L’assurance décès et invalidité des salariés, comment ça marche ?

Souscrire une assurance décès – invalidité permet de mieux protéger vos proches si demain vous n’êtes plus là ou si vous n’êtes plus en mesure de contribuer financièrement à la vie de votre foyer. Car, en cas de décès d’un salarié, la Sécurité sociale verse un capital décès dont le montant est forfaitaire, fixé par décret et revalorisé chaque année. Depuis le 1er avril 2021, ce montant est de 3476€. Cela reste très insuffisant pour maintenir le niveau de vie des familles.

Arrêt de travail : attention à la perte de salaire !

En cas d’arrêt de travail, les salariés perçoivent de la sécurité sociale une indemnité journalière égale à 50% du salaire journalier de base après un délai de carence de 3 jours. Attention, le salaire pris en compte par la Sécurité sociale est plafonné à 1,8 fois le SMIC mensuel soit 2798,24€ en 2021 (base du SMIC au 01/01/2021). Ainsi, si votre salaire mensuel est supérieur à ce montant, votre indemnité journalière restera quand même plafonnée à 46€.

Exemple 1 : vous gagnez 30.000€ par an, soit un équivalent  mensuel de 2500€ et un équivalent journalier de 83€ ; votre salaire est maintenu par la Sécurité Sociale à hauteur de 50%, soit 41,5€ par jour d’arrêt de travail – ou 1245€/mois. Pour reconstituer votre salaire, il vous manque 1245€ / mois

Exemple 2 : votre salaire mensuel est de 55.000€/ an soit un équivalent mensuel de 4583€ et un équivalent journalier de 153€ ; en cas d’arrêt de travail la Sécurité Sociale vous maintient vos revenus à hauteur de 46€ par jour – ou 1380€ /mois. Le salaire pris en compte dans son calcul est plafonné à 1,8 fois le SMIC. Pour reconstituer votre salaire, il vous manque 3203€ / mois.

Cette protection sociale est précieuse mais là encore insuffisante pour vous garantir l’intégralité de vos revenus. C’est la raison pour laquelle, nous vous conseillons de mettre en place une prévoyance complémentaire.

Assurance décès et invalidité : les garanties pour les salariés et les questions à se poser

Un capital à votre conjoint (ou bénéficiaire de votre choix sans obligation d’être un héritier légal). Les questions à poser à l’assureur :

  • Quelles sont les conditions de versement du capital ? Et dans quel délai ?
  • Est-il possible de changer les bénéficiaires en cours de contrat ?

Une rente éducation à vos enfants pour poursuivre leurs études. Les questions à poser à l’assureur :

  •  Le montant de la rente est –il progressif en fonction de l’âge de l’enfant ?
  • Jusqu’à quel âge maximum la rente est-elle servie ?

Un capital ou une rente à vous-même pour vous aider à maintenir votre niveau de vie en cas de perte totale et irréversible d’autonomie, nécessitant l’assistance d’une tierce personne ?

Des indemnités journalières ou une rente pour se prémunir de toute diminution de revenus en cas d’incapacité ou d’invalidité. Cette garantie est essentielle. Les points importants à examiner :

L’assureur vous propose plusieurs niveaux de capitaux et / ou de maintien de revenus qui détermineront le montant de la cotisation qui vous sera demandée. Celle-ci est généralement calculée en fonction de votre âge et du montant du capital assuré.

En fonction des différents assureurs, les modalités d’adhésion, notamment le formulaire médical, feront l’objet de demandes plus ou moins détaillées.

Attention ! Assurez-vous que tous les types d’accident entrainant l’invalidité ou le décès sont assurés, qu’ils se produisent en France comme à l’étranger. Et faites-vous préciser les modalités de rupture du contrat pour récupérer le capital versé.