un montant prédéfini : vous gardez la liberté d’ajuster ou de suspendre temporairement les versements si nécessaire.
Un contrat d’assurance‑vie : un rendement potentiel supérieur aux livrets classiques
Contrairement aux livrets d’épargne réglementés (du type Livret A ou Livret Jeune) qui sont plafonnés et dont le taux d’intérêt est souvent modeste, l’assurance-vie offre la possibilité d’investir sur des supports plus performants sur le long terme. Un contrat d’assurance-vie est généralement multisupport : il propose un fonds en euros à capital garanti (adapté pour sécuriser une partie de l’épargne) et des supports en unités de compte (OPCVM, trackers ETF, etc.) investis sur les marchés financiers, permettant de rechercher un meilleur rendement sur la durée.
Sur un horizon de 15 ou 20 ans, il est tout à fait envisageable de diversifier l’épargne de l’enfant en y incluant une proportion d’actifs dynamiques (actions, fonds thématiques…), afin de profiter de la croissance des marchés sur le long terme. Historiquement, un portefeuille équilibré sur une telle durée peut générer une performance moyenne annuelle de l’ordre de 4 à 5 %, nettement supérieure au rendement des livrets bancaires ; cela se traduit, comme on l’a vu, par un capital final plusieurs fois supérieur à la mise initiale, malgré les inévitables fluctuations à court terme. Bien entendu, une exposition aux marchés comporte un risque de perte en capital, il convient donc de choisir une allocation d’actifs adaptée à l’âge de l’enfant et au niveau de risque que vous êtes prêt à accepter. Plus l’enfant est jeune, plus l’horizon d’investissement est long : on peut alors se permettre une prise de risque un peu plus élevée au départ (car les éventuelles baisses auront le temps d’être rattrapées), puis sécuriser davantage l’épargne à l’approche de la majorité en augmentant la part du fonds en euros par exemple.
N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel pour définir la bonne stratégie d’investissement sur le contrat de votre enfant en fonction de vos objectifs.
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Bien choisir et suivre le contrat d’assurance-vie de son enfant
Avant de souscrire, il est recommandé de comparer les contrats d’assurance-vie disponibles (banques, assureurs en ligne, mutuelles…) afin de trouver celui qui offrira les meilleures conditions pour votre enfant. Certains contrats dédiés aux jeunes épargnants existent, mais un contrat classique bien choisi fera tout aussi bien l’affaire. Portez une attention particulière aux frais : de nombreux contrats prélèvent des frais d’entrée sur chaque versement (de l’ordre de 1 à 3 % généralement), mais il en existe aussi sans frais sur versement. Sur une épargne de long terme, ces frais peuvent avoir un impact significatif, il est donc préférable de les minimiser.
Examinez également les frais de gestion annuels sur les fonds en euros et unités de compte, et la présence éventuelle de frais d’arbitrage (lorsque vous changez la répartition des investissements). Privilégiez un contrat offrant une large gamme de supports d’investissement de qualité, afin de pouvoir diversifier le capital de votre enfant selon les opportunités de marché.
Une fois le contrat ouvert et alimenté, pensez à le suivre régulièrement au fil des années. Il peut être judicieux de faire un point annuel pour ajuster la répartition entre fonds sécurisés et supports dynamiques, en fonction de l’évolution de l’horizon restant avant la majorité de l’enfant. Surveillez aussi la performance réalisée par rapport à vos attentes et n’hésitez pas à arbitrer (réallouer) l’épargne si nécessaire (par exemple, sécuriser les gains accumulés sur des supports en actions en les transférant progressivement vers le fonds en euros quelques années avant les 18 ans).
Enfin, conservez dans vos dossiers tous les documents relatifs au contrat (preuves des versements, éventuellement le pacte adjoint s’il y en a un, etc.), ce dernier pouvant stipuler certaines conditions particulières convenues lors de la souscription ou lors de donations.
Le pacte adjoint : préserver l’intérêt de l’enfant donataire
Si les grands-parents ou un tiers alimentent significativement le contrat par le biais de donations, il peut être utile d’encadrer l’utilisation future de ces fonds via un pacte adjoint. Le pacte adjoint est un document juridique, rédigé sous seing privé en parallèle de la donation, qui permet de fixer certaines conditions quant à l’administration et l’usage des sommes données. Par exemple, un grand-parent donateur peut stipuler dans le pacte adjoint que l’argent donné est bloqué sur le contrat jusqu’aux 25 ans de l’enfant (le maximum légal) ou qu’il ne pourra être utilisé que pour des dépenses déterminées (financer les études, l’achat d’un logement, etc.).
Ce mécanisme offre une protection supplémentaire contre une éventuelle dilapidation de l’épargne une fois l’enfant majeur, tout en restant compatible avec le cadre de l’assurance-vie. En pratique, le pacte adjoint est souvent recommandé lorsque des grands-parents réalisent des donations importantes à des petits-enfants mineurs : il rassure les donateurs quant à la bonne utilisation de leur geste, tout en laissant le contrat d’assurance-vie au nom de l’enfant (et donc en profitant aux conditions fiscales avantageuses déjà évoquées). Pour mettre en place un tel pacte, il est conseillé de vous faire accompagner par un notaire ou un conseil en gestion de patrimoine, qui vous aidera à formaliser les clauses souhaitées en respectant la législation.
