Anticiper la succession pour préserver les droits du conjoint survivant

Vous souhaitez préserver votre conjoint de difficultés financières si vous décédez prématurément ? Découvrez les différentes solutions disponibles.

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Modifié le 26 mai 2025

Anticiper la succession pour préserver son conjoint

Pourquoi anticiper votre succession ?

Au-delà de la peine ressentie par votre conjoint survivant, celui-ci peut se retrouver confronté à des difficultés financières. Anticiper votre succession permet de lui apporter une protection maximale tout en vous assurant du maintien de son niveau de vie.
De nombreuses familles rencontrent des problèmes sur le partage des biens. Protéger votre conjoint, c’est aussi envisager des solutions pour lui transmettre votre patrimoine.

Faire une donation au dernier vivant

Cette démarche, aussi nommée « donation entre époux », est indispensable. Si vous avez des enfants en commun, elle vous permet de protéger votre conjoint en lui donnant la totalité de vos biens en usufruit ou ¼ de vos biens en pleine propriété1. L’objectif est d’éviter les conflits familiaux, pouvant contraindre votre conjoint à quitter son domicile. Même si vous vous entendez parfaitement avec vos enfants, vous ne pouvez anticiper d’éventuels changements. Il vaut mieux vous prémunir.
Si vous avez des enfants non communs, vous pouvez lui transmettre :

  • Un quart de votre succession en pleine propriété et les ¾ en usufruit.
  • Ou la totalité en usufruit.
  • Ou la quotité disponible de votre succession en pleine propriété.

Si vous n’avez pas d’enfant, sans donation au dernier vivant, vos parents peuvent hériter d’une part de votre patrimoine. En signant cet acte chez le notaire, vous transmettez la totalité de votre succession à votre conjoint.

Faire une donation à votre conjoint

Vous souhaitez transmettre une partie de votre épargne à votre conjoint ou partenaire de Pacs ? Faites une donation. Il existe des abattements permettant de faire des donations tous les 15 ans sans aucune fiscalité. Pour un conjoint ou partenaire de Pacs, il est possible de donner jusqu’à 80 724 € sans droits de donation2. De cette manière, votre conjoint pourra placer cet argent sur une assurance-vie ou tout autre placement à son nom dont il pourra disposer librement, même après votre décès.

Bon à savoir : Quelles différences entre donation et succession ?
La donation vous permet de transmettre vos biens de votre vivant. Selon la forme de votre donation, l’intervention d’un notaire n’est pas obligatoire.
La succession, régie par le Code civil, vise cette fois à transmettre votre patrimoine après votre décès. Dans certains cas vous devrez faire appel à un notaire :

  • Transmission de bien immobilier.
  • Montant égal ou supérieur à 5 000 €.
  • Présence d’un testament.

Souscrire une assurance-vie

L’assurance-vie est un contrat dont vous pouvez déterminer librement le bénéficiaire. Vous cotisez tout au long de votre vie pour constituer un capital reversé à votre conjoint au moment de votre décès. Pour tout décès survenu après le 22 août 2007, les capitaux versés au conjoint dans le cadre d’une assurance-vie sont exonérés d’imposition. Votre conjoint pourra récupérer le capital constitué pour maintenir son niveau de vie.

Souscrire une assurance décès

S’il est intéressant de souscrire un contrat obsèques, celui-ci n’est pas assez protecteur. Il permet de financer uniquement les obsèques. L’assurance décès va plus loin. Elle verse un capital ou une rente à votre conjoint survivant. Chez Alptis, vous pouvez souscrire une assurance décès pour verser à votre conjoint jusqu’à 5 millions d’euros. Pensez à y associer la garantie Rente permettant le versement d’une rente viagère jusqu’à 15 000 euros par an.

Souscrire un plan épargne retraite

Pour mieux anticiper votre succession afin de protéger financièrement votre conjoint : souscrivez un plan épargne retraite. Le PER peut être individuel, on parle alors de PERin. Ce contrat vous permet de cotiser tout au long de votre carrière dans le but d’obtenir un capital ou une rente viagère lors de votre à la retraite. Lorsque vous souscrivez ce contrat, vous devez désigner un bénéficiaire au cas où vous décéderiez de manière prématurée. En choisissant votre conjoint, vous lui permettez d’obtenir un capital pour faire face aux premières dépenses suite à votre décès.

Souscrire une bonne assurance emprunteur

Lorsque vous souscrivez un prêt immobilier, vous êtes obligé de l’assurer. Si vous empruntez à deux, la couverture minimale est de 100 %. Chaque coemprunteur peut choisir sa quotité d’assurance, à savoir la part assurée.
Exemple : vous avez choisi pour vous une quotité de 70 % et pour votre conjoint une quotité de 30 %. Si vous décédez, votre conjoint devra continuer à payer 30 % du prêt, l’assurance prendra en charge les 70 % du capital restant dû.

Pour mieux anticiper votre décès, il est préférable de choisir une quotité de 100 %. C’est encore plus important si vous percevez les revenus les plus élevés. Certes, avec une quotité plus importante, l’assurance est plus chère. En profitant de la délégation d’assurance avec un contrat chez Alptis, vous pouvez faire des économies avec une meilleure couverture.

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