Quelles procédures de préservation du corps d’une personne décédée ?

Les soins de conservation permettent à la fois de ralentir la dégradation naturelle du corps, tout en le préparant avant les funérailles. Généralement facturés entre 300 et 500 € par un thanatopracteur diplômé, ils impliquent différentes procédures menées dans le respect de la dignité du défunt.

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Modifié le 09 janvier 2026

Quelles procédures de préservation du corps d’une personne décédée ?

Que devient le corps après le décès ?

Après le décès d’une personne, différentes procédures peuvent être mises en place pour préserver son corps avant les funérailles. Avant la mise en bière, le corps peut être placé dans différents lieux :

  • Même si la pratique est devenue moins courante, le corps du défunt peut toujours être exposé au domicile. La durée maximale est de six jours ouvrables, soit le délai légal pour procéder à l’inhumation ou à la crémation à compter du jour du décès.
  • L’exposition en chambre mortuaire est possible dans les établissements de santé, comme les hôpitaux, les cliniques ou les maisons de retraite médicalisées. 80 % des décès se produisent aujourd’hui dans ce type d’institutions. La chambre mortuaire est gérée directement par l’établissement. Pendant les trois premiers jours suivant le décès, l’hébergement dans la chambre mortuaire est gratuit. Au-delà, des frais peuvent être facturés selon les tarifs établis par le conseil d’administration de l’établissement.
  • La chambre funéraire, aussi appelée salon funéraire, funérarium, athanée ou maison funéraire, est conçue pour accueillir les corps des personnes décédées avant leur inhumation ou leur crémation. En plus de la conservation des corps dans des cases réfrigérées, cette structure permet l’accès à un salon de présentation, où les proches peuvent rendre un dernier hommage au défunt.

Les soins de préservation du corps sont-ils obligatoires ?

Les soins de conservation sont devenus courants, mais ne peuvent toutefois pas être imposés aux familles. Cela vaut même si un transport du corps est requis avant sa mise en bière – par exemple du lieu du décès à la chambre funéraire. L’opération doit alors être réalisée dans un délai de 48 heures après le décès, mais n’oblige pas pour autant à pratiquer des soins du corps si la famille ne le souhaite pas.

Si le rapatriement du corps est nécessaire depuis un autre pays, certaines législations peuvent exiger des soins spécifiques de préservation pour des raisons sanitaires. Leur nature varie en fonction des pays tout comme des accords existants.

Bon à savoir : Soins de conservation : pourquoi une absence d’obligation ?

Certaines religions, dont l’islam, le judaïsme et l’orthodoxie, interdisent ou découragent vivement la pratique des soins de conversation. Les croyants privilégient généralement des rituels funéraires spécifiques et des procédures d’inhumation ou de crémation préservant l’intégrité du corps.

Les soins de conservation du défunt

Les soins de conservation du corps sont une pratique spécialisée visant à préserver l’aspect du défunt, mais aussi à retarder la dégradation naturelle du corps. Ils sont réalisés par des professionnels qualifiés, souvent appelés thanatopracteurs ou embaumeurs.

Les soins peuvent tout d’abord consister en une simple toilette mortuaire. Cette procédure de base implique le lavage du corps du défunt, la pratique de gestes d’hygiène puis l’habillage. Cette étape est importante pour assurer la propreté comme la dignité du défunt avant les funérailles.

Les soins de conservation proprement dits sont effectués uniquement par un thanatopracteur diplômé. Ils se déroulent typiquement en plusieurs étapes :

  • Avant toute autre intervention, le corps est soigneusement nettoyé pour éliminer toute présence de bactéries ou de contaminants externes.
  • Un produit formolé aseptique et stérilisant est ensuite injecté dans le corps. Il vise à préserver les tissus et à retarder le processus naturel de décomposition.
  • Une fois la conservation réalisée, le thanatopracteur procède à l’habillage du défunt. Ce dernier peut également appliquer du maquillage pour redonner une apparence naturelle au visage.
  • Enfin, le thanatopracteur fixe à la cheville du défunt un flacon contenant un échantillon du liquide utilisé pour la conservation.

Quelles règles en matière de don d’organes ?

Les règles relatives au don d’organe ont récemment évolué. Ces dernières sont encadrées par l’article L. 1232-1 du Code de la santé publique. Désormais, si le défunt n’a pas exprimé son opposition au prélèvement d’organes de son vivant, sa famille ou encore ses proches ne peuvent pas s’y opposer. En d’autres termes, un consentement présumé du défunt s’applique.

Dans les établissements médicalisés, en cas de décès, les organes du défunt peuvent donc être maintenus en état de fonctionner en vue d’un éventuel prélèvement. À l’issue, le corps est restitué à la famille. Cette dernière peut alors procéder à l’inhumation ou à la crémation selon ses souhaits.

Pour exprimer un refus de don d’organes, il est possible de s’inscrire sur le registre national des refus, tenu par l’agence de la biomédecine. Il suffit de remplir un formulaire d’inscription spécifique puis de le transmettre à l’organisme compétent.

Les soins de conservation sont réalisés avec le plus grand respect pour la personne, en conformité avec les normes sanitaires en vigueur. Vous trouverez les références d’un thanatopracteur qualifié auprès des services de pompes funèbres chargés du défunt.