Prix d’une assurance de prêt : les bons comptes font les bons amis

Par Mathieu

Au même titre que les garanties souscrites, le prix de l’assurance emprunteur est un élément essentiel lors de la souscription d’un contrat. Pourquoi ? Tout simplement car l’assurance de prêt peut représenter un tiers du coût total du crédit. Profil de l’emprunteur, nature du prêt et caractéristiques de l’assurance : Alptis vous présente tous les éléments faisant varier le tarif de l’assurance emprunteur et vous donne les clés pour en diminuer le coût.

Le profil de l’emprunteur : l’élément incontournable pour calculer le prix de l’assurance de prêt

Si les caractéristiques de l’assurance emprunteur (garanties, durée, etc.) jouent bien évidemment sur son prix, ce ne sont pas les premiers critères pris en compte pour déterminer le montant des cotisations. L’assurance de prêt, dont l’objectif est de rembourser le crédit en cas de défaillance de l‘emprunteur, va en effet voir son tarif principalement évoluer en fonction du profil de la personne qui emprunte et de son niveau de risque. À ce titre, plusieurs éléments rentrent en ligne de compte :

  • L’âge: dans la mesure où le risque de défaillance est plus important avec des emprunteurs âgés, le taux de l’assurance de prêt est plus faible si l’on emprunte jeune.
  • L’état de santé : intimement lié à l’âge, le risque médical de l’emprunteur est défini en fonction des antécédents médicaux, des habitudes de vie (pratique sportive, consommation d’alcool, fumeur, sédentarité, etc.) et de la situation médicale (traitement médical, maladie particulière, etc.). Autant d’éléments qu’il faudra indiquer dans le questionnaire médical et qui auront un impact sur le prix de l’assurance emprunteur. En cas de problème de santé, empêchant la souscription d’un contrat standard, il est possible de bénéficier d’une assurance emprunteur via l’AERAS (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), une convention signée par les assureurs, les banques et les pouvoirs publics.
  • La situation professionnelle : tandis que certaines professions sont jugées plus à risque que d’autres (métier physique, avec un taux d’accidentologie élevé, etc.), d’autres peuvent se voir appliquer des conditions tarifaires plus avantageuses, à l’image des métiers de la fonction publique.
  • Les activités de loisirs : la souscription d’une assurance de prêt peut être plus complexe pour les pratiquants d’un sport à risque, comme l’escalade, la plongée ou encore les sports de combat. Il faut cependant savoir que seule une pratique régulière peut impacter le prix de l’assurance emprunteur, ce qui n’est pas le cas d’un simple baptême ou d’une initiation à une discipline. D’autres pratiques plus extrêmes encore, comme une tentative de record par exemple, sont généralement exclus des contrats.

Bon à savoir : le prix d’une assurance emprunteur est plus important pour les fumeurs

Peu d’emprunteurs le savent, pourtant la consommation de tabac peut faire varier les primes d’assurance de prêt du simple au double. Une majoration que les compagnies appliquent le plus souvent à toutes les personnes ayant fumé au cours des 2 dernières années et à tous les modes de consommation (cigarette, pipe, cigare, cigarette électronique, etc.).

Le tarif de l’assurance emprunteur, largement dépendant du prêt contracté

En fonction du risque que présente l’emprunteur, notamment par rapport à ses habitudes de vie et son état de santé, la compagnie va utiliser une grille de tarification pour déterminer le prix de l’assurance de prêt. Mais pour l’appliquer, elle va également s’intéresser aux caractéristiques du prêt contracté par l’emprunteur. Une fois encore, plusieurs éléments entrent en ligne de compte afin d’évaluer le risque de défaillance et ainsi calculer le tarif du contrat :

