Glaucome : comprendre cette maladie silencieuse en un coup d’œil
Le glaucome avance souvent sans prévenir… et c’est bien ce qui le rend redoutable. Cette maladie chronique de l’œil touche 1 à 2 % de la population après 40 ans, et près de 10 % après 70 ans. En France, entre 400 000 à 500 000 personnes ignoreraient qu’elles en sont atteintes. Sans prise en charge, le glaucome endommage progressivement le nerf optique et rétrécit le champ visuel, parfois jusqu’à la cécité. Mieux comprendre cette pathologie, c’est déjà mieux la prévenir.
Modifié le 21 novembre 2025
Reconnaître les différentes formes de glaucome et son impact sur la vision
Le glaucome est une pathologie chronique de l’œil qui entraîne une atteinte progressive du nerf optique. Cette maladie résulte généralement d’une élévation de la pression intraoculaire, causée par une difficulté d’évacuation de l’humeur aqueuse. Elle peut toucher les deux yeux, parfois de manière asymétrique. Sans traitement, le glaucome entraîne une réduction progressive du champ visuel, jusqu’à devenir la deuxième cause de cécité dans les pays développés, juste après la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Il existe plusieurs types de glaucome. Le glaucome chronique à angle ouvert est le plus fréquent. L’angle, situé entre la cornée et l’iris, reste ouvert mais le liquide s’évacue mal, ce qui augmente la pression à l’intérieur de l’œil. L’évolution est lente et silencieuse, sans symptômes apparents pendant longtemps. Le glaucome aigu à angle fermé correspond à une fermeture brutale de l’angle. Il s’agit d’une urgence ophtalmologique car la pression intra-oculaire s’élève rapidement, entraînant douleurs, baisse brutale de la vision, nausées et vomissements. Plus rare, le glaucome à pression normale provoque des lésions du nerf optique malgré une pression oculaire dans la norme.
Le nerf optique joue un rôle central en transmettant les images de la rétine au cerveau. Lorsque ses fibres s’abîment, la vision périphérique est d’abord touchée, puis le champ visuel se rétrécit progressivement. Une détection précoce grâce à un examen ophtalmologique régulier est donc essentielle pour prévenir les complications.
Identifier les facteurs de risque pour mieux prévenir
Le glaucome est une maladie multifactorielle, influencée par des éléments individuels, médicaux et environnementaux. Le principal facteur de risque reste l’augmentation de la pression intraoculaire. Une élévation durable de la pression à l’intérieur de l’œil peut endommager progressivement le nerf optique, même lorsque la pression n’est pas très élevée.
L’âge est déterminant. Le risque de glaucome augmente après 40 ans et devient plus marqué après 70 ans. Des prédispositions génétiques existent également : avoir un parent atteint de glaucome accroît significativement le risque, ce qui justifie un dépistage régulier. Les personnes à la peau foncée présentent elles aussi un risque accru. Dans ces cas-là, le glaucome apparaît souvent plus tôt et évolue plus rapidement, nécessitant une vigilance renforcée.
Certains antécédents médicaux ou maladies oculaires favorisent le développement de la maladie, comme la myopie forte, la cataracte ou des traumatismes anciens de l’œil. Des pathologies générales, telles que le diabète ou l’hypertension, peuvent également fragiliser le nerf optique.
L’usage prolongé de corticoïdes, qu’il s’agisse de collyres, de comprimés ou d’aérosols, peut augmenter la pression intra-oculaire et entraîner un glaucome secondaire. Enfin, la pollution atmosphérique contribuerait au vieillissement prématuré des yeux, accentuant les risques.
Quand consulter un ophtalmologue ?
- Dès l’apparition de troubles visuels inhabituels.
- En cas d’antécédents familiaux de glaucome.
- À partir de 40 ans, pour un dépistage systématique.
- Immédiatement en cas de douleurs oculaires aiguës ou de baisse brutale de la vision.
Traiter le glaucome
Le traitement du glaucome vise avant tout à faire baisser la pression intraoculaire afin de préserver la vision existante. Il ne permet pas de réparer les lésions déjà présentes au niveau du nerf optique, d’où l’importance d’un diagnostic précoce et d’un suivi régulier.
- Traitements médicamenteux : ils reposent principalement sur l’instillation quotidienne de collyres au long cours. Ces médicaments permettent soit de diminuer la production d’humeur aqueuse, soit d’en améliorer l’évacuation, afin de faire baisser la pression oculaire.
- Laser : cette solution intermédiaire est souvent proposée lorsque les collyres ne suffisent pas ou ne sont pas bien tolérés. Elle vise à faciliter l’évacuation du liquide intraoculaire.
- Chirurgie : elle est envisagée en cas d’échec des traitements précédents ou dans certaines formes particulières de glaucome. L’intervention permet de créer une nouvelle voie d’évacuation pour réduire durablement la pression.
- Techniques micro-invasives : ces méthodes récentes offrent une approche plus douce, souvent moins lourde que la chirurgie classique. Elles peuvent être proposées seules ou en complément d’autres traitements, notamment chez les patients atteints de glaucome chronique à angle ouvert.
Dans tous les cas, le traitement est personnalisé en fonction du type de glaucome, de l’évolution de la maladie et de la tolérance des patients. Un suivi ophtalmologique régulier est indispensable pour adapter la prise en charge au fil du temps.
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