Chef d’entreprise : quelle protection sociale pour quel statut ?

Tout comme les salariés, les chefs d’entreprise s’acquittent de cotisations sociales. Toutefois, leur protection sociale peut s’avérer quelque peu différente selon le statut. Salarié, assimilé salarié ou travailleur non salarié, Alptis fait le point avec vous sur la protection sociale des chefs d’entreprise puis sur les solutions pour la compléter.

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Modifié le 16 janvier 2026

Chef d’entreprise : quelle protection sociale pour quel statut ?

Les salariés et assimilés salariés

Certains chefs d’entreprise n’ont pas le statut de travailleur indépendant. C’est le cas notamment des gérants minoritaires de SARL (sociétés à responsabilité limitée) ou des présidents de SAS (sociétés par actions simplifiées). Ces chefs d’entreprise ont le statut de salarié ou d’assimilé salarié. Leur protection sociale est alors quasiment identique à celle des salariés. Ils sont affiliés au régime général de Sécurité sociale.

Le taux de cotisation de ces actifs est plus élevé comparé à celui d’un travailleur non salarié. En revanche, la protection sociale est plus forte, tant en matière de retraite complémentaire que de prévoyance. Ce taux s’applique sur :

  • Le salaire brut.
  • Les primes.
  • Les gratifications.
  • Les avantages en nature.

La protection sociale du chef d’entreprise salarié ou assimilé salarié contient notamment les éléments suivants :

  • Prise en charge des dépenses médicales par le régime général selon les taux fixés par l’Assurance Maladie. Le taux de remboursement est défini selon la dépense (par exemple : 80 % pour les frais d’hospitalisation, 70 % pour la consultation d’un généraliste, 60 % pour la consultation d’un chirurgien-dentiste, etc.).
  • Indemnités journalières en cas de maladie ou de maternité.
  • Retraite complémentaire des cadres.
  • Allocations familiales

Les travailleurs non salariés (TNS)

Les artisans-commerçants, les entrepreneurs individuels, les professionnels libéraux, les micro-entrepreneurs ou encore les gérants majoritaires de SARL et d’EURL (entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée) ont le statut de travailleur non-salarié (TNS). Cette fois, ils dépendent de la Sécurité sociale des indépendants (SSI). La SSI a remplacé le régime social des indépendants (RSI), elle est intégrée au régime général.

Les services fiscaux communiquent à l’URSSAF les informations permettant de définir le montant des cotisations sociales. Suite à l’établissement du bilan annuel, l’URSSAF recalcule les cotisations sociales des TNS selon les revenus perçus l’année précédente. En moyenne, le taux de cotisation des TNS atteint 45 %. Ce taux varie selon la nature de l’activité ou encore la structure de l’entreprise. Ces charges incluent la santé, les cotisations retraite et les allocations familiales.

La protection sociale des travailleurs non salariés recoupe notamment les champs suivants :

  • Prise en charge des dépenses de santé au même titre que les chefs d’entreprise salariés ou assimilés salariés.
  • Prise en charge variable selon le régime complémentaire en cas d’arrêt de travail.
  • Retraite de base et retraite complémentaire.
  • Allocations familiales.

Les solutions pour compléter la protection sociale des chefs d’entreprise

La protection sociale des chefs d’entreprise est variable selon le statut. Cependant, peu importe le régime choisi, tout comme les salariés, ils ont besoin de compléter cette protection sociale pour espérer une meilleure prise en charge à tout moment de leur vie.

Alptis a mis en place différentes solutions pour mieux protéger les travailleurs non salariés. Ces derniers ont ainsi une meilleure couverture durant leur activité, mais aussi après.

La complémentaire santé

Les chefs d’entreprise ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale à hauteur de 100% des frais engagés pour toutes leurs dépenses de santé. Comme les salariés, un reste à charge leur est imposé.

Contrairement aux salariés du secteur privé, les chefs d’entreprise ne bénéficient pas de la complémentaire santé collective obligatoire. Ils ont la possibilité de rester sans mutuelle santé,  ce qui représente un risque financier important, ou de souscrire un contrat pour réduire leur reste à charge. Libre à eux de choisir les garanties dont ils ont besoin puis d’adapter leur contrat à leurs possibilités financières.

Bon à savoir : Mutuelle santé, souscrivez un contrat Madelin

Alptis propose un contrat de complémentaire santé éligible à la fiscalité Madelin pour les travailleurs indépendants. Vous pouvez déduire vos cotisations de vos revenus imposables.

L’épargne retraite

Tout au long de leur carrière, les TNS ont la possibilité de mieux préparer leur retraite. Avec Alptis, ils peuvent constituer une épargne retraite à leur rythme pour augmenter leurs revenus lorsqu’ils cesseront leur activité. Le plan épargne retraite (PER) n’impose pas de versements réguliers. Il permet ainsi aux TNS de cotiser selon leurs ressources, or ces derniers sont souvent plus variables comparé à ceux d’un salarié. Avec un contrat Madelin, là encore les cotisations sont déductibles du revenu imposable pour mieux préparer sa retraite tout en allégeant sa fiscalité à l’instant T.

Par ailleurs, le plan épargne retraite permet de faire le choix de la sortie à la retraite. Rente viagère, capital ou combinaison des deux, tout est possible avec un PER.

Le contrat de prévoyance

Artisans, commerçants et chefs d’entreprise ont besoin de se prémunir en cas d’accident de la vie avec une protection sociale pas toujours à la hauteur de celle des salariés. Grâce au contrat de prévoyance, ils bénéficient d’une couverture permettant, selon le contrat souscrit, de bénéficier d’un accompagnement en cas de décès, d’invalidité ou d’arrêt de travail.

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