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Ouvrir une assurance-vie à un enfant mineur est une excellente initiative pour préparer son avenir financier, à condition de respecter le cadre légal et de choisir judicieusement le contrat. Les parents (ou représentants légaux) doivent ouvrir et gérer le contrat jusqu’aux 18 ans de l’enfant, en veillant à agir dans l’intérêt exclusif de ce dernier. En retour, l’enfant bénéficiera d’un capital constitué progressivement sur de longues années, dopé par les intérêts composés et préservé de l’imposition jusqu’à sa majorité.
L’assurance-vie se démarque par sa flexibilité (versements libres, adaptable à votre effort d’épargne) et sa fiscalité avantageuse après 8 ans de détention, ce qui en fait un support particulièrement approprié pour un objectif à long terme comme l’entrée dans la vie adulte. En anticipant dès aujourd’hui, vous donnez à votre enfant un atout financier précieux pour réaliser ses projets futurs dans les meilleures conditions. N’hésitez pas à vous renseigner et à vous faire conseiller pour mettre en place ce projet d’épargne dans les règles de l’art : bien accompagné, vous pourrez ainsi profiter sereinement de tous les atouts de l’assurance-vie pour les enfants mineurs et transmettre à vos jeunes un capital solide au moment venu.
Questions fréquentes sur l’assurance-vie pour constituer un capital pour son enfant mineur
Souscrire une assurance vie pour votre enfant permet de constituer un capital sur le long terme. Ce contrat peut l’aider à financer des projets importants à sa majorité : études supérieures, permis de conduire, voyage ou achat immobilier.
Ce type d’épargne est souple, évolutive, et peut être alimentée à votre rythme. Le cadre fiscal reste attractif, même si le contrat est ouvert au nom du mineur. En cas d’aléa de la vie, l’assurance vie constitue aussi une épargne sécurisée pour faire face à l’imprévu.
Seuls les représentants légaux peuvent souscrire un contrat d’assurance-vie pour un enfant. Un seul parent peut initier la souscription, mais l’accord des deux parents est requis dès lors que les versements dépassent un certain montant ou modifient sensiblement le patrimoine de l’enfant.
Le contrat est alors ouvert au nom du mineur, mais reste géré par ses parents jusqu’à ses 18 ans. Vous avez la possibilité d’opter pour un contrat spécifique pour enfant, adapté à un horizon de placement long.
- Un placement libre et flexible : vous versez ce que vous voulez, quand vous le souhaitez.
- Une fiscalité avantageuse : après 8 ans de détention, les gains bénéficient d’un abattement fiscal annuel, même si l’enfant n’est pas encore majeur.
- Une gestion personnalisée : vous pouvez ajuster les supports d’investissement à vos objectifs (sécurité, performance…).
- Un contrat transmissible : l’enfant devient seul titulaire à ses 18 ans, avec la possibilité de gérer ou de faire évoluer son épargne.
Vous pouvez épargner à votre enfant de manière ponctuelle ou régulière :
- Ponctuellement, lors d’un anniversaire ou d’un événement familial.
- Régulièrement, via des versements mensuels ou trimestriels.
Ces sommes ne doivent pas déséquilibrer le patrimoine familial (principe de donation modérée). Elles restent bloquées jusqu’à la majorité, sauf exception validée par un juge.
Non. Un mineur non émancipé ne peut pas gérer son contrat, ni faire de retraits. Les conditions de gestion du contrat sont assurées par les parents, dans son intérêt.
À ses 18 ans, l’enfant devient pleinement responsable : il peut gérer ses supports d’investissement, effectuer des retraits ou clôturer le contrat.
Des rachats (retraits) sont possibles, mais encadrés. Comme l’argent appartient à l’enfant, les fonds ne peuvent être utilisés que pour répondre à ses besoins (santé, études, logement…).
L’accord des deux parents est généralement exigé, et un juge peut être sollicité si le retrait semble contraire à l’intérêt de l’enfant.
Dans cette situation exceptionnelle, le contrat d’assurance vie au nom de l’enfant est transmis selon des règles précises.
Avant 16 ans, ni l’enfant ni ses parents ne peuvent librement rédiger de clause bénéficiaire. Par défaut, ce sont les parents qui héritent du capital. Dès ses 16 ans, l’enfant peut désigner un bénéficiaire dans certaines limites. À sa majorité, il est libre de désigner vos enfants ou proches selon ses volontés.
Source de l’article : Assurance-vie pour les enfants mineurs : pourquoi et comment l’ouvrir ?
- https://www.monpetitplacement.fr/assurance-vie/assurance-vie-mineur
- https://www.lafinancepourtous.com/pratique/placements/assurance-vie/ouvrir-un-contrat-d-assurance-vie-a-un-enfant-mineur/
- https://tilmant-lieurey.notaires.fr/media/download/99b7b9da6ed75e9a389c9ec938557afb6a0b72a3
- https://www.goodvest.fr/blog/assurance-vie/assurance-vie-enfant-mineur