À quel moment doit-on consulter un ophtalmologue ?
4700 ophtalmologistes exerçaient en France en 2023, dont 58 % en libéral. Cela représente une diminution de 12 % par rapport à 2010, malgré une demande croissante des patients. Le délai moyen pour un rendez-vous s’allonge. Il atteignait 48 jours en 2023. Quand vous rendre chez l’ophtalmo, et quel remboursement attendre ?
Modifié le 24 juin 2025
Qu’est-ce qu’un ophtalmologue ?
Un ophtalmologue, ou ophtalmologiste, est un médecin spécialiste du diagnostic, du traitement et de la prévention des maladies ou troubles liés aux yeux. Cette discipline médicale couvre un large éventail de conditions comme :
- Les troubles de la vision courants (myopie, astigmatisme…).
- Les affections oculaires plus graves (glaucome, cataractes…).
- Les maladies de la rétine.
- La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
- La rétinopathie diabétique.
- Les cancers oculaires…
Les ophtalmologues sont équipés du matériel nécessaire pour effectuer des examens approfondis de la vue. Il est possible d’y effectuer des tests de réfraction pour déterminer la correction nécessaire avec des lunettes ou des lentilles de contact, par exemple.
À quelle fréquence consulter votre ophtalmologue ?
Il est recommandé d’effectuer régulièrement une visite de contrôle chez votre ophtalmologue. La fréquence de ces consultations peut varier avec l’âge :
- Une visite doit être envisagée pour un enfant avant son premier anniversaire. Cette première consultation permet de détecter précocement d’éventuels problèmes de vision susceptibles d’entraver le développement visuel.
- Pour les adultes de moins de 60 ans, même non porteurs de lunettes ou de lentilles, il est conseillé de réaliser une visite de contrôle tous les deux à cinq ans. Cette fréquence permet de surveiller l’évolution de la vision et de détecter tout problème à un stade précoce.
- Si vous portez des lunettes ou des lentilles, prévoyez une visite tous les ans ou tous les deux ans pour surveiller l’évolution de votre myopie ou presbytie.
- Après 60 ans, la fréquence des visites chez l’ophtalmologue augmente : tous les ans ou tous les deux ans. Cette période de la vie est souvent associée à une augmentation du risque de développer des affections oculaires liées à l’âge, comme la cataracte et le glaucome.
Bon à savoir : Maladies oculaires : un risque aggravé par l’âge
97 % des personnes âgées de plus de 60 ans souffrent d’au moins un trouble de la vision. Les seniors ont également une probabilité plus grande de développer des pathologies graves, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Dans quels autres cas prendre rendez-vous chez l’ophtalmo ?
Certains symptômes spécifiques doivent vous alerter et vous inciter à consulter un ophtalmo sans tarder, comme :
- Une sensibilité inhabituelle au soleil ou à la lumière.
- Une vision double (diplopie) ou une baisse soudaine de votre acuité visuelle.
- Des corps flottants dans le champ visuel.
- Une sensation de sécheresse oculaire persistante.
- Des migraines ophtalmiques récurrentes.
- Des tâches noires ou sombres dans votre champ de vision.
- Des écoulements anormaux au niveau des yeux.
- Des boutons ou inflammations en bordure de paupière.
- Un gonflement des paupières.
Quelle prise en charge pour vos visites chez l’ophtalmologue ?
La Sécurité sociale rembourse les consultations chez l’ophtalmologue à hauteur de 70 % du tarif de convention, ou « base de remboursement de la Sécurité sociale » (BRSS). Il convient par ailleurs de déduire la participation forfaitaire de 2 € restant à la charge du patient.
Le remboursement effectif va varier en fonction du secteur de convention de votre ophtalmologue :
- Les médecins conventionnés en secteur 1 ne sont pas autorisés à pratiquer des dépassements d’honoraires. Vous payez uniquement le tarif de convention lors de la consultation. Vous êtes remboursé à 70 % de ce tarif, moins la participation forfaitaire de 2 €. Sans mutuelle, votre reste à charge ou « ticket modérateur » est donc de 30 %.
- Les médecins conventionnés en secteur 2 et adhérents à l’OPTAM (« option pratique tarifaire maîtrisée ») s’engagent à maîtriser leurs dépassements d’honoraires. Dans ce cas, le remboursement de la Sécurité sociale reste identique à celui du secteur 1. La consultation vous sera toutefois facturée au-delà du tarif de base. Votre reste à charge sera donc plus élevé.
