Assurance prévoyance TNS : les idées reçues en cas d’arrêt de travail

Un TNS (travailleur non salarié), en raison de son statut, ne bénéficie pas de la même protection sociale que les salariés. Il est affilié à un régime obligatoire spécifique pour sa protection sociale. Toutefois, les garanties offertes par ces régimes sont souvent limitées, notamment en cas d’arrêt de travail, laissant les TNS insuffisamment protégés face aux aléas de la vie. Cela engendre de nombreuses idées reçues et incompréhensions autour de la prévoyance pour les indépendants. Quels sont les mythes les plus courants sur le sujet ? Et quelle est la réalité ? On fait le point.

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Modifié le 06 janvier 2026

mythe prévoyance arrêt de travail

Que se passe-t-il en cas d’arrêt de travail ?

En tant que TNS, un arrêt de travail signifie souvent l’arrêt total de votre activité, et donc une perte directe de revenus. Par conséquent, lorsque vous vous retrouvez dans cette situation, votre niveau de vie est impacté. De plus, les prestations versées par votre régime obligatoire en cas d’arrêt de travail sont souvent très limitées pour vous permettre de préserver votre qualité de vie.

Face à cette réalité, voyons quelles sont les idées reçues les plus répandues sur les arrêts de travail chez les TNS.

Idée reçue n° 1 : je ne m’arrête jamais de travailler quand je suis malade

Cela est possible dans certains cas, notamment s’il s’agit d’une problématique de santé de courte durée, qui est relativement peu handicapante ou s’il s’agit de maladies saisonnières.

En revanche, vous ne pourrez pas forcément continuer à travailler si vous êtes victime d’une fracture ou encore si vous souffrez d’une pathologie entraînant une perte de validité.

Or, vous êtes certainement dans la situation de la plupart des TNS, dont l’activité repose uniquement sur vous. Ainsi, un arrêt de travail entraînerait une absence totale de revenus et donc une perte de salaire potentiellement conséquente. En effet, à la différence des salariés, les TNS ne bénéficient pas d’un maintien intégral du salaire journalier de base pendant 30 jours, ni des indemnités complémentaires mises en place par certaines conventions collectives.

Idée reçue n° 2 : mon régime obligatoire m’offre une couverture suffisante

En cas d’arrêt de travail, le régime des TNS est moins protecteur que celui des salariés, qui peuvent bénéficier de la protection de leur employeur au sein de l’entreprise (dans laquelle un contrat de prévoyance entreprise / collective ou une assurance prévoyance sont souvent proposés). De plus, en tant que TNS, il vous faut être affilié au régime de votre branche professionnelle depuis au moins un an pour bénéficier de prestations.

Les indemnités journalières versées aux indépendants par la Sécurité sociale (IJSS) sont par ailleurs beaucoup plus faibles que pour les salariés : elles sont limitées dans le temps et leur montant journalier est plafonné. En effet, la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) ne verse que 50% du salaire journalier habituel pendant 365 jours maximum pour les artisans et commerçants.

Pour les professions libérales, l’intervention de la SSI prend fin au bout de 87 jours consécutifs, après application du délai de carence de 3 jours. Au-delà de ce nombre de jours, c’est le régime obligatoire dont dépend le TNS qui prendra le relais. Cependant, plusieurs régimes obligatoires, notamment celui des experts-comptables (CAVEC), ne versent plus d’indemnités journalières après 90 jours. Si la période d’arrêt excède ce délai, ils ne bénéficieront d’aucune couverture.

Enfin, les dépenses liées au fonctionnement de l’entreprise doivent par ailleurs toujours être réglées et ne sont pas couvertes par le régime obligatoire (loyer d’un entrepôt, charges d’électricité…)

Idée reçue n° 3 : mes indemnités seront versées rapidement

En cas d’arrêt de travail, il faut prendre en compte des délais de carence. Par exemple, pour la Sécurité Sociale des Indépendants, les indemnités sont versées à partir du 4e jour d’arrêt de travail en cas de maladie, accident ou hospitalisation.

L’obtention des indemnités n’a pas lieu dès le premier jour de l’arrêt de travail, car elle est conditionnée par la réalisation de démarches administratives. L’indemnisation ne peut donc pas être immédiate. De plus, votre caisse primaire d’assurance maladie vous versera vos indemnités journalières tous les 14 jours en moyenne.

Idée reçue n° 4 : un contrat de prévoyance me coûterait trop cher

Un contrat de prévoyance revient souvent moins cher que la perte de revenu en cas d’arrêt de travail. La souscription d’un tel type de contrat vous permet également de travailler et de développer votre entreprise sereinement et de protéger votre famille. Enfin, selon le type de contrat, vous avez des options de personnalisation, et pouvez choisir seulement les options dont vous avez besoin pour adapter le contrat à votre situation, avec une mensualisation des cotisations, ce qui en limite le coût.

Améliorer sa couverture avec un contrat de prévoyance adapté

Selon les garanties choisies, un contrat de prévoyance complémentaire vous permettra de maintenir vos revenus et de compléter les prestations versées par votre régime obligatoire en cas d’arrêt de travail. En cas d’invalidité, un tel contrat d’assurance vous permettra de bénéficier du versement d’une rente, dans le but de vous aider à maintenir votre niveau de vie. En cas de décès, un capital décès sera versé à vos proches, pour leur apporter un soutien financier immédiat.

Il existe donc plusieurs idées reçues concernant les arrêts de travail des TNS, qui peuvent par ailleurs avoir un impact important sur votre vie professionnelle et personnelle. Vous pensiez peut-être que le régime obligatoire était suffisamment protecteur, mais cela n’est pas le cas. Pour vous protéger au mieux vous et vos proches en cas d’arrêt de travail, optez pour un contrat de prévoyance complémentaire.

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