  • La nature du prêt : les compagnies sont susceptibles d’appliquer des taux d’assurance emprunteur différents en fonction du prêt contracté (immobilier, personnel, consommation, etc.). Dans le cas d’un prêt immobilier, l’organisme financier doit d’ailleurs remettre une Fiche standardisée d’information (FSI), permettant à l’emprunteur de comparer les différentes offres d’assurance. Bien que cette obligation n’existe pas pour les autres crédits, la banque doit malgré tout informer sur le coût mensuel et global de l’assurance de groupe proposée.
  • Le montant emprunté : le risque de défaillance étant plus important pour les prêts de forte valeur, le prix de l’assurance emprunteur est susceptible d’être plus important pour compenser le risque supplémentaire que prend la compagnie.
  • La durée d’emprunt : la situation professionnelle et médicale de l’assuré a plus de chance d’évoluer dans le cas d’un prêt de longue durée. Voilà pourquoi, le taux de l’assurance de prêt est susceptible d’être revu à la hausse pour les crédits s’étalant sur 15 ans, 20 ans ou plus encore.
  • Le taux d’intérêt : bien que son impact soit relativement faible, le taux d’intérêt du crédit peut malgré tout avoir des conséquences sur le taux d’assurance de prêt proposé par la compagnie d’assurance.

Les caractéristiques de l’assurance, l’ultime critère pour calculer le prix de l’assurance emprunteur

Comme n’importe quel produit assurantiel, le prix de l’assurance de prêt va bien évidemment varier en fonction de ses caractéristiques propres. Si les garanties souscrites ont un impact sur le montant des mensualités, ce ne sont pas les seuls éléments qui permettent de différencier un contrat d’un autre.

  • Les garanties souscrites : bien que la loi n’impose pas la souscription d’une assurance de prêt, les banques vont malgré tout exiger que l’emprunteur soit couvert contre le risque de décès et d’invalidité. Ces deux garanties seront donc, dans la plupart des cas, automatiquement intégrées au contrat. Mais l’emprunteur est également libre de souscrire des garanties complémentaires, à la fois pour rassurer l’organisme financier et être mieux protégé. Des options qui couvrent par exemple la perte d’emploi ou un arrêt maladie et qui vont tout naturellement avoir un impact sur le tarif de l’assurance emprunteur.
  • Les exclusions : pour certaines situations jugées trop risquées (pratique d’un sport à risque, dépression, pathologie du dos, etc.), la compagnie peut appliquer des exclusions afin de ne pas avoir à indemniser l’emprunteur si la défaillance est due à l’une de ces situations. Dans certains cas, il est malgré tout possible de racheter une ou plusieurs exclusions de garanties, moyennant un effort financier plus important.
  • Les modalités d’application : les assurés ne s’y intéressent que rarement, pourtant les modalités d’application du contrat sont déterminantes pour être bien couvert. Le délai de carence, le délai de franchise, le taux de prise en charge en cas de défaillance (partielle ou totale) ainsi que la durée maximale d’indemnisation vont impacter le tarif de l’assurance de prêt. D’où l’importance d’être vigilant lors de la comparaison des offres.
  • Le calcul des cotisations : en règle générale, l’assurance emprunteur de la banque propose des cotisations dont le montant est calculé sur le capital initial emprunté. En optant pour un assureur indépendant, le tarif de l’assurance va être bien souvent déterminé en fonction du capital restant dû. Plus avantageuse, cette seconde formule permet de s’acquitter de cotisations dégressives.

Le TAEA, l’outil indispensable pour comparer le prix des assurances de prêt

Le profil de l’emprunteur, les caractéristiques du prêt et la nature du contrat d’assurance : ce sont les trois principaux éléments qui permettent à la compagnie de déterminer le TAEA, ou Taux annuel effectif d’assurance. Rendu obligatoire à partir de 2014 par la loi Hamon, cet indicateur définit le coût de l’assurance. Il est exprimé en pourcentage, en coût périodique (par mois, trimestre ou année) et en coût total en euros. Accompagné de l’ensemble des garanties d’assurance souscrites (décès, invalidité, perte d’emploi, arrêt de travail, etc.), le TAEA est présenté de façon identique par l’ensemble des compagnies d’assurance.

