L’assurance décès et invalidité des salariés, comment ça marche ?

Par Mathieu

Souscrire une assurance décès – invalidité permet ainsi de mieux protéger vos proches si demain vous n’êtes plus là ou si vous n’êtes plus en mesure de contribuer financièrement à la vie de votre foyer. Car, si en cas de décès d’un salarié, la Sécurité sociale verse un capital égal à 3 mois de salaire plafonné (soit 9.654€ maximum en 2016), cela reste très insuffisant pour maintenir le niveau de vie des familles.

En cas d’arrêt de travail, les salariés perçoivent au maximum 50% du plafond sécurité sociale, soit 1.609€ maxi par mois (en 2016) ; à condition que le salaire moyen atteigne au minimum 38.616€/an.

Exemple 1 : vous gagnez 30.000€ par an ; votre salaire est maintenu par la Sécurité Sociale à hauteur de 15.000€, soit 1.250€/mois.

Exemple 2 : votre salaire mensuel est de 55.000€/ an ; en cas d’arrêt de travail la Sécurité Sociale vous maintient vos revenus à hauteur de 38.616€/an soit 1.609€/mois.

Cette protection sociale est précieuse mais là encore insuffisante pour vous garantir l’intégralité de vos revenus.

C’est la raison pour laquelle, nous vous conseillons de mettre en place une prévoyance complémentaire.

L’ assurance décès et invalidité garantit généralement :

  • un capital à votre conjoint (ou bénéficiaire de votre choix sans obligation d’être un héritier légal),

Les questions à poser à l’assureur :

1. Quelles sont les conditions de versement du capital ? Et dans quel délai ?

2. Est-il possible de changer les bénéficiaires en cours de contrat ?

  • une rente éducation à vos enfants pour poursuivre leurs études,

Les questions à poser à l’assureur :

1. Le montant de la rente est –il progressif en fonction de l’âge de l’enfant ?

2. Jusqu’à quel âge maximum la rente est-elle servie ?

  • un capital ou une rente à vous-même pour vous aider à maintenir votre niveau de vie en cas de perte totale et irréversible d’autonomie, nécessitant l’assistance d’une tierce personne ?
  • des indemnités journalières ou une rente pour se prémunir de toute diminution de revenus en cas d’incapacité ou d’invalidité. Cette garantie est essentielle.

Les points importants à examiner :

1. Conditions d’indemnisation

2. Les délais d’attente, les éventuelles restrictions en cas d’arrêt de travail consécutif à des pathologies dorso-lombaires ou psychologiques.

3. Étendue géographique de la garantie

L’assureur vous propose plusieurs niveaux de capitaux et / ou de maintien de revenus qui détermineront le montant de la cotisation qui vous sera demandée. Celle-ci est généralement calculée en fonction de votre âge et du montant du capital assuré.

En fonction des différents assureurs, les modalités d’adhésion, notamment le formulaire médical, feront l’objet de demandes plus ou moins détaillées.

Attention ! Assurez-vous que tous les types d’accident entrainant l’invalidité ou le décès sont assurés, qu’ils se produisent en France comme à l’étranger. Et faites-vous préciser les modalités de rupture du contrat pour récupérer le capital versé.