- Les médecins en secteur 2 et hors OPTAM pratiquent des honoraires libres, sans aucun plafond.
Les bases de remboursement actuellement en vigueur sont consultables sur le site Ameli.
Vérifiez toujours le secteur de convention dans lequel exerce votre ophtalmologue ! Vous pouvez consulter l’annuaire en ligne des professionnels de santé pour le déterminer facilement, ou demander l’information directement dans le cabinet du médecin.
L’ophtalmologie est une spécialité à la fois rare, indispensable et coûteuse pour de nombreux assurés. Ne négligez ni couverture des soins, ni le remboursement de vos lunettes et lentilles dans votre complémentaire santé. Alptis vous accompagne au quotidien.
Sources de l’article : À quel moment doit-on se rendre chez un ophtalmologue ?
- https://www.acuite.fr/actualite/profession/260517/le-nombre-dophtalmologistes-en-baisse-annee-apres-annee-le-detail-en
- https://www.capital.fr/economie-politique/il-faut-48-jours-en-moyenne-pour-obtenir-un-rendez-vous-chez-lophtalmo-1482229
- https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/etudes-et-resultats/troubles-de-la-vision-sept-adultes-sur-dix-portent-des-lunettes-0
- https://www.ophtacenter.fr/quand-faut-il-consulter-un-ophtalmologue-10-signes-evidents/
Questions fréquentes sur la consultation chez un ophtalmologue
Il est recommandé de consulter un ophtalmologue dans plusieurs cas : en cas de baisse de la vision, de douleurs oculaires, de maux de tête récurrents, ou de gêne à la lumière. Ces symptômes peuvent révéler un trouble visuel nécessitant un suivi médical.
Un suivi préventif régulier est conseillé à partir de 40 ans, en particulier si vous présentez des facteurs de risque comme le diabète ou des antécédents familiaux de glaucome. Pour les enfants, un contrôle est recommandé à 9 mois, puis à 3 ans, 6 ans et à l’adolescence, notamment si la famille consulte un ophtalmologue régulièrement ou si des troubles visuels sont suspectés.
L’ophtalmologue peut être consulté directement, sans ordonnance, notamment pour un renouvellement de lunettes ou un simple contrôle visuel. Toutefois, pour bénéficier d’un remboursement optimal, il est préférable de passer par votre médecin traitant, dans le cadre du parcours de soins coordonnés.
Les ophtalmologues font partie des spécialistes à accès direct autorisé, mais attention : si vous n’avez pas déclaré un médecin traitant ou consultez hors du parcours de soins, le taux de remboursement par la Sécurité sociale peut être réduit.
Une consultation médicale chez un ophtalmologue comprend généralement :
- la mesure de l’acuité visuelle,
- la vérification de la pression intraoculaire,
- un examen du fond d’œil pour analyser la rétine et le nerf optique.
Selon les cas, d’autres examens peuvent être prescrits : OCT, champ visuel, etc. Ces soins optiques permettent de dépister précocement des pathologies comme la DMLA, le glaucome ou la rétinopathie diabétique.
Le prix de la consultation varie selon le secteur dans lequel exerce le praticien. Chez un médecin conventionné secteur 1, le tarif est généralement de 30 euros, fixé par la convention de la Sécurité sociale. En revanche, les praticiens du secteur 2 fixent eux-mêmes leurs tarifs : ils peuvent donc pratiquer des dépassements d’honoraires, ce qui fait varier le prix consultation.
Le reste à charge peut être réduit grâce à votre complémentaire santé, qui complète la prise en charge selon le contrat souscrit.
Le remboursement d’une consultation chez un ophtalmologue dépend de plusieurs éléments :
- si le praticien est conventionné secteur 1,
- si vous êtes dans le parcours de soins coordonnés,
- si vous avez déclaré un médecin traitant.
Dans les conditions optimales, la Sécurité sociale rembourse 70 % du tarif de base (soit 21 € sur 30 €). Le reste à charge est souvent complété par la complémentaire santé, ce qui permet parfois de faire disparaître le reste à charge.
Les frais d’optique représentent un poste de dépense important, d’où l’intérêt de choisir une mutuelle adaptée à vos besoins, avec des niveaux de remboursement plus importants pour les soins optiques et les dépassements éventuels.