L’objectif du TAEA est simple : permettre à l’emprunteur de comparer plus facilement les offres d’assurance de prêt. Grâce à cet indicateur, il peut évaluer le coût de chaque assurance emprunteur, et ce, à garanties équivalentes. Un élément d’autant plus important que l’assuré n’a pas l’obligation de souscrire le contrat de groupe proposé par l’organisme financier lui accordant un crédit. Depuis la promulgation de la loi Lagarde en 2010, l’emprunteur est libre de choisir n’importe quelle assurance de prêt, à condition que les garanties soient au minimum équivalentes à celles du contrat de la banque. Cette option, baptisée délégation d’assurance, peut être utilisée à 3 moments distincts : 

  • À la souscription du prêt : grâce au TAEA communiqué par l’organisme financier, l’emprunteur peut comparer l’offre d’assurance de la banque avec celles d’assureurs indépendants. S’il souscrit une assurance de prêt externe affichant les mêmes garanties, la banque ne peut pas lui refuser, modifier les conditions d’emprunt (taux d’intérêt plus important par exemple), ni même facturer des frais de changement d’assurance.
  • Pendant la première année de contrat : depuis 2014, la loi Hamon offre la possibilité à l’emprunteur de changer d’assurance de prêt immobilier dans les 12 mois qui suivent sa souscription. À condition de respecter un préavis de 15 jours, cette option permet généralement de bénéficier d’un TAEA plus attractif.
  • À chaque échéance de contrat : l’amendement Bourquin, en vigueur depuis 2017, renforce la loi Hamon. Il permet à l’emprunteur de changer d’assurance de prêt lors de chaque anniversaire du contrat. Un préavis de 2 mois, pour informer son assureur actuel, est néanmoins à respecter.

Bon à savoir : l’assurance emprunteur peut représenter plus de 30% du coût total du crédit

En fonction des critères abordés précédemment, le taux de l’assurance de prêt varie en moyenne entre 0,10 et 1,50%. Cette disparité, qui peut être plus importante encore dans le cas d’un contrat de groupe, a une conséquence majeure : le coût de l’assurance peut représenter plus de 30% du coût total du prêt. D’où l’importance de comparer les offres via le TAEA et d’éventuellement faire jouer son droit à la délégation d’assurance.

Assurance emprunteur Paréo : petit prix, grande protection

Pour les emprunteurs souhaitant être couverts au meilleur prix, Alptis a imaginé Pareo, une assurance de prêt aux conditions tarifaires avantageuses. Permettant d’assurer les crédits jusqu’à 10 millions d’euros, ce contrat d’assurance emprunteur vous offre la possibilité de réaliser d’importantes économies, tout en bénéficiant d’une couverture sur mesure. Avec Paréo, vous bénéficiez notamment :

  • D’un mode de calcul attractif : le montant des cotisations est calculé en fonction du capital restant dû, permettant de profiter d’un prix d’assurance emprunteur dégressif.
  • Du maintien du prix : pendant toute la durée du contrat, le tarif de l’assurance de prêt Paréo est maintenu, et ce, même en cas de changement de profession.
  • De réductions personnalisées : si les co-emprunteurs profitent d’une réduction de 10%, les non fumeurs sont encore plus avantagés car le montant de leur prime peut être divisé par 2.
  • D’une exonération en cas d’arrêt de travail : en cas de déclenchement de la garantie arrêt de travail, l’emprunteur est exonéré du paiement des cotisations ITT, IPT ou IPP le temps de son arrêt.
  • D’un tarif avantageux pour certains profils : avec Paréo, les CSP +, y compris les TNS et autres indépendants, bénéficient de conditions tarifaires ultra compétitives. Il en va de même pour les employés âgés de 31 à 49 ans et pour les prêts de plus de 500 000